ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      dimanche 25 octobre

Pour la relaxe des Goodyear, toutes et tous a Amiens les 19 et 20 octobre 2016 !


Pourquoi une condamnation aussi lourde ? Pour avoir osé se battre et refuser le licenciement des 1173 salariés de l’usine d’Amiens Nord. Pourtant, c’est grâce aux syndicats que les salariés ont pu, pendant 7 ans, tenir tête à un groupe qui voulait leur peau, coûte que coûte.

Comme dans l’affaire Tefal, comme pour les 16 salariés d’Air France, les procureurs y sont allés de leur foudre, se sont lâchés n’hésitant pas à traiter les militant-es de « casseurs », de « voyous ». Dans le même temps, c’est la liberté même de manifester qui est attaquée et le « maintien de l’ordre » a pris en France un tour dangereux pour les libertés publiques ces derniers mois dans les manifestations contre la loi travail, les actions de solidarité avec les migrant-es ou d’autres actions militantes.

Ces procès en appel marqueront sans aucun doute les suivants, ceux de tout-es les militant-es eux aussi victimes de répressions syndicales... Les attaques contre les libertés syndicales se multiplient, elles sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus violentes, et sans doute à la mesure de la violence sociale qui se généralise à l’encontre de l’ensemble des salarié-es, et de ceux et celles qui veulent y faire barrage. Beaucoup de militant-es sont poursuivis comme des criminels pour avoir dénoncé, combattu, refusé de baisser la tête. La répression syndicale, plus forte que jamais, remet en cause le syndicalisme de luttes, le syndicalisme indépendant qui donne une place centrale à l’expression des salariés et à la construction de rapport de force, la liberté d’adhérer au syndicat de son choix, le droit de grève, le droit de manifester...

Le gouvernement et la justice de classe, le patronat ne supportent plus ceux qui défendent leur emploi, ceux qui résistent au libéralisme et qui luttent pour un monde meilleur. Ce grand patronat ne tolère pas les capacités d’organiser des luttes, des syndicats. Tous veulent enfermer l’activité syndicale dans des salons, dans un cadre institutionnel de discussion et d’accompagnement des réformes. Ils ne tolèrent ni les désaccords ni la colère.

Nous devons rester ensemble, unis et debout pour refuser l’inacceptable, défendre les libertés syndicales pied à pied, ne rien lâcher, exiger le respect des libertés syndicales, l’arrêt des poursuites judiciaires pour les camarades incriminés injustement, une loi d’amnistie pour celles et ceux déjà condamnés.

L’Union syndicale Solidaires appelle à se rendre en nombre à Amiens les 19 et 20 octobre 2016 pour dire non à la répression, pour exiger la relaxe des 8 de Goodyear et leur manifester notre solidarité. C’est notre nombre qui fera notre force, toutes et tous uni-es et solidaires !

Actualités

Personnes vulnérables : une victoire indispensable !
Le gouvernement avait drastiquement (et sournoisement) limité par décret pendant un week-end de la fin de l’été l’accès au dispositif d’activité partielle des personnes dites vulnérables, en limitant le nombre de pathologies visées. Et rendu impossible la possibilité du chômage partiel pour leurs proches vivants sous le même toit également. En cause évidemment le coût pour la collectivité publique du chômage partiel mis en place pour contenir les effets dévastateurs sur l’économie de la pandémie de Covid-19 depuis mars dernier.
Face à l’obscurantisme, faisons grandir une société unie et fraternelle
Une fois encore, le visage horrible du terrorisme nous met au défi. Assassiner et décapiter un enseignant, un professeur d’histoire-géographie en charge de l’enseignement moral et civique, c’est s’attaquer au cœur de notre société. C’est s’attaquer à ces hommes et ces femmes qui se chargent sur tout le territoire national d’enseigner les savoirs, d’initier au débat argumenté, d’éveiller l’esprit critique et d’assurer la liberté de conscience.
Murielle Guilbert, Solidaires : "Toutes les composantes d’une colère sociale sont réunies"
Avec Simon Duteil, Murielle Guilbert est la nouvelle co-déléguée de Solidaires, qui vient de tenir son congrès à Saint Denis. La syndicaliste dénonce la primauté donnée à la croissance au détriment de la santé des salariés et de l’environnement, et l’absence de débat sur l’utilité sociale des activités économiques. Il faut, dit-elle, retrouver le sens du collectif. Interview.
La Sécu, elle est à nous !
La crise sanitaire a mis en relief la nécessité d’une protection sociale renforcée vis-à-vis des plus pauvres, des plus précaires, dont les travailleurs/ses sans- papiers, et ce en matière de couverture santé face à la COVID, comme en matière d’indemnisation chômage. De fait, la réforme de l’assurance chômage comme celle des retraites a été reportée par le gouvernement qui se refuse pour autant à les retirer alors qu’elles creusent les inégalités sociales et minent la cohésion sociale. Leur retour est au contraire annoncé.
Immonde
Samuel Paty, un professeur d’histoire géographie a été assassiné pour avoir fait cours sur la liberté d’expression, fondement inaliénable de notre démocratie. Il n’y a pas de mot suffisamment puissant pour qualifier l’inqualifiable, simplement qu’un enseignant est mort dans des circonstances horribles après avoir simplement exercé son métier. L’Union syndicale Solidaires partage l’émotion immense provoquée par le meurtre de Samuel Paty et se tient aux côtés de ses proches, ses ami-es, ses élèves, ses collègues et toutes celles et ceux pour qui le respect d’autrui et de sa possibilité d’exprimer son point de vue sans risquer sa vie sont au fondement de nos libertés et de notre société.

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