ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 16 janvier

Le show du roi Carlos : pas t’éthique !


Pour éviter une nouvelle fronde, les administrateurs ont établi un nouveau mode de calcul de la rémunération du PDG qui aboutirait à une baisse de sa part variable. La rémunération de Carlos Ghosn passerait de 7,251 à 7,005 millions d’euros, soit une baisse ridicule de 3,5 %.

En plus, c’est une baisse en trompe l’œil car la rémunération de Carlos Ghosn est sous-évaluée. Les 100 000 actions gratuites qu’il perçoit chaque année sont « valorisées » 4,6 millions d’euros, soit 46,30 € l’action. Or l’action Renault vaut aujourd’hui environ 82 €. C’est donc un cadeau de 8,2 millions d’euros (et non de 4,6) qui s’ajoute à sa part fixe et à sa part variable (hors rémunération de Nissan).

Sans compter qu’un nouveau scandale vient faire tâche, selon l’agence Reuters, avec un projet de bonus de plusieurs millions, échappant à la supervision des actionnaires et à la fiscalité française, et versé aux 6 principaux dirigeants de l’Alliance dont Ghosn via une société enregistrée au Pays-Bas !

Côté éthique, certains faits viennent également ternir la vitrine officielle :

  • La part des frais de personnel dans le chiffre d’affaire a baissé de 6% en un an, tandis les 10 plus hautes rémunérations du Groupe se sont partagés 1 M€ de plus qu’il y a 2 ans…
  • Les fournisseurs sont saignés à la gorge, à l’exemple des 277 salariés de GM&S dans la Creuse menacés de perdre leur emploi suite aux baisses de commande de Renault et PSA. Les milliers de salariés prestataires travaillant pour l’Ingénierie s’entendent évoquer la compression des coûts par RENAULT comme motif de non-augmentation. Le nombre d’intérimaires a explosé dans les usines…
  • Renault affirme s’engager à respecter les Droits de l’Homme et les droits syndicaux. Pourtant encore en 2016, des salariés ont été licenciés pour avoir voulu s’organiser en syndicat à l’usine de Bursa en TURQUIE.
  • Nos dirigeants ont-ils des scrupules à coopérer avec des régimes policiers en Russie, en Iran ou en Turquie ? Non. Travailler sans liberté syndicale est aussi un moyen de réduire les coûts de personnel.
  • Et sur le plan environnemental : la dépollution à bas coût des moteurs Diesel, est-ce le choix des salariés ou celui de nos dirigeants ? Au final, le « dieselgate » aura plombé l’image de l’entreprise. Et ce sont les salariés qui en font les frais, avec une augmentation de la charge de travail pour passer les nouvelles normes !

Tout se passe comme si nos dirigeants étaient plus aptes à l’enrichissement personnel qu’à la conduite responsable et sociale de l’entreprise.

Mais les actionnaires se sentiront ils floués ? Se révolteront ils contre la rémunération du PDG ? Rien n’est moins sûr, car leurs dividendes ne cessent d’augmenter : +31,25 % cette année, soit au total 917 millions d’euros de dividendes, alors que les salaires ont progressé péniblement de 1,8 % en moyenne, et que les effectifs ont été réduits ! Les intérêts des actionnaires ne sont pas ceux des salariés, ni de la population.

Sous le règne de Carlos Ghosn, Renault a glissé de plus en plus vers une machine à cash et à dividendes, au détriment du social et du sociétal.

Le syndicat SUD RENAULT appelle les salariés à le rejoindre pour construire un véritable contre-pouvoir dans l’entreprise.


Le show du roi Carlos : pas t’éthique !

Actualités

Nos libertés sont en danger ! Le 16 janvier, reprenons la marche
Depuis le 17 novembre 2020, l’opposition à la proposition de loi Sécurité globale ne cesse de se renforcer. Initiée par une coalition inédite de la société civile, elle a été rejointe et amplifiée par des centaines de milliers de manifestant·e·s, dans plus de 150 villes de France, qui ont bravé dans certains cas les violences policières et les arrestations arbitraires pour dénoncer dans la rue cette proposition de loi, et exiger notamment le retrait de ses articles 21, 22, et 24.
Loi sécurité globale : Rien n’est joué ! tous en manifestation, samedi 16 janvier !
Depuis le 17 novembre dans plus de 150 villes de France des rassemblements dénonçant la fuite en avant répressive et liberticide du gouvernement ont eu lieu, à l’appel d’une coordination large d’associations, de familles de victimes des violences policières et d’organisations syndicales. Des centaines de milliers de manifestant-es sont déjà descendus dans la rue avec pour seules réponses volonté de passage en force et répression accrue.
Macron, hors de nos libertés !
Profitant du contexte sécuritaire et sanitaire anxiogène, le gouvernement a lancé cet automne une vaste offensive très cohérente contre les libertés politiques, qu’elles soient publiques ou individuelles. Tout cela dans un contexte déjà lourd de violences policières toujours plus documentées sans compter les répressions anti syndicales menées par le patronat qui, avec la complicité très active du gouvernement, tentent d’imposer par la force le silence aux oppositions exprimées démocratiquement tant au sein du monde du travail que dans l’espace public.
Prime de 900 euros pour les précaires : le compte n’y est pas !
Cette aide aux plus précaires annoncée en novembre a été finalement validée par un décret le 30 décembre. Elle concerne les salarié-es précaires ayant travaillé plus de 138 jours en 2019. Agir pour les plus précaires nécessite visiblement un certain temps, beaucoup plus quoi qu’il en soit que pour sauver les grandes entreprises ou « adapter » le droit du travail aux contraintes de la pandémie (augmentation du temps de travail, prise de congés…)
Marchons partout pour les libertés et contre l’arbitraire ce samedi 16 janvier
La proposition de loi dite « Sécurité globale » a été votée par l’Assemblée nationale et poursuit son cheminement parlementaire au Sénat. L’annonce par le gouvernement de la réécriture du texte par une commission indépendante a fait long feu puisqu’elle était tout simplement contraire au principe de séparation des pouvoirs.

Facebook


Twitter