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Halte à la violence sociale : la direction de Renault doit rendre des comptes

  

Vendredi 25 novembre, les représentants du personnel d’un des CHSCT (Comité Hygiène Sécurité Conditions de Travail) du Technocentre Renault à Guyancourt ont décidé à l’unanimité de mener une enquête afin d’élucider les circonstances du décès d’un salarié du Technocentre mort suite à un entretien préalable à son licenciement.

Lors de cet entretien, notre collègue a en effet déclaré avoir « ressenti le stress monter et une sensation de malaise suite à de fausses accusations » proférées par des représentants de la direction de Renault à son encontre. Il est décédé quelques heures plus tard à l’Hôpital Mignot au Chesnay dans des circonstances non encore élucidées.

Le CHSCT va tâcher de comprendre les circonstances de son décès, pourquoi il était menacé de licenciement, quelles pressions il a éventuellement subi…

Mais dès à présent, le syndicat SUD dénonce les conditions de travail de l’ingénierie Renault.

Le dernier accord de compétitivité signé en 2013 par certains syndicats a laissé l’Ingénierie Renault exsangue : suppression de milliers d’emplois engendrant un sous-effectif, hausse de la charge de travail, pression sur les coûts et les délais…

A ce contexte général s’ajoute un management par la terreur, illustré par les propos de Gaspar Gascon lors d’une réunion de négociation du nouvel accord de compétitivité le 15 novembre dernier. Le directeur de l’Ingénierie produit de Renault a alors donné sa conception du management, en déclarant que les « techniciens et ingénieurs se sont ringardisés et lorsqu’ils n’ont plus les compétences, ils se sentent menacés et bloquent le système », menaçant dans un exemple prémonitoire que « si demain un ingénieur passe une étape de réalisation d’outillage sans réunir les conditions, je le vire, je le change de poste » !

De telles déclarations d’un des directeurs de l’Ingénierie ne peuvent qu’engendrer une violence insupportable des rapports sociaux dans l’entreprise, une violence qui transpire chaque jour à travers les nombreux cas de burn-outs et d’épuisement professionnels dénoncés également par les médecins du travail.

Après la vague de suicides qu’a connu le Technocentre en 2006/2007 et les bonnes résolutions de la direction qui s’en sont suivies, le naturel est vite revenu au galop. Les mesures annoncées par la direction de Renault dans son nouvel accord de compétitivité, notamment concernant l’Ingénierie, montrent que la direction récidive dans sa politique mortifère et qu’elle est prête à en rajouter afin d’augmenter les bénéfices de l’entreprise pour le plus grand profit de Carlos Ghosn et des actionnaires.

Il est temps que les salariés expriment leur colère et leur dégoût en participant notamment aux prochaines actions appelées par SUD et d’autres syndicats Renault, mardi 29 novembre lors de la 7ème réunion de négociation sur l’accord de compétitivité.


Communiqué SUD Renault suite au décès d’un salarié du Technocentre



           

Rendez-vous

25 février / 12h / devant la Direction Fret à Clichy
Tous unis contre la violence patronale
À la veille de dossiers importants (passage des EPIC SNCF en Sociétés Anonymes, transfert des cheminots, casse du statut des fonctionnaires, privatisation des entreprises publiques, retraite par points), les syndicalistes SUD-Rail (Solidaires) porteurs d’un projet de progrès social, représentent, avec toutes celles et tous ceux qui s’opposent, une menace pour les profits de celles et ceux qui dirigent.
1er mars / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
8 mars /
8 mars, grève des femmes
Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est loin d’être effective. C’est pourquoi la journée du 8 mars ne se « fête » pas et n’est pas la « journée de la femme » mais bien celle de lutte pour les droits des femmes ! Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs.
16 mars /
Marches pour le climat
Après le succès des précédentes "Marches pour le climat" dont la dernière le 8 décembre a rassemblé 230 000 personnes dans 191 villes afin de dénoncer l’inaction climatique et appeler à une réponse à la hauteur de l’urgence
16 mars /
Marche des Solidarités
Ensemble face à l’oppression et la répression Riposte populaire !

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