ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      mardi 17 septembre

Notre santé en danger !


Cette situation ne peut que s’aggraver avec la progression des déserts médicaux en milieu rural et dans les quartiers populaires des villes, même à Paris. Ces inégalités d’accès à la santé sont aggravées par les restructurations hospitalières et les fermetures de maternités de proximité imposées par les gouvernements successifs.

Il n’est pas étonnant dans ce contexte que l’épidémie de grippe fasse exploser l’accueil dans les hôpitaux, laissant durant des heures les malades sur des brancards et épuisant les soignants. Ce nouvel épisode sanitaire révèle l’état déplorable de notre système de santé publique après des années d’austérité et de purge tant en lits qu’en personnels.

En 10 ans, 100 000 postes et des milliers de lits ont été supprimés dans les hôpitaux publics. La loi de financement de la Sécu pour 2015-2017 a diminué le budget de la santé de 10 milliards d’euros en faveur du Pacte de responsabilité, dont 3,5 milliards à l’Hôpital, soit 22 000 postes en moins d’ici la fin de cette année.

Ces économies de Milliards d’euros, avec le CICE et les exonérations de cotisations sociales, pour le seul profit du Patronat, c’est aussi pour le personnel de santé toujours plus de souffrance et hélas des suicides dans plus d’une dizaine de cas en 2016.
La Sécurité sociale en péril

La mise en place par le gouvernement depuis le 1 er janvier 2016, de l’Accord National

Interprofessionnel (ANI ) a rendu obligatoire l’adhésion à une mutuelle ou assurance privée pour tous les salarié-e-s. Cette privatisation d’une partie du remboursement ouvre la voie à F. Fillon et d’autres qui veulent aller encore plus loin dans la remise en cause de la solidarité et la destruction de la Sécu en transférant aux complémentaires la totalité du « petit risque » alors que cette notion n’a aucun sens, une grippe peut avoir de graves conséquences comme on le voit actuellement.

Si nous sommes moins remboursés, c’est en raison des déremboursements, des forfaits et franchises sur chaque consultation, transport en ambulance, boîtes médicaments etc. et des dépassements d’honoraires. Nous sommes de plus en plus nombreux à réclamer d’aller rapidement vers les remboursements à 100% par la Sécu sans avance des frais.

Nous voulons une véritable solidarité, la Sécu pour tous et toutes sans exclusive !
Les exigences de « Notre Santé en danger »

Le collectif « Notre Santé En Danger » qui regroupe des associations, des mutuelles solidaires, des syndicats, et des partis politiques, s’est doté d’un socle de revendications communes pour faciliter une mobilisation commune des usagers, des professionnels santé et des élu-e-s.
Il revendique notamment :

l’accès à des soins de qualité, pour toutes et tous, partout et à tout instant, dans tous le domaines.
un système public de santé, un secteur médico-social et social public et associatif, centres de santé, centres d’IVG ainsi qu’une psychiatrie de secteur, coordonnant et assurant la continuité des soins sur tout le territoire, dotés de moyens suffisants pour répondre aux besoins de toute la population,
une protection sociale, ouverte à toute la population, basée sur le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », intégrant l’AME et la CMU
d’aller vers le 100% sécurité sociale avec la non avance des frais (tiers-payant)
la suppression de tous les « restes à charge » (forfaits et franchises)
Un plan d’urgence pour la médecine scolaire, du travail, et la PMI.
L’augmentation du nombre de professionnels de santé formés.
Une recherche publique indépendante.
Une politique publique du médicament intégrant la recherche, la production et le contrôle.
La définition démocratique des besoins de la population, l’élaboration et le suivi des projets, associant usagers, professionnels, élus, sur un plan d’égalité. Une réelle représentativité des usagers, des personnels et des élus dans les instances décisionnelles à tous les niveaux.

Il s’oppose

aux suppressions d’emplois et d’activités, aux fermetures de services et aux regroupements autoritaires dans tous les secteurs de la santé,
à la privatisation des activités et des établissements,
à tout transfert de prestations de l’assurance-maladie obligatoire vers les complémentaires/assurances privées.

Notre Santé En Danger soutient les personnels hospitaliers et les initiatives prises par l’Intersyndicale CGT-FO-SUD santé

Actualités

« Frappons un grand coup ! »
La période estivale n’a pas calmé la colère contre le projet de nouveau réseau de proximité de la DGFiP porté par le ministre Darmanin. Avec l’intersyndicale DGFiP Solidaires, CGT, FO, CFDT et CFTC, les personnels ont continué à afficher leur rejet de ce projet destructeur des missions de l’administration des Finances publiques.
Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut
Les membres du Comité soutiennent Camille Halut et demandent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles de respecter les normes internationales, européennes et internes (rappelées par le Défenseur des droits), en matière de liberté de réunion et de manifestation, et d’assurer la protection effective des observateurs et défenseurs des droits fondamentaux.
En grève et dans la rue le 24 septembre : Rassemblons nos luttes !
La rentrée sociale est marquée par l’accumulation de nombreux mouvements et une multitude de dates de mobilisation. La colère sociale loin de s’éteindre, s’amplifie face aux attaques du gouvernement sur l’assurance chômage, la fonction publique, les services publics, etc. dans un contexte répressif et autoritaire. Depuis des mois, le gouvernement balade les organisations syndicales dans des discussions sans fin autour de nouvelles attaques sur les retraites et recule sans cesse le lancement de cette réforme par crainte qu’elle catalyse la colère sociale.
Urgence écologique et urgence sociale
Devant l’urgence de la situation sur le plan social et environnemental, nos organisations font le choix d’agir pour une véritable politique écologique et sociale. Naturellement, nous nous inscrivons donc dans les initiatives prévues dans la période du 20 au 27 septembre 2019 autour des enjeux sociaux, climatiques et de paix.
Imposons un autre avenir
Les mobilisation de septembre peuvent paraître dispersées. Elles répondent à différents enjeux. Nous pensons qu’il faut créer les conditions pour les faire converger pour créer un rapport de force suffisant. Pour faire plier le gouvernement et les patrons et proposer des alternatives pour un autre avenir.

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