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Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité Femmes Hommes, dévalorise une profession largement féminisée

  

"Nous sommes en train de voir si nous pouvons transformer cette expérience en CAP petite enfance, en diplôme d’État, en brevet d’État d’éducatrice de jeunes enfants" a-t-elle dit en évoquant les mères de familles.

Considérer que l’expérience d’éducation de ses propres enfants permettrait d’exercer des métiers de la petite enfance est une insulte faite à l’ensemble des professionnel-les du secteur. Cette déclaration n’est pas très différente de celle de Xavier Darcos qui, ministre de l’Éducation Nationale, déclarait que la mission des professeurs des écoles en maternelle était "de faire faire la sieste et de changer les couches des enfants".

Élever ses enfants ne donne pas les compétences pour accompagner ceux des autres

Être un-e professionnel-le de la petite enfance c’est avant tout avoir suivi une formation qui permet : de détecter en amont les problématiques, de faire de la prévention, d’alerter les partenaires compétents, au besoin de permettre d’acquérir les habiletés sociales et/ou de compenser des troubles temporaires. Bref, c’est une profession à part entière.

Élever ses enfants ne donne pas les compétences pour accompagner ceux des autres. Faire le repas de la famille ne donne pas le diplôme de cuisinier-e. Recoudre un bouton ne fait pas de vous un-e couturier-e…

La proposition de Marlène Schiappa dévalorise le travail des Éducateurs et Éducatrices de Jeunes Enfants, les détentrices et détenteurs de CAP petite enfance… en le présentant comme des « besognes domestiques ». Cette proposition est une insulte au professionnalisme et aux compétences des personnels de la petite enfance.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux, ces professions, largement féminisées, ont besoin d’être valorisées et leurs spécificités reconnues.

Cette valorisation passe par une reconnaissance sociale en corollaire d’une reconnaissance salariale. Ceci permettrait de réduire les inégalités de salaires entre femmes et hommes et de combattre le mépris séculaire entretenu contre les métiers considérés comme « maternants » par les politiques archéo-machistes.

Faire progresser l’égalité, agir en faveur de la reconnaissance sociale et salariale de professions majoritairement exercée par des femmes, ouvrir des formations qualifiantes et rémunérées à ces métiers, voilà qui relèverait réellement du champ ministériel de Marlène Schiappa.


Rendez-vous

18 février / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
25 février / 12h / devant la Direction Fret à Clichy
Tous unis contre la violence patronale
À la veille de dossiers importants (passage des EPIC SNCF en Sociétés Anonymes, transfert des cheminots, casse du statut des fonctionnaires, privatisation des entreprises publiques, retraite par points), les syndicalistes SUD-Rail (Solidaires) porteurs d’un projet de progrès social, représentent, avec toutes celles et tous ceux qui s’opposent, une menace pour les profits de celles et ceux qui dirigent.
1er mars / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
8 mars /
8 mars, grève des femmes
Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est loin d’être effective. C’est pourquoi la journée du 8 mars ne se « fête » pas et n’est pas la « journée de la femme » mais bien celle de lutte pour les droits des femmes ! Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs.
16 mars /
Marches pour le climat
Après le succès des précédentes "Marches pour le climat" dont la dernière le 8 décembre a rassemblé 230 000 personnes dans 191 villes afin de dénoncer l’inaction climatique et appeler à une réponse à la hauteur de l’urgence

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