ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 15 août

Grande marche pour Adama Traoré


Adama Traoré est tué par les agents de la gendarmerie de la ville de Beaumont. Lors de son interpellation, Adama est maintenu au sol, sans résister, sous le poid de trois gendarmes qui le menottent. Il se plaint à de nombreuses reprise de ne plus pouvoir respirer et perd connaissance dans le véhicule. Une fois à la gendarmerie, il sera laissé gisant au sol. Les pompiers n’auront pas pu le réanimer. De nombreuses zones d’ombres planent toujours sur les circonstances de sa mort. Mais c’est, sans aucun doute possible, les techniques d’interpellations, la clé d’étranglement, ayant déjà entraîné la mort, ici utilisées contre lui, qui l’auront tué.

Dès le début, le traitement judiciaire de la mort d’Adama Traoré aura connu des dysfonctionnements, utiles pour disculper les gendarmes et écarter toute responsabilité de l’institution. Le procureur Yves Jannier, n’a eu de cesse de mentir, obstruant toute contestation en occultant délibérément les éléments les plus importants permettant de comprendre la mort d’Adama. Ses efforts l’ont dernièrement conduit à la mutation mais nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette décision. Le dépaysement de l’instruction à Paris doit nous mobiliser davantage. Nous exigeons la mise en examen des gendarmes et la vérité sur cette journée tragique. Nous pourrons alors faire notre deuil.

La mort d’Adama s’ajoute à la longue liste des victimes des meurtres et des mutilations perpétrées par les forces de l’ordre. Cet été, de nombreuses manifestation en hommage à Adama ont eu lieu à travers la France. A l’occasion du dépaysement, et pour réclamer la mise en examen des gendarmes et une instruction des plus transparentes, nous appelons à une nouvelle manifestation à Paris. Nous espérons alors impulser une large mobilisation pour que cesse enfin l’impunité policière.

Puisque sans justice, il n’y aura pas la paix !

Actualités

Il fait trop chaud au boulot, ON FAIT QUOI ?
Dans les jours qui viennent, il est prévu des températures ambiantes à l’ombre qui vont dépasser les 30 degrés dans la journée : au-delà de 33 °C, le risque d’accident est accru ou lorsque la température nocturne est supérieure à 25 °C.
Soutien aux mineurs non accompagnés
Le 29 juin dernier, il y a un mois maintenant, une centaine de mineurs non accompagnés se sont installés sous des tentes au square Jules Ferry, près de République, afin de rendre visible leur situation de laissés pour compte par les conseils départementaux et l’Etat.
Féministes et en colère, nous ne tolérons ni les agresseurs, ni leurs soutiens
Les mobilisations des féministes contre les nominations, aussi bien au gouvernement qu’à la mairie de Paris, sont le signe d’un dynamisme que le "pouvoir", quel que soit sa couleur politique, n’a pas compris. Et pourtant, le message donné depuis la vague #MeToo est clair : par la libération de la parole des femmes, il n’est plus question de tolérer ni les propos et agissements sexistes, ni les auteurs d’agressions sexistes et sexuelles et leurs complices. Tous ceux qui ont encore du mal à comprendre la notion de "consentement libre" (sans entrave, sans pression...) pour tout rapport sexuel devront répondre de leurs actes, et d’autant plus s’ils sont ministres, ou élus.
Réforme de l’assurance chômage : finalement, elle reste....
Face à la fronde de l’ensemble des syndicats qui en exigent l’abrogation, Macron avait promis des “ajustements” à sa réforme unilatérale de l’assurance chômage de 2019. Depuis, le nouveau premier ministre en a annoncé le report à début 2021. Finalement, le gouvernement prévoit que le premier volet de la réforme, entré en application au 1er novembre 2019, s’appliquera quand même à toutes les personnes ayant perdu leur emploi avant le 1er août 2020 !
Crise, licenciements et précarité… une rentrée de lutte à préparer avec nos revendications !
Quatre pages de l’Union Syndicale Solidaires.

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