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Les ministres passent, nos exigences demeurent

  

Pour cause de non-cumul des mandats, F. Rebsamen a dû quitter, contre sa volonté, le gouvernement et son poste de ministre « du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social », la mairie bourguignonne semblant plus importante pour lui que la réalisation du programme de baisse du chômage tant vanté par F. Hollande !

L’heure est au bilan après 16 mois de « présence ».

Avec plus de 200 000 nouveaux chômeur-ses et le renforcement de leurs contrôles, une casse des institutions représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT) et de la présence syndicale dans les entreprises, une réforme au rabais de la formation professionnelle, de l’apprentissage ou encore de la pénibilité, un bilan catastrophique de la négociation collective dans les branches, la hausse de la précarité… le ministre a appliqué avec zèle la politique gouvernementale au service du patronat.

Le comble de la provocation est atteint quand il continue à se pavaner en déclarant qu’il « est fier de son bilan » ou encore qu’il était « apprécié » par les organisations patronales et syndicales. Etre fier d’un bilan aussi catastrophique pour les salarié-es et le monde du travail relève de l’imposture… ou sonne comme un aveu de sa soumission au Medef. Dans tous les cas, notre Union syndicale ne le regrettera pas !

Pour Solidaires, ce n’est pas une question de « personnes », ni même de « compétences », mais bien d’orientation et de politique menée. Au lieu de s’attaquer au « coût du travail » pour une compétitivité fantasmée, le gouvernement doit s’attaquer au coût du capital en lançant de grandes réformes favorables aux salarié-es et aux chômeur-ses. Chacun-e doit pouvoir bénéficier du droit effectif à un emploi, à des conditions de travail et de salaires décents, et de droits démocratiques comme les libertés syndicales dans toutes les entreprises et administrations : c’est une question de choix et de volonté politique pour lesquels des millions de salarié-es se battent quotidiennement.

Plus que jamais des mesures radicales s’imposent comme la réduction du temps de travail, la redistribution des richesses et la transition écologique de l’économie - l’échéance de la COP 21 renforçant l’importance de cette question !
Ce changement de politique ne viendra pas tout seul, par une subite prise de conscience du gouvernement.

C’est à nous de l’imposer, par la mobilisation. Et cette mobilisation se construit au quotidien, dans nos services et nos entreprises, à partir des réalités vécues par nous et nos collègues. Ces derniers mois ont été marqués par de nombreuses luttes où les militant-es et organisations de Solidaires ont pris une place importante : AP-HP et l’ensemble du secteur médico-social, commerce, services financiers de La Poste, Otis, dans les transports urbains, etc. montrant que nous refusions de nous résigner.

Alors que certaines organisations syndicales refusent de construire et participer aux mobilisations qui remettent en cause frontalement la politique gouvernementale favorable aux patrons, aux banquiers et aux actionnaires, nous faisons le choix inverse. La journée de mobilisation interprofessionnelle du 8 octobre, appelée par la CGT, Solidaires et la FSU, sera le premier grand rendez-vous social de la rentrée, qui ne se déroulera pas dans les salons des ministères mais bien dans la rue.

Cette journée ne doit pas être une « journée sans lendemain » qui servirait juste à exprimer notre légitime colère mais être pensée et préparée comme une étape dans la reconstruction du rapport de force, indispensable pour imposer une autre politique ! Que ce soit sur ces questions comme sur bien d’autres, telle celle menée actuellement à l’encontre des réfugié-es.


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Édito

           

Rendez-vous

15 novembre / 11h / place Edouard Henriot
Police partout … bientôt justice nulle part ?
Un projet de loi programmation justice est actuellement en cours d’examen par le Parlement. Il comporte nombre de dispositions dangereuses pour le respect de nos droits sociaux et nos libertés de même que pour une justice publique et indépendante. Contre ce projet de loi répressif et anti-justice à commencer pour les classes populaires, vous trouverez ci-dessus un appel de Solidaires et Solidaires Justice à rejoindre les mobilisations prévues devant tous les palais de justice en France le 15 novembre.
17 novembre /
Rencontre intersyndicale contre l’extrême droite
En France comme en Europe, l’extrême droite est de plus en plus menaçante et violente. Et même quand elle n’est pas directement au pouvoir, ses idées nauséabondes sont reprises par d’autres, gagnent du terrain et gangrènent la société.
19 novembre / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
24 novembre / 14h / place de la Madeleine
#NousToutes - Marchons contre les violences sexistes et sexuelles
Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.
30 novembre /
Soutien aux mobilisations du Collectif Rosa Parks
Disparaitre ensemble, marcher ensemble, en soutien au Collectif Rosa Parks

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Actualités

Maudite soit la guerre !
Pétain ne sera donc pas honoré ce week-end, le chef de l’État ayant fait machine arrière, au vu du tollé provoqué par ses propos. Évidemment, il aurait été scandaleux de réhabiliter l’homme qui mena la politique antisémite et de collaboration avec les nazis. Mais nous n’oublions pas qu’avant cela, il fut aussi, comme d’autres qui seront honorés dimanche, le responsable de la mort de tous les « fusillés pour l’exemple ».
Soutien à Yannis Youlountas et Jean Jacques Rue
Quelques jours après l’attentat antisémite de Pittsburgh aux Etats-Unis et l’élection de Bolsonaro à la tête de l’état brésilien, nos camarades antifascistes Yannis Youlountas et Jean Jacques Rue ont été condamnés par un tribunal français dans le procès qui leur était intenté par les fascistes de Défend Europ.
Liberté et relaxe pour les 7 de Briançon
Leur seul tort : avoir participé le 22 avril dernier, dans un contexte de militarisation croissante de la frontière franco-italienne, à une marche solidaire pour dénoncer les agissements du groupuscule Génération Identitaire qui menait une opération d’intimidation violente et d’incitation à la haine au col de l’Echelle (Briançon).
"Ripostes syndicales face à l’extrême droite"
Oui, notre camarade Clément Méric a été assassiné par l’etrême droite
Sécurité sociale : hold-up au bénéfice de qui ?
Le gouvernement fait voter le projet de loi de financement de la sécurité sociale, PLFSS, pour 2019. Derrière des annonces rassurantes sur l’équilibre financier (liées aux déremboursements et aux économies réalisées au détriment des patient-es et des hôpitaux), le 100 % en optique, audiologie et dentaire (il reste à vérifier dans quelles conditions et à quel prix), les augmentations du minimum vieillesse et de l’allocation adulte handicapé (en revanche, les pensions de retraites, les prestations familiales, les aides personnelles au logement vont stagner et perdre en pouvoir d’achat pour les deux années à venir) des modifications importantes de la sécurité sociale sont annoncées.