ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 04 avril

Le matin du 14 juillet...


Pour Macron : sans doute son admiration pour la modèle américain ultra-libéral, ubérisé peut-on dire maintenant. Aux États-Unis, le code du travail n’est en effet plus une « entrave » au travail précarisé pour toutes et tous, puisqu’il a été réduit en pièce il y a longtemps, préfiguration de ce que notre président nous prépare ici.

Trump lui expliquera peut-être comment casser les syndicats comme il l’a fait dans ses casinos de Vegas, par exemple.

Parleront-ils des sujets qui fâchent, comme la sortie avec tambour et fanfare des EU de l’accord de Paris ? Ce ne sera pas le plus pertinent, sous les vapeurs de kérosène des avions et des chars.

Par contre ce sera une bonne occasion de féliciter Macron qui, comme ses homologues européens, va dépenser davantage de deniers publics dans les forces de l’Otan, base avancée des EU en Europe. Trump pourra sans doute conseiller Macron sur la façon de gérer le « terrorisme » et lui proposer de fermer ses frontières aux ressortissants de certains pays...

Ils discuteront peut-être encore de contrats juteux : ceux du cimentier Lafarge qui lorgne sur le marché de la construction du mur à la frontière du Mexique par exemple.

Parleront-ils des droits des femmes ? Des mobilisations massives comme aux EU le 21 janvier déclenchées par les propos misogynes, homophobes, anti-avortement et racistes du président Trump ? Tout un symbole aussi.

Comment peut-on mettre en avant et afficher la parité au parlement et discuter amicalement avec un président qui tient de tels propos En tous cas, la mauvaise réputation de président Trump, ses propos, ne gênent pas Emmanuel Macron.

Le respect des principes affichés s’arrête aux frontières de l’intérêt du capitalisme. Oui, quel beau symbole, ces deux chefs d’Etat au service du grand patronat international sur les Champs Élysées. L’avenir qu’ils nous préparent en marche... au son du clairon.


Mais de quoi les deux chefs d’État vont-ils s’entretenir et que veulent-ils montrer

Actualités

Antisociale, l’autre épidémie
Depuis la mise en place des mesures de confinement pour lutter contre le coronavirus, nos permanences syndicales sont submergées par une autre épidémie : celle qui consiste pour le patronat à profiter de l’état d’urgence sanitaire pour réduire fortement les droits des salarié-es voire s’en séparer en cette période de récession de l’activité économique.
Lettre ouverte à Muriel Pénicaud : « Cessez votre politique criminelle ! »
Depuis le début de l’épidémie votre gouvernement envoie aux travailleurs des messages contradictoires : « restez chez vous à tout prix », « allez travailler pour le pays ». Alors bien sûr, les professions de santé et du care, les caissières, les éboueurs, les agriculteurs, les chauffeurs routiers et d’autres professions vitales en ce moment pour le pays se mobilisent tous les jours, malgré l’ahurissante pénurie de moyens de protection et de dépistage dont vous, votre gouvernement et les précédents serez comptables. Elles luttent pour la vie, au péril de la leur, et il faudra aussi s’en souvenir.
Pas de dividendes en 2020 : le dire c’est bien, le faire c’est mieux
Réaction aux déclarations de Bruno Le Maire sur RMC lundi et aux annonces des entreprises
L’activité partielle, une bonne affaire patronale !
L’activité partielle a remplacé le chômage partiel (ou chômage technique) le 1er juillet 2013. En cas de cessation temporaire ou de baisse de l’activité, elle permet à un employeur de placer ses salarié-es en activité partielle, les indemniser de la perte de revenus tout en étant aidé par l’Etat qui lui verse une allocation. L’employeur peut être une entreprise, une association voire provisoirement un particulier. En effet, depuis l’ordonnance du 27 mars 2020 prise à la suite de la crise du coronavirus et parer à ses « conséquences économiques, sociales et financières », ce dispositif a été étendu jusqu’au 31 décembre 2020 à de nouvelles catégories de salarié-es.
Pour combattre le Covid-19, il faut des mesures radicales et un choc de solidarité !
Issus du mouvement social, les initiateurs/trices de cet appel ont appris à travailler ensemble lors de la catastrophe de Lubrizol à Rouen. Citoyens indignés, syndicalistes, associatifs, médecins, chercheurs, mobilisés face au Covid-19 dans leurs différents secteurs, ils/elles ont ressenti partout l’exigence de mesures radicales et d’un choc de solidarité contre le Covid-19 et la politique du gouvernement. Ils/Elles lancent un appel urgent.

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