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Appel de l’assemblée des précaires de l’éducation nationale IdF


L’Éducation nationale, premier employeur de précaires
De contrats précaires en RSA, de RSA en contrats précaires.
Appel de l’Assemblée des précaires de l’éducation IdF

Nous, précaires de l’Éducation nationale, nous nous retrouvons depuis peu afin de nous organiser, établir des revendications et agir pour la reconnaissance de notre travail. Professeur-es contractuel-les, AVS, CUI, AED, AP, AESH, sous ces sigles et situations contractuelles différentes se cachent une même réalité : des salaires de misère et un mépris de notre travail.

L’Éducation nationale ne se soucie pas des besoins des élèves ni de principes pédagogiques, et pas davantage de nos conditions de vie et de travail. Considérés comme des variables d’ajustement, alors même que nous sommes nécessaires au bon fonctionnement des établissements, nous enchaînons les contrats précaires souvent payés en-dessous du seuil de pauvreté. Sans statut réel, nous sommes souvent en but au mépris de nos hiérarchies, et de nos collègues. Par ailleurs, par l’usage des contrats précaires, l’Éducation nationale fragilise nos droits, réduit les postes afin de nous mettre en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions.

L’État utilise cyniquement les CUI comme une rustine temporaire puisant dans les viviers de la précarité sans offrir de perspectives à l’issue du contrat. Dans un contexte de massification du chômage et de la pauvreté par le biais de ces contrats, l’État entretient un système de précarité en proposant une flopée de contrats à peine plus élevée que le RSA. Ces contrats servent aussi la casse de la fonction publique, en venant menacer tou.te.s celles et ceux qui ont un statut de fonctionnaire.

Parce que nous constatons que, sous les différences de nos fonctions, nous vivons des réalités similaires : contrat de courte durée, problèmes de paie, de renouvellement, de gestion de nos emplois du temps, etc. ;

Parce que se réunir et agir collectivement permet de briser l’isolement et de créer les solidarités qui nous permettent d’affronter avec plus de force les difficultés que nous rencontrons ;

Parce que nous ne sommes pas une main-d’œuvre jetable pour élèves encombrants ;

Et parce que ce sont nos luttes qui construisent nos droits,

Nous exigeons la titularisation immédiate et sans conditions de tou.te.s les précaires, avec une augmentation de salaire. À fonction pérenne, poste pérenne.

Afin de nous organiser nous nous retrouvons tous les 1er mardis et 3e jeudis du mois.

Lors des prochaines assemblées nous discuterons notamment de l’appel à une journée de grève des précaires de l’éducation au mois d’avril. Elles auront lieu les mardi 7 février, jeudi 23 février, mardi 7 mars et jeudi 23 mars 2017 à la Bourse du Travail centrale, 3, rue du Château-d’Eau métro République.

Dans la perspective de cette grève, nous organisons un repas de soutien à l’Assemblée des précaires de l’éducation le dimanche 26 février 2017 à la Cantine des Pyrénées à partir de 12h. Adresse : 77 rue de la mare, Paris 20e, métro Jourdain (ligne 11). Venez nombreux-ses !

Actualités

Journée nationale d’action des retraitées et retraités
« Trop vieux pour bouger » C’est ce que se sont dit les récents Présidents de la République qui ont cru pouvoir, sans réaction, reculer la date de revalorisation des pensions, voire les geler.
NON à l’invasion du nord de la Syrie par la Turquie !
Depuis une semaine, pas un jour ne passe sans que Erdogan ne lance un ultimatum aux USA en annonçant le déclenchement d’une opération militaire contre l’Administration Autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES, Rojava). Ces menaces ont pris un tour plus inquiétant dans la nuit du dimanche 06 octobre au lundi 07, avec l’annonce par les USA du retrait de leurs troupes de la zone prévue par la Turquie pour lancer ses opérations, autour de la ville de Girê Spî (Tel Abyad).
A partir du 5 décembre, imposons un autre avenir pour nos retraites, changeons le système
Sous un faux prétexte de simplifications, ce gouvernement tente de mettre en place la réforme des retraites avec un système à points. Il a pour objectif de nous faire travailler plus longtemps et de diminuer le montant des pensions. Nous ne sommes pas dupes du nouveau « grand débat » qui vise à monter les professions et les régimes les uns contre les autres pour, au final, tirer la totalité vers le bas. C’est ce message que nous allons porter au plus grand nombre dans les semaines qui viennent dans nos entreprises, nos services et auprès de la population.
Soirée Palestine
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