ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      lundi 10 août

Le pouvoir censure à l’université : des conférences annulées en île-de-France


Le climat islamophobe et sécuritaire qui s’est installé en France n’épargne pas nos universités, pourtant censées défendre l’esprit critique. En l’espace d’une semaine c’est pas moins de 2 conférences-débat qui ont été interdites en région parisienne par les universités.

La première, qui devait se tenir à l’université d’Evry lundi 17 octobre, portait sur la police et son rôle dans la société. Intitulée « Mais que fait la police ? » son contenu visiblement trop subversif a déplu à la présidence de la fac, qui décide d’invoquer des troubles à l’ordre public pour interdire d’accès à la fac les organisateurs et organisatrices du débat (le comité de mobilisation de la fac, menaçant au passage ses membres de sanctions judiciaires et administratives).

La seconde devait avoir lieu à l’université Panthéon-Sorbonne, il s’agissait d’un débat organisé par l’association politistes Sorbonne avec Marwan Muhammad. Mais près les gesticulations d’organisations d’extrème-droite comme l’UNI ou la Cocarde étudiante, taxant l’intervenant d’islamiste radical et faisant des injonctions hors-de-propos à la laïcité. Mercredi soir, l’université Paris 1 semble avoir cédé à la pression de ces groupuscules (qui n’ont pas le moindre soutien parmi les étudiant-e-s) en forçant l’association à annuler son évènement, invoquant le fait de ne pas être en mesure d’en assurer la sécurité.

Actualités

Soutien aux mineurs non accompagnés
Le 29 juin dernier, il y a un mois maintenant, une centaine de mineurs non accompagnés se sont installés sous des tentes au square Jules Ferry, près de République, afin de rendre visible leur situation de laissés pour compte par les conseils départementaux et l’Etat.
Féministes et en colère, nous ne tolérons ni les agresseurs, ni leurs soutiens
Les mobilisations des féministes contre les nominations, aussi bien au gouvernement qu’à la mairie de Paris, sont le signe d’un dynamisme que le "pouvoir", quel que soit sa couleur politique, n’a pas compris. Et pourtant, le message donné depuis la vague #MeToo est clair : par la libération de la parole des femmes, il n’est plus question de tolérer ni les propos et agissements sexistes, ni les auteurs d’agressions sexistes et sexuelles et leurs complices. Tous ceux qui ont encore du mal à comprendre la notion de "consentement libre" (sans entrave, sans pression...) pour tout rapport sexuel devront répondre de leurs actes, et d’autant plus s’ils sont ministres, ou élus.
Réforme de l’assurance chômage : finalement, elle reste....
Face à la fronde de l’ensemble des syndicats qui en exigent l’abrogation, Macron avait promis des “ajustements” à sa réforme unilatérale de l’assurance chômage de 2019. Depuis, le nouveau premier ministre en a annoncé le report à début 2021. Finalement, le gouvernement prévoit que le premier volet de la réforme, entré en application au 1er novembre 2019, s’appliquera quand même à toutes les personnes ayant perdu leur emploi avant le 1er août 2020 !
Crise, licenciements et précarité… une rentrée de lutte à préparer avec nos revendications !
Quatre pages de l’Union Syndicale Solidaires.
Le chemin de la lutte passe par le 17 septembre !
Le gouvernement vient certes de changer de personnel mais la politique annoncée par Macron et Castex reste identique : à droite toute ! Même mâtinée en apparence d’écologie, la soupe antisociale proposée est totalement indigeste. Alors que l’épisode pandémique n’est toujours pas terminé, les beaux discours sociaux de mars dernier ont donc vite été oubliés.

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