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Un 8 mars de luttes et de grèves !

  

Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples.

Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.
On ne le dit jamais assez : ce sont nos luttes qui ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Les lois sont là, elles sont même nombreuses et touchent à nombre de domaines : les salaires, le champ professionnel (de l’embauche à la promotion en passant par les conditions de travail), les violences... Malgré cela, les inégalités persistent : aussi bien en termes de salaires, d’emploi, de sexisme. Alors le 8 mars, mettons à l’ordre du jour l’égalité !

Un contexte de remises en cause tout azimut

Les droits acquis ne le sont jamais. Crise politique, économique, financière... tout est prétexte pour que les droits des femmes soient remis en cause. Ces dernières années n’y dérogent pas : la loi Macron, en généralisant le travail du dimanche a touché particulièrement les femmes (et celles des quartiers populaires plus encore), notamment dans le commerce. La loi Rebsamen, en revisitant le « dialogue social », a noyé les Rapports de Situation Comparée, outils indispensables dans les entreprises pour mettre à jour les inégalités et trouver des moyens pour les contrer et les résorber (si tant est que les organisations syndicales s’en emparent, évidemment !). Puis tout dernièrement, la loi Travail, qui vient elle aussi freiner la marche vers l’égalité en permettant aux accords d’entreprises d’être au-dessus de la loi en particulier vis-à-vis du temps de travail, temps déterminant pour les femmes au niveau de leur salaire comme de leur possibilité à organiser leur vie au vu de toutes leurs contraintes (notamment familiales)... Nous ne ferons pas la liste ici de toutes les mesures prises ces dernières années sous le prisme des politiques d’austérité mais ce qui est sûr, c’est qu’elles touchent des secteurs où les femmes sont très présentes, et ont de ce fait des incidences non négligeables sur leur condition d’emploi, de salaires, de vie !

Autre contexte largement défavorable dans la dernière période, la montée des extrêmes droites et du clan conservateur et réactionnaire. Les attaques sur ce plan sont connues : contre le droit à disposer de son corps, contre les actions de déconstruction des stéréotypes (et les études de genre) avec toujours cette idée que la place des femmes est à la maison, pour faire des enfants, et s’en occuper.

Pourquoi le 8 mars ?

La journée du 8 mars, qui célèbre l’histoire des luttes des femmes, est la journée internationale pour les droits des femmes (voir encart), ce n’est pas la journée de « la » femme, comme les médias le propage. Il n’y a pas une femme, mais des femmes qui, jour après jour, année après année, sont confrontées chacune aux « petites choses du quotidien » relevant de la domination masculine. Qu’il s’agisse de la « blague » sur les blondes, des remarques ou regards selon comment on est habillée, des attouchements subis dans les transports en commun, des entretiens d’embauche où le désir de grossesse est questionné, des emplois à temps partiel qu’on nous réserve sous le prétexte de l’articulation vie familiale, du quart de différence de salaire en moins, de l’évidence qu’il nous faut « penser » les courses, les rendez-vous chez le médecin pour les enfants, le ménage... si la liste n’est pas exhaustive, elle est surtout très longue ! Elle est le signe d’un système (le patriarcat) qui, comme tout système, s’immisce dans notre quotidien et notre façon d’être, au point qu’il est extrêmement difficile d’y échapper.

Aussi, la récupération de cette journée à des fins commerciales, avec des messages publicitaires proposant de la « fêter » par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail n’est pas supportable. C’est pourquoi Solidaires défend depuis 2014 l’idée de construire une grève des femmes le 8 mars. Pour lui redonner son caractère de lutte, pour remobiliser et recréer une dynamique : nous avons encore tant à gagner !

Après deux années où certaines fédérations de Solidaires ont déposé des préavis de grève, après le « buzz » du 7 novembre 15h40, après maints débats portés dans nos instances pour convaincre, auprès de mouvements féministes, le mercredi 8 mars 2017 se profile... tonitruant ! (au moins)

Agissons !

La dynamique créée en 2016 par les mouvements de grèves ou de mobilisation en Pologne (pour l’avortement), en Islande (pour les salaires), en Argentine et en Italie (contre les violences), en France avec le « 7 novembre 16h34 », a permis de relancer le mot d’ordre de « grève » des femmes. La CGT a organisé une première rencontre le 14 décembre dernier entre organisations syndicales (seules Solidaires, FSU et UNEF y ont répondu) et mouvements féministes pour préparer un « 8 mars d’actions et de grèves pour les droits des femmes ».
Après deux réunions et des groupes de travail, la campagne pour faire de ce 8 mars une journée de lutte se profile bien !
Dans le texte d’appel (qui, au moment où ces lignes sont écrites n’est pas encore finalisé) les organisations signataires s’engagent à faire partout en France une action (par le débrayage à cette heure-là, par des actions de rue...) le 8 mars à 15h40. Car c’est à partir de cette heure-là que les femmes ne sont plus payées sur une journée, au vu de la différence de salaire moyenne entre femmes et hommes. Des préavis de grèves seront déposés, des débrayages organisés (là où les équipes militantes ont la capacité de le faire), tous les types d’actions sont les bienvenus !

Le texte d’appel unitaire est accompagné d’une série d’outils web, devant permettre « d’envahir » les réseaux sociaux à partir de fin janvier. Une page facebook (à partir du 20 janvier), un hashtag (#8mars), ainsi qu’une plateforme web permettant de poster sur une carte de France les actions prévues à 15h40, de diffuser les photos des initiatives prises, de voter sur une série de revendications (« en 2017 nous voulons ») et de faire remonter les propositions sont au programme... Une courte vidéo doit lancer la campagne « web », afin qu’elle soit relayée le plus largement possible.

En plus de ce matériel unitaire, Solidaires sortira ses propres tracts, affiches etc. qui seront disponibles sur notre site et auprès de nos équipes.

Tous ces outils doivent permettre de lancer et d’animer la campagne pour un 8 mars de lutte, un 8 mars de grève des femmes ! Et elle ne se fera pas sans vous.




D’autres photos ici et la


Appel à l’action et à la grève des femmes du 8 mars



           

Rendez-vous

24 janvier /
Contre le fascisme, solidarité avec le peuple brésilien
L’élection de Bolsanaro à la présidence du Brésil est lourde de menaces. Le fascisme, la dictature militaire ne sont pas tombées aux oubliettes de l’histoire ! Mais l’extrême violence envers les femmes, les pauvres, les LGBTQI, la population noire, les sans-logis ou les sans-terre est bien antérieure. Tout comme les énormes inégalités et injustices sociales qui règnent dans ce pays.
29 janvier / 18h30 / 31 rue de la Grange-aux-Belles
Soirée débat festive pour la sortie du livre "Découvrir Solidaires, l’union syndicale"
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Union syndicale Solidaires sans jamais oser le demander !
1er février / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
6 février / 18h / 31 rue de la Grange-aux-Belles
Sorti d’usines
Robert Kosmann présentera son livre et des œuvres réalisées en "perruque". La définition que donne le Larousse du terme « perruque » nous permet d’entrer directement dans le vif du sujet : « Fraude de l’ouvrier qui, détournant quelque matière appartenant à son employeur, la détourne à son profit. » Cette pratique transgressive consiste donc à utiliser matériaux et outils sur le lieu de travail, pendant le temps de travail, dans le but de fabriquer un objet en dehors de la production de l’entreprise.

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