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Grossesse et travail en 12 questions

  

Selon la loi, la salariée enceinte bénéficie d’une série de garanties protectrices au moment de l’embauche comme pendant l’exécution de son contrat de travail, dès lors que l’employeur est informé de son état : autorisations d’absences pour examens médicaux, conditions de travail aménagées, possibilité d’être affectée temporairement à un autre emploi en cas de risques particulier ou de travail de nuit, protection contre le licenciement. Des dispositions protectrices s’appliquent également pendant le congé de maternité et pendant le congé d’adoption.

Quand annoncer ma grossesse à mon patron ?

La seule obligation est celle d’annoncer la grossesse avant le départ en congé maternité ! Néanmoins, il vaut mieux le faire tôt afin de pouvoir bénéficier des avantages liés à votre situation.

Comment annoncer ma grossesse à mon patron ?

Vous pouvez annoncer votre grossesse verbalement. Mais vous pouvez aussi faire parvenir à votre patron une lettre précisant la date présumée de l’accouchement, vos dates de congé maternité ainsi qu’un certificat de grossesse par lettre recommandée avec accusé de réception.

Mon patron a-t-il le droit de me licencier parce que je suis enceinte ?

Non. Vous êtes protégée contre le licenciement du jour de la déclaration de votre grossesse jusqu’à quatre semaines après le congé maternité. Néanmoins, le licenciement est possible s’il est sans rapport avec la grossesse (en cas de faute grave ou pour motifs économiques). _
Mais l’annonce du licenciement ou la fin du contrat ne peuvent intervenir qu’avant ou après le congé maternité à condition que votre employeur ait été averti de votre grossesse.

Ai-je le droit de démissionner pendant ma grossesse ?

Oui. Vous pouvez démissionner sans préavis et sans avoir à payer d’indemnités de rupture de contrat dès lors que vous justifiez d’un « état de grossesse apparente ». Faites simplement parvenir une lettre recommandée avec accusé de réception à votre employeur. N’omettez pas de mentionner la possibilité de réembauche.

Ai-je droit à des aménagements de poste de travail pendant ma grossesse ?

Oui. Votre employeur a pour obligation de prendre toutes les mesures nécessaires à la protection de votre santé et de votre sécurité sur votre lieu de travail. A titre provisoire, sur votre demande ou avec votre accord, vous pouvez être affectée à d’autres tâches ou mutée. Votre salaire ne doit pas diminuer pour autant. Certaines conventions collectives prévoient même des aménagements d’horaires à partir de trois mois de grossesse. Si votre travail est trop dangereux et que votre employeur n’est pas en mesure de vous proposer autre chose, votre contrat de travail peut être suspendu mais rémunéré.

Dois-je prévoir les visites prénatales obligatoires durant mon temps libre ?

Non. A partir du moment où l’employeur a été informé de votre grossesse, vous avez le droit de vous absenter de votre travail pour vous rendre aux visites médicales obligatoires et aux séances de préparation à l’accouchement. Ces absences seront considérées comme du travail effectif et rémunérées.

Je suis enceinte et je viens de signer un CDD. Quels sont mes droits ?

Vous bénéficiez des mêmes droits qu’une femme enceinte en CDI : interdiction de licenciement pour cause de grossesse, aménagement du poste de travail, congés maternité… Néanmoins, votre état ne modifie pas l’échéance de votre contrat. Celui-ci peut se terminer pendant le congé maternité.

Je suis à la recherche d’un emploi, dois-je parler de ma grossesse au recruteur ?

Vous n’êtes pas tenue d’informer un recruteur de votre état. Le recruteur quant à lui, n’a pas à chercher à connaître l’état de la candidate. A moins que la tâche ne soit dangereuse, dans ce cas, l’annonce relève du bon sens ! Lors de la visite médicale d’embauche, le médecin est tenu par le secret professionnel et ne peut révéler votre grossesse à votre employeur.

Mon employeur peut-il rompre le contrat pendant la période d’essai ?

Non. Votre grossesse ne peut être un motif de résiliation de contrat pendant la période d’essai. Par la suite, l’employeur ne peut vous licencier pour avoir dissimulé votre grossesse.

Au retour de mon congé maternité, vais-je retrouver mon emploi ?

A votre retour de congé maternité vous devrez reprendre le poste qui était le vôtre ou un poste similaire. Votre employeur ne peut vous imposer des modifications de votre contrat. Votre salaire ne doit pas diminuer.

Quelle est la durée du congé maternité ?

La salariée peut suspendre son contrat de travail pendant une durée fixée comme cela :

Si l’accouchement a lieu avant la date présumée, la durée totale du congé de maternité n’est pas réduite : dans ce cas, la durée du congé prénatal qui n’a pas été prise est reportée à l’expiration du congé postnatal.

L’adoption d’un enfant ouvre-t-elle droit à des congés ?

Lorsque, en vue de son adoption, un(e) salarié(e) accueille un enfant par l’intermédiaire d’un service départemental d’aide sociale à l’enfance ou d’un organisme autorisé pour l’adoption, il/elle a droit de suspendre son contrat de travail. La durée du congé est fixée à :

  • 10 semaines ;
  • 18 semaines si l’adoption a pour effet de porter à trois ou plus le nombre d’enfants au foyer ;
  • 22 semaines en cas d’adoptions multiples.

 
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Rendez-vous

1er juillet / 10h30 / au 35 rue Heurtault Aubervilliers
Assemblée générale ouverte de l’Union local Solidaires Aubervilliers
Au programme : Présentation de l’Union Locale et de ses activités (cours de droit du travail, permanences, campagnes syndicale) Les services publics en Seine-Saint-Denis : éducation, transports, poste, hôpitaux, PMI, CAF… des services indispensables mais insuffisants. Présentation de la campagne syndicale à venir, et débat autour des luttes à mener. Les luttes de l’année : logement, éducation, code du travail...
1er juillet / 15h / place de la République
Marche unitaire contre l’état d’urgence permanent
L’état d’urgence, doit être renouvelé encore 6 mois par le gouvernement, en juillet. Or l’état d’urgence a largement démontré son inefficacité contre les attentats et a surtout été employé contre les mouvements sociaux (loi travail, COP 21, …), contre les musulman-e-s ou supposé-e-s l’être, contre les migrant-e-s et leurs soutiens, contre les habitant-e-s des quartiers populaires où les violences policière se sont multipliées, en toute impunité.
4 juillet / 19h30 / 40 rue de Malte, Paris
Présentation/discussion du nouveau numéro des Utopiques
Au Maltais Rouge est organisée à Paris une soirée de présentation/discussion publique - avec quelques invité-es - du nouveau numéro des Utopiques, dont le thème porte sur "état d’urgence/répressions/désobéissances" : sans doute que cela intéressera des délégué.e.s au Comité national qui débutera le lendemain !
4 juillet / 12h / métro Pont de Neuilly
Manifestation contre la casse de la protection de l’enfance
400 licenciements, 5 associations mises à mort dans le Maine et Loire suite à une opération de dumping social. La protection de l’enfance et l’ensemble du social sont dans le viseur. Pour les publics accompagnés et les collègues soyons toutes et tous solidaire.
7 juillet / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »

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