ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      jeudi 29 juillet

Appel de l’assemblée des précaires de l’éducation nationale IdF


L’Éducation nationale, premier employeur de précaires
De contrats précaires en RSA, de RSA en contrats précaires.
Appel de l’Assemblée des précaires de l’éducation IdF

Nous, précaires de l’Éducation nationale, nous nous retrouvons depuis peu afin de nous organiser, établir des revendications et agir pour la reconnaissance de notre travail. Professeur-es contractuel-les, AVS, CUI, AED, AP, AESH, sous ces sigles et situations contractuelles différentes se cachent une même réalité : des salaires de misère et un mépris de notre travail.

L’Éducation nationale ne se soucie pas des besoins des élèves ni de principes pédagogiques, et pas davantage de nos conditions de vie et de travail. Considérés comme des variables d’ajustement, alors même que nous sommes nécessaires au bon fonctionnement des établissements, nous enchaînons les contrats précaires souvent payés en-dessous du seuil de pauvreté. Sans statut réel, nous sommes souvent en but au mépris de nos hiérarchies, et de nos collègues. Par ailleurs, par l’usage des contrats précaires, l’Éducation nationale fragilise nos droits, réduit les postes afin de nous mettre en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions.

L’État utilise cyniquement les CUI comme une rustine temporaire puisant dans les viviers de la précarité sans offrir de perspectives à l’issue du contrat. Dans un contexte de massification du chômage et de la pauvreté par le biais de ces contrats, l’État entretient un système de précarité en proposant une flopée de contrats à peine plus élevée que le RSA. Ces contrats servent aussi la casse de la fonction publique, en venant menacer tou.te.s celles et ceux qui ont un statut de fonctionnaire.

Parce que nous constatons que, sous les différences de nos fonctions, nous vivons des réalités similaires : contrat de courte durée, problèmes de paie, de renouvellement, de gestion de nos emplois du temps, etc. ;

Parce que se réunir et agir collectivement permet de briser l’isolement et de créer les solidarités qui nous permettent d’affronter avec plus de force les difficultés que nous rencontrons ;

Parce que nous ne sommes pas une main-d’œuvre jetable pour élèves encombrants ;

Et parce que ce sont nos luttes qui construisent nos droits,

Nous exigeons la titularisation immédiate et sans conditions de tou.te.s les précaires, avec une augmentation de salaire. À fonction pérenne, poste pérenne.

Afin de nous organiser nous nous retrouvons tous les 1er mardis et 3e jeudis du mois.

Lors des prochaines assemblées nous discuterons notamment de l’appel à une journée de grève des précaires de l’éducation au mois d’avril. Elles auront lieu les mardi 7 février, jeudi 23 février, mardi 7 mars et jeudi 23 mars 2017 à la Bourse du Travail centrale, 3, rue du Château-d’Eau métro République.

Dans la perspective de cette grève, nous organisons un repas de soutien à l’Assemblée des précaires de l’éducation le dimanche 26 février 2017 à la Cantine des Pyrénées à partir de 12h. Adresse : 77 rue de la mare, Paris 20e, métro Jourdain (ligne 11). Venez nombreux-ses !

Actualités

Pétition contre la loi sanitaire et les régressions sociales à venir
Comment justifier qu’un pass sanitaire permette : de discriminer à l’embauche, de suspendre le salaire ou de licencier des salarié·e·s, en CDD ou précaires, parce qu’ils·elles ne sont pas vacciné·e·s ? de refuser des patient·e·s dans les hôpitaux pour la même raison ? d’instaurer un contrôle et une surveillance généralisés sur la population et de diviser la population entre vacciné·e·s et non vacciné·e·s ?
Mobilisons nous contre le pass sanitaire et pour nos droits
La loi sur le pass sanitaire a été adoptée dimanche 25 juillet. Elle valide une approche par sanction plutôt que par incitation de la vaccination. Pour Solidaires, la vaccination est l’instrument principal de lutte contre la pandémie, y compris au niveau mondial. Mais Solidaires refuse ce pass sanitaire qui conditionne notre vie sociale et professionnelle au vaccin, qui renforce dans des conditions non clairement définies, le contrôle sur la population, le contrôle policier et la mise en place d’une surveillance numérique généralisée.
Oui à la vaccination, non au passeport sanitaire et aux licenciements !
Face à cette pandémie mondiale, l’Union syndicale Solidaires réclame depuis des mois la levée des brevets et l’accès au vaccin pour tous les pays afin que l’ensemble de la population mondiale puisse y avoir accès. La vaccination, un des outils de lutte contre la pandémie, ne peut occulter l’incurie gouvernementale en matière de moyens humains et matériels pour les hôpitaux. Elle ne doit pas non plus être un prétexte à l’explosion d’un discours anti-scientifique voire complotiste, ni à stigmatiser les personnes qui craignent encore de se faire vacciner.
Refusons le projet de loi sanitaire et les régressions sociales
Le pass sanitaire marquera la vie de millions de Français·es, puisqu’en très peu de temps, et encore plus dès lors que le test PCR ne sera plus gratuit, toute vie sociale et professionnelle sera contrainte par le fait d’être vacciné.
La vérité pour Adama : 5ème marche (et festival) Adama !
Nous soutenons et appelons à participer, le samedi 17 juillet à Beaumont sur Oise, au rassemblement en hommage à Adama Traoré, pour demander justice et vérité. Cinq ans auparavant, il est mort entre les mains des gendarmes de Persan. Cinq ans de déni, cinq ans de combat, cinq ans d’acharnement contre sa famille, puisqu’après plus de 4 ans de détention provisoire, son frère vient d’être acquitté.

Facebook


Twitter