MENU
Édito Actualités Évenements Communiqués Manifestations Réflexions Retour sur... Syndicalisme Travail   jeudi 22 février

Les chômeurs ne comptent pas pour du beurre

  

Lettre ouverte à la ministre du Travail Myriam El-Khomri et au Premier ministre Manuel Valls concernant la reprise des négociations de la convention assurance chômage

Madame la ministre du Travail, Monsieur le Premier ministre,

Depuis septembre 2016, vous réunissez les organisations patronales et syndicales dans les locaux de votre ministère pour relancer les négociations sur l’assurance chômage. Pendant ce temps, le Medef et votre gouvernement continuent leur campagne de désinformation en pointant le déficit de l’Unedic.
C’est pourquoi nous souhaitons vous rappeler plusieurs éléments, indispensables à la reprise des négociations :

1/ Le nombre des chômeurs et précaires ne cesse d’augmenter. Selon les derniers chiffres publiés, le nombre d’inscrits à Pôle emploi (France entière) est de 3,8 millions en catégorie A, 5,8 millions pour les catégories A, B et C, et 6,6 millions toutes catégories confondues, sur une population active évaluée à 29,5 millions d’individus. Soit un chômage de plus de 12 % en catégorie A, de 19 % en catégorie A, B et C, de 22 % toutes catégories confondues ! Actuellement, moins d’un chômeur sur deux est indemnisé, 30 % des chômeurs n’ont pas de revenus personnels, 80 % perçoivent moins que le Smic.

2/C’est le détournement d’une partie des ressources de l’Unedic pour financer Pôle emploi - suite au désengagement de l’Etat - qui crée le déficit.

3/ Le déficit cumulé de l’Unedic serait de 33 milliards d’euros ? Mais chaque année, plus de 50 milliards de cadeaux sociaux et fiscaux sont transférés aux entreprises via le CICE et le pacte de responsabilité mis en place par votre gouvernement.

4/ Manuel Valls déclare vouloir faire en 2017, 1,7 milliards d’économies sur le dos des chômeurs ! Est-ce donc la seule réponse du gouvernement socialiste à la précarité : fragiliser les plus précaires, faire payer les chômeurs ? Pour nous, il s’agit clairement de mesures antisociales, et il n’en est pas question !

5/ Depuis l’ouverture des négociations, certaines solutions sont rappelées par les associations de chômeurs et certaines organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires) qui permettraient d’augmenter les ressources de l’Unedic : augmentation des cotisations patronales, taxation supplémentaire des contrats courts, déplafonnement des cotisations pour les hauts salaires !

6/ Ces propositions sont systématiquement écartées par le patronat qui cherche à faire peser les conséquences du système économique sur le coût du travail et les droits des chômeurs. Mais les vrais responsables du chômage, ce sont les grandes entreprises qui sont aux manettes de l’économie. Alors que la part des dividendes ne cesse de croître, le nombre des chômeurs et précaires explose.

Enfin, Madame la ministre, Monsieur le Premier ministre, puisque le gouvernement souhaite la reprise des négociations, nous souhaitons lui rappeler qu’il ne peut y avoir de négociations légitimes sans la présence de toutes les parties, y compris les premiers concernés : les chômeurs et les précaires.


Rendez-vous

2 mars / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
8 mars /
Dans l’action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars !
15 mars /
Non à la baisse des pensions
Les retraitées et les retraités : ni priviliégiés ni assistés !
17 mars / 14h / place de l’Opéra
Au côté des migrant-es, sans-papier et victimes des violences policières
Toutes et tous dans la rue le 17 mars au côté des migrant-es, sans-papier et victimes des violences policières
22 mars /
Pour les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat : Toutes et Tous mobilisé-es le 22 mars
Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en oeuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te.s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique

Facebook


Twitter

  

Actualités

Forfait jour imposé ! (Ordonnances Episode 6 : l’attaque parlementaire)
Une commission mixte composée de sénateur-trices et de député-es vient de décider d’amender la sixième ordonnance de la loi travail (dite balai) pour permettre à un employeur d’imposer le forfait jour à un-e cadre sans consentement explicite.
Non, Monsieur Macron, la précarité ne se limite pas aux contrats courts de moins d’un mois
Alors, pour commencer ou poursuivre, toutes en grève le 8 mars
Nous voulons des augmentations de salaires
Les inégalités n’ont pas cessé de croître. On nous dit que la croissance revient, mais à ce stade rien pour les salarié-es, bien au contraire.
Mobilisons-nous contre Parcoursup !
Il manque actuellement l’équivalent de 10 universités en France pour faire face à la croissance du nombre de bachelier.e.s. Loin de répondre au manque de places, Parcoursup instaure une sélection selon les dossiers scolaires, avec comme conséquences : Peu de temps pour décider de son avenir : dès la réception de plusieurs réponses positives, l’élève ne disposera que d’une semaine, voire 24h pour choisir son affectation, afin de libérer des places pour les autres. Une orientation subie ou rien : si aucun des 10 vœux énoncés n’obtenait de réponse positive, c’est le recteur qui proposera une affectation d’office pour le bachelier… là où il restera de la place. Renforcement des inégalités sociales et territoriales : le poids du livret scolaire (notes, appréciations), la filière (valorisée ou dévalorisée), le lycée d’origine (« bon », « moyen », ou « mauvais »), les activités extra-scolaires (certifications, stages, engagement associatif) seront décisifs dans la sélection.
Travail social : grève et manifestation
La commission mobilisation du travail social Ile-de-France, dont fait partie SUD Santé sociaux, appelle l’ensemble des actrices et acteurs du travail social exerçant dans le privé ou le public à la grève et à l’action dans les rues de Paris le mercredi 14 février 2018.