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Pour la relaxe des Goodyear, toutes et tous a Amiens les 19 et 20 octobre 2016 !

  

Les 19 et 20 octobre, se tient à Amiens le procès en appel des 8 de Goodyear, condamnés en 1 ère instance à 24 mois de prison dont 9 mois fermes et 5 ans de mise à l’épreuve... pas moins... pourtant même la direction de Goodyear et les 2 cadres (soi-disant séquestrés) avaient retiré leur plainte... cela n’a suffi ni au procureur ni au tribunal qui devaient avoir des comptes à régler.

Pourquoi une condamnation aussi lourde ? Pour avoir osé se battre et refuser le licenciement des 1173 salariés de l’usine d’Amiens Nord. Pourtant, c’est grâce aux syndicats que les salariés ont pu, pendant 7 ans, tenir tête à un groupe qui voulait leur peau, coûte que coûte.

Comme dans l’affaire Tefal, comme pour les 16 salariés d’Air France, les procureurs y sont allés de leur foudre, se sont lâchés n’hésitant pas à traiter les militant-es de « casseurs », de « voyous ». Dans le même temps, c’est la liberté même de manifester qui est attaquée et le « maintien de l’ordre » a pris en France un tour dangereux pour les libertés publiques ces derniers mois dans les manifestations contre la loi travail, les actions de solidarité avec les migrant-es ou d’autres actions militantes.

Ces procès en appel marqueront sans aucun doute les suivants, ceux de tout-es les militant-es eux aussi victimes de répressions syndicales... Les attaques contre les libertés syndicales se multiplient, elles sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus violentes, et sans doute à la mesure de la violence sociale qui se généralise à l’encontre de l’ensemble des salarié-es, et de ceux et celles qui veulent y faire barrage. Beaucoup de militant-es sont poursuivis comme des criminels pour avoir dénoncé, combattu, refusé de baisser la tête. La répression syndicale, plus forte que jamais, remet en cause le syndicalisme de luttes, le syndicalisme indépendant qui donne une place centrale à l’expression des salariés et à la construction de rapport de force, la liberté d’adhérer au syndicat de son choix, le droit de grève, le droit de manifester...

Le gouvernement et la justice de classe, le patronat ne supportent plus ceux qui défendent leur emploi, ceux qui résistent au libéralisme et qui luttent pour un monde meilleur. Ce grand patronat ne tolère pas les capacités d’organiser des luttes, des syndicats. Tous veulent enfermer l’activité syndicale dans des salons, dans un cadre institutionnel de discussion et d’accompagnement des réformes. Ils ne tolèrent ni les désaccords ni la colère.

Nous devons rester ensemble, unis et debout pour refuser l’inacceptable, défendre les libertés syndicales pied à pied, ne rien lâcher, exiger le respect des libertés syndicales, l’arrêt des poursuites judiciaires pour les camarades incriminés injustement, une loi d’amnistie pour celles et ceux déjà condamnés.

L’Union syndicale Solidaires appelle à se rendre en nombre à Amiens les 19 et 20 octobre 2016 pour dire non à la répression, pour exiger la relaxe des 8 de Goodyear et leur manifester notre solidarité. C’est notre nombre qui fera notre force, toutes et tous uni-es et solidaires !




           

Documents à télécharger

  Pour la relaxe des Goodyear, toutes et tous a Amiens les 19 et 20 octobre 2016 !

Rendez-vous

18 février / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
25 février / 12h / devant la Direction Fret à Clichy
Tous unis contre la violence patronale
À la veille de dossiers importants (passage des EPIC SNCF en Sociétés Anonymes, transfert des cheminots, casse du statut des fonctionnaires, privatisation des entreprises publiques, retraite par points), les syndicalistes SUD-Rail (Solidaires) porteurs d’un projet de progrès social, représentent, avec toutes celles et tous ceux qui s’opposent, une menace pour les profits de celles et ceux qui dirigent.
1er mars / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
8 mars /
8 mars, grève des femmes
Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est loin d’être effective. C’est pourquoi la journée du 8 mars ne se « fête » pas et n’est pas la « journée de la femme » mais bien celle de lutte pour les droits des femmes ! Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs.
19 mars /
Appel intersyndical à une journée d’action, de mobilisations et de grève le 19 mars
La situation sociale en France est marquée par l’expression diverse et multiple d’un mécontentement social grandissant, par l’aspiration à une véritable justice sociale et fiscale, par la dénonciation des reculs sur les libertés publiques comme individuelles. Le mouvement des gilets jaunes est l’expression récente de cette profonde crise sociale.

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