ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 16 janvier

En cette rentrée, réveillons-nous !


Cet été, nos responsables politiques nous ont préparé de jolis sujets de rentrée : adoption de la loi Travail, projet de loi Egalité et Citoyenneté, climat délétère sur les libertés favorisé par l’état d’urgence. La poursuite de la mobilisation exemplaire de ce printemps, nous permettra d’éviter le naufrage identitaire que nous promettent la majorité des candidat.e.s en campagne pour la présidentielle.

La Loi travail ne passe toujours pas, ensemble en grève et dans la rue le 15 septembre !

Même si elle a été adoptée le 6 juillet 2016 via l’utilisation abusive de l’article du 49.3, tout est encore possible ! Pour mémoire il y a 10 ans le CPE a été abrogé suite à son adoption grâce à la pression de la rue !

Nous exigeons l’abrogation de la Loi Travail ! C’est l’affaire de toute et tous, dans cette période où chacun.e voit ses conditions de travail et celles des autres se détériorer.

Les droits à la contestation, eux aussi se détériorent.

Depuis le début du mouvement, la pression et la répression sont fortes. Le 14 juin, à Paris, fut un moment symbolique du déni du droit de manifester. Les rassemblements se sont raréfiés cet été et pourtant la répression a continué :

  • Sanctions contre des syndicalistes (mise à pied de représentants syndicaux de la Poste)
  • Condamnation à la prison ferme suite à des actes commis lors de mouvements sociaux (Goodyear, Air France, manifestants de la Loi Travail)
  • Continuité de l’usage de bombes lacrymogènes lors de rassemblements (festival d’Aurillac) et des différents lanceurs de défenses (flashball…)

Cette (ré)pression ne nous fait pas peur. Pour la relaxe soyons nombreux dans la rue !

Attention à la nouvelle loi en cours : loi Egalité et Citoyenneté.

La mesure phare de cette loi est l’universalisation du Service Civique. Celui-ci devait permettre à des jeunes de 18 à 25 ans de “s’engager” pour l’intérêt général moyennant une indemnité de moins de 600€ par mois n’ouvrant pas de droits salariaux. La loi prévoit sa généralisation et son ouverture à l’ensemble des services publics. Il remplacera des emplois dans les écoles, commissariats, bailleurs sociaux… (déjà le cas dans les associations). Cette mesure permet de jouer avec les chiffres du chômage en faisant sortir des milliers de jeunes des statistiques et de poursuivre les politiques d’austérité en utilisant une main d’œuvre bon marché.

Cela ne suffisait pas ! Les parlementaires espèrent le rendre obligatoire par un amendement qui prévoit :

  • 3 mois de classe républicaine à l’âge de 18 ans ;
  • Avant les 26 ans, 6 mois de mission de Service Civique
  •  

Une aubaine pour les employeurs : des jeunes obligé.e.s et corvéables pour remplacer des postes salariés trop chers !!

Actualités

Nos libertés sont en danger ! Le 16 janvier, reprenons la marche
Depuis le 17 novembre 2020, l’opposition à la proposition de loi Sécurité globale ne cesse de se renforcer. Initiée par une coalition inédite de la société civile, elle a été rejointe et amplifiée par des centaines de milliers de manifestant·e·s, dans plus de 150 villes de France, qui ont bravé dans certains cas les violences policières et les arrestations arbitraires pour dénoncer dans la rue cette proposition de loi, et exiger notamment le retrait de ses articles 21, 22, et 24.
Loi sécurité globale : Rien n’est joué ! tous en manifestation, samedi 16 janvier !
Depuis le 17 novembre dans plus de 150 villes de France des rassemblements dénonçant la fuite en avant répressive et liberticide du gouvernement ont eu lieu, à l’appel d’une coordination large d’associations, de familles de victimes des violences policières et d’organisations syndicales. Des centaines de milliers de manifestant-es sont déjà descendus dans la rue avec pour seules réponses volonté de passage en force et répression accrue.
Macron, hors de nos libertés !
Profitant du contexte sécuritaire et sanitaire anxiogène, le gouvernement a lancé cet automne une vaste offensive très cohérente contre les libertés politiques, qu’elles soient publiques ou individuelles. Tout cela dans un contexte déjà lourd de violences policières toujours plus documentées sans compter les répressions anti syndicales menées par le patronat qui, avec la complicité très active du gouvernement, tentent d’imposer par la force le silence aux oppositions exprimées démocratiquement tant au sein du monde du travail que dans l’espace public.
Prime de 900 euros pour les précaires : le compte n’y est pas !
Cette aide aux plus précaires annoncée en novembre a été finalement validée par un décret le 30 décembre. Elle concerne les salarié-es précaires ayant travaillé plus de 138 jours en 2019. Agir pour les plus précaires nécessite visiblement un certain temps, beaucoup plus quoi qu’il en soit que pour sauver les grandes entreprises ou « adapter » le droit du travail aux contraintes de la pandémie (augmentation du temps de travail, prise de congés…)
Marchons partout pour les libertés et contre l’arbitraire ce samedi 16 janvier
La proposition de loi dite « Sécurité globale » a été votée par l’Assemblée nationale et poursuit son cheminement parlementaire au Sénat. L’annonce par le gouvernement de la réécriture du texte par une commission indépendante a fait long feu puisqu’elle était tout simplement contraire au principe de séparation des pouvoirs.

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