ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      mercredi 02 décembre

3 mois d’été pour détruire le code du travail, et les 6 mois qui suivent pour tout le reste ?


Le texte d’intention a été envoyé aux organisations syndicales alors que dans le même temps les fuites se succèdent dans les médias. Au delà des formules creuses et du dialogue social vu sous le seul angle du nombre d’heures de réunions, il s’agit d’approfondir les réformes entamées par El Khomri et avant elle Rebsamen et leurs prédécesseurs. Le gouvernement veut aller toujours plus loin dans une politique qui a pourtant largement fait la preuve de son échec, visant uniquement à renforcer la compétitivité et les marges des entreprises au détriment des droits des salalarié-es, le tout au nom d’une hypothétique relance de la croissance qui ne répond ni à la crise sociale ni à la crise écologique.

Au nom d’une pseudo démocratie, la négociation d’entreprise est privilégiée sur l’existence d’un cadre national protecteur, le contrat de travail lui-même pourrait être concerné par ce renversement. Le projet vise à nouveau les institutions représentatives du personnel pour remettre en cause le rôle actuel des syndicats qui représentent pourtant l’outil de la défense des intérêts individuels et collectifs des salarié-es, et à travers la disparition du CHSCT, il entend s’attaquer à la santé et aux conditions de travail.

Confirmation aussi d’un programme mené au pas de charge : une fois le code du travail bouclé, l’assurance chômage et les retraites viendront derrière. La fonction publique n’est pas en reste, les diminutions d’effectifs et la remise en cause du statut continueront, la logique de casse du service public reste la norme. Le cadre protecteur qui s’est construit à l’issue de la seconde guerre mondiale en créant la sécurité sociale est clairement dans le collimateur de ce gouvernement et là aussi la volonté de rogner sur la place des organisations syndicales. Un Etat soumis
aux seuls intérêts patronaux serait demain le régulateur en chef.

Ce programme est global : il est la traduction française de politiques mises en place dans d’autres pays, en Europe en particulier, et qui crée de la misère, du salariat pauvre, de la stigmatisation des chômeurs et chômeuses, de la division et de la désespérance sociale, mais ni de vrais emplois, ni de vrais salaires.

Pour l’Union syndicale Solidaires, la mobilisation contre la loi travail a montré le refus massif de telles orientations et les ressources qui existent pour défendre les droits élémentaires face aux exigences décomplexées du patronat. Ce sont ces ressources et d’autres plus larges encore que nous voulons contribuer à mobiliser dès maintenant. C’est dans les entreprises, les administrations, les lieux publics, auprès des salarié-es, des jeunes, des précaires, des chômeurs-euses, des retraité-es que nous allons dénoncer ces mesures, faire valoir nos revendications et construire la mobilisation.

C’est aussi le sens de l’adresse envoyée aux organisations syndicales et de notre participation aux initiatives des mouvements sociaux qui agissent sur ces questions aujourd’hui comme celles portées par le collectif "nos droits contre leurs privilèges".

Mobiliser et s’unir pour nos droits, au printemps, en été, en automne s’il le faut...

Actualités

Pour la défense de nos libertés : retrait du projet de loi « sécurite globale »
Depuis le 17 novembre a débuté l’examen à l’Assemblée nationale de la proposition de loi relative à « la sécurité globale », dans le cadre d’une procédure accélérée. Ce texte contient de nombreuses atteintes à nos libertés publiques notamment sur des questions comme celles liées au droit à la vie privée, à la liberté d’informer, au principe d’égalité et à des principes constitutionnels de légalité des peines et délits comme l’a dénoncé la défenseure des droits dans son avis publié le 5 novembre.
Coordination contre loi sécurité globale
Communiqué du SNJ sur le refus d’aller à Matignon et la lettre qu’a adressé la coordination #StopLoiSecuriteGlobale - dont font partie le SNJ et l’Union syndicale Solidaires - au préfet Lallement, qui vient d’interdire la "Marche des Libertés" prévue ce samedi 28 novembre à Paris.
Journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles
Le 25 novembre, l’Union syndicale Solidaires appelle à manifester partout en France lors de la journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles, à organiser partout où c’est possible la convergence de toutes celles (et ceux) qui luttent syndicalement, féministement, qui collent, qui dansent et se révoltent chaque jour contre les violences sexistes et sexuelles.
Réforme de l’assurance chômage : une victoire majeure !
Réforme de l’assurance chômage : avec la CGT, Solidaires vient d’obtenir du Conseil d’Etat la censure du deuxième volet de la réforme. Soit un désaveu majeur de la politique du gouvernement !
Darmanin : un pas de plus vers l’autoritarisme et l’indignité
Hier soir, les migrant-es qui avaient installé leurs tentes Place de la République à Paris ont été évacué-es dans la violence par les agents aux ordres du Préfet de Police et du ministre de l’Intérieur, tentes arrachées alors même que des personnes se trouvaient à l’intérieur, migrant-es malmené-es, coursé-es comme des bêtes dans les rues de Paris. Des soutiens et des journalistes ont été frappés à terre, menacés, insultés par ces mêmes agents aux ordres.

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