ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      jeudi 09 juillet

En cette rentrée, réveillons-nous !


Cet été, nos responsables politiques nous ont préparé de jolis sujets de rentrée : adoption de la loi Travail, projet de loi Egalité et Citoyenneté, climat délétère sur les libertés favorisé par l’état d’urgence. La poursuite de la mobilisation exemplaire de ce printemps, nous permettra d’éviter le naufrage identitaire que nous promettent la majorité des candidat.e.s en campagne pour la présidentielle.

La Loi travail ne passe toujours pas, ensemble en grève et dans la rue le 15 septembre !

Même si elle a été adoptée le 6 juillet 2016 via l’utilisation abusive de l’article du 49.3, tout est encore possible ! Pour mémoire il y a 10 ans le CPE a été abrogé suite à son adoption grâce à la pression de la rue !

Nous exigeons l’abrogation de la Loi Travail ! C’est l’affaire de toute et tous, dans cette période où chacun.e voit ses conditions de travail et celles des autres se détériorer.

Les droits à la contestation, eux aussi se détériorent.

Depuis le début du mouvement, la pression et la répression sont fortes. Le 14 juin, à Paris, fut un moment symbolique du déni du droit de manifester. Les rassemblements se sont raréfiés cet été et pourtant la répression a continué :

  • Sanctions contre des syndicalistes (mise à pied de représentants syndicaux de la Poste)
  • Condamnation à la prison ferme suite à des actes commis lors de mouvements sociaux (Goodyear, Air France, manifestants de la Loi Travail)
  • Continuité de l’usage de bombes lacrymogènes lors de rassemblements (festival d’Aurillac) et des différents lanceurs de défenses (flashball…)

Cette (ré)pression ne nous fait pas peur. Pour la relaxe soyons nombreux dans la rue !

Attention à la nouvelle loi en cours : loi Egalité et Citoyenneté.

La mesure phare de cette loi est l’universalisation du Service Civique. Celui-ci devait permettre à des jeunes de 18 à 25 ans de “s’engager” pour l’intérêt général moyennant une indemnité de moins de 600€ par mois n’ouvrant pas de droits salariaux. La loi prévoit sa généralisation et son ouverture à l’ensemble des services publics. Il remplacera des emplois dans les écoles, commissariats, bailleurs sociaux… (déjà le cas dans les associations). Cette mesure permet de jouer avec les chiffres du chômage en faisant sortir des milliers de jeunes des statistiques et de poursuivre les politiques d’austérité en utilisant une main d’œuvre bon marché.

Cela ne suffisait pas ! Les parlementaires espèrent le rendre obligatoire par un amendement qui prévoit :

  • 3 mois de classe républicaine à l’âge de 18 ans ;
  • Avant les 26 ans, 6 mois de mission de Service Civique
  •  

Une aubaine pour les employeurs : des jeunes obligé.e.s et corvéables pour remplacer des postes salariés trop chers !!

Actualités

Rencontre avec M.Castex à Matignon
L’Union syndicale Solidaires a été invitée comme l’ensemble des organisations syndicales à rencontrer Jean Castex et Elisabeth Borne ce vendredi 10 juillet à 18h30. Nous irons porter nos positions et interroger le Premier Ministre sur la politique que son gouvernement entend mener.
Le 14 juillet, les invisibles prennent la bastille !
Ils et elles ont été en première ligne pour permettre à la société de fonctionner pendant le confinement. Soignant-es et personnels hospitaliers, personnels de nettoyage, agent-es de sécurité, éboueurs-euses, caissiers-ères, livreurs-euses, agent-es municipaux-ales et territoriaux-ales.... toutes et tous ont démontré à quel point ils et elles sont indispensables au fonctionnement de la société et particulièrement les femmes très présentes dans la plupart de ces métiers.
Il y a urgence sociale !
La pandémie a durablement affecté de nombreux secteurs d’emploi par exemple dans le domaine de la production industrielle, le tourisme, la restauration, le spectacle, le commerce... Les services publics ont démontré leur rôle de première importance que ce soit dans la santé, l’éducation, les administrations, au plus près des usagers, sans reconnaissance, ni en terme d’emplois à créer, ni en augmentation de salaire pour les personnels.
Marche Adama Traoré IV le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise
Adama Traoré, le 19 juillet 2016, meurt à la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), après son interpellation à Beaumont-sur-Oise. Il meurt étouffé à la suite d’un plaquage ventral par trois gendarmes. Ces derniers mots sont : « Je n’arrive pas à respirer ».
L’État décide de frapper au porte-monnaie les départements qui résistent au fichage des enfants
Tout juste sorti de cette période de confinement, et alors que la crise sanitaire a fortement impacté la situation des mineur⋅es isolé⋅es, le gouvernement reprend l’offensive réglementaire à l’encontre de leurs droits.

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