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Le show du roi Carlos : pas t’éthique !

  

Le syndicat SUD Renault constate que la moralisation des revenus des plus hauts dirigeants de l’entreprise n’est toujours pas au rendez-vous en 2017.

Pour éviter une nouvelle fronde, les administrateurs ont établi un nouveau mode de calcul de la rémunération du PDG qui aboutirait à une baisse de sa part variable. La rémunération de Carlos Ghosn passerait de 7,251 à 7,005 millions d’euros, soit une baisse ridicule de 3,5 %.

En plus, c’est une baisse en trompe l’œil car la rémunération de Carlos Ghosn est sous-évaluée. Les 100 000 actions gratuites qu’il perçoit chaque année sont « valorisées » 4,6 millions d’euros, soit 46,30 € l’action. Or l’action Renault vaut aujourd’hui environ 82 €. C’est donc un cadeau de 8,2 millions d’euros (et non de 4,6) qui s’ajoute à sa part fixe et à sa part variable (hors rémunération de Nissan).

Sans compter qu’un nouveau scandale vient faire tâche, selon l’agence Reuters, avec un projet de bonus de plusieurs millions, échappant à la supervision des actionnaires et à la fiscalité française, et versé aux 6 principaux dirigeants de l’Alliance dont Ghosn via une société enregistrée au Pays-Bas !

Côté éthique, certains faits viennent également ternir la vitrine officielle :

  • La part des frais de personnel dans le chiffre d’affaire a baissé de 6% en un an, tandis les 10 plus hautes rémunérations du Groupe se sont partagés 1 M€ de plus qu’il y a 2 ans…
  • Les fournisseurs sont saignés à la gorge, à l’exemple des 277 salariés de GM&S dans la Creuse menacés de perdre leur emploi suite aux baisses de commande de Renault et PSA. Les milliers de salariés prestataires travaillant pour l’Ingénierie s’entendent évoquer la compression des coûts par RENAULT comme motif de non-augmentation. Le nombre d’intérimaires a explosé dans les usines…
  • Renault affirme s’engager à respecter les Droits de l’Homme et les droits syndicaux. Pourtant encore en 2016, des salariés ont été licenciés pour avoir voulu s’organiser en syndicat à l’usine de Bursa en TURQUIE.
  • Nos dirigeants ont-ils des scrupules à coopérer avec des régimes policiers en Russie, en Iran ou en Turquie ? Non. Travailler sans liberté syndicale est aussi un moyen de réduire les coûts de personnel.
  • Et sur le plan environnemental : la dépollution à bas coût des moteurs Diesel, est-ce le choix des salariés ou celui de nos dirigeants ? Au final, le « dieselgate » aura plombé l’image de l’entreprise. Et ce sont les salariés qui en font les frais, avec une augmentation de la charge de travail pour passer les nouvelles normes !

Tout se passe comme si nos dirigeants étaient plus aptes à l’enrichissement personnel qu’à la conduite responsable et sociale de l’entreprise.

Mais les actionnaires se sentiront ils floués ? Se révolteront ils contre la rémunération du PDG ? Rien n’est moins sûr, car leurs dividendes ne cessent d’augmenter : +31,25 % cette année, soit au total 917 millions d’euros de dividendes, alors que les salaires ont progressé péniblement de 1,8 % en moyenne, et que les effectifs ont été réduits ! Les intérêts des actionnaires ne sont pas ceux des salariés, ni de la population.

Sous le règne de Carlos Ghosn, Renault a glissé de plus en plus vers une machine à cash et à dividendes, au détriment du social et du sociétal.

Le syndicat SUD RENAULT appelle les salariés à le rejoindre pour construire un véritable contre-pouvoir dans l’entreprise.


Le show du roi Carlos : pas t’éthique !



           

Rendez-vous

21 juillet / 12h30 / Beaumont-sur-Oise
Marche Adama - 2 ans de lutte pour la justice
L’appel du 21 juillet par les Quartiers populaires à la mobilisation générale
3 août / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
20 août / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
29 août /
Bloquons le MEDEF !
Comme tous les ans depuis 1998 le MEDEF organise ses journées d’été qui lui donne l’occasion de répandre publiquement - avec force soutien de la classe politique - une vision ultralibérale de la société et du travail. L’Union syndicale Solidaires pense qu’en cette période d’attaques répétées contre les droits sociaux, il est important de ne pas laisser aux capitalistes le champ libre.

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