ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      lundi 16 décembre

Les ministres passent, nos exigences demeurent

  

Pour cause de non-cumul des mandats, F. Rebsamen a dû quitter, contre sa volonté, le gouvernement et son poste de ministre « du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social », la mairie bourguignonne semblant plus importante pour lui que la réalisation du programme de baisse du chômage tant vanté par F. Hollande !

L’heure est au bilan après 16 mois de « présence ».

Avec plus de 200 000 nouveaux chômeur-ses et le renforcement de leurs contrôles, une casse des institutions représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT) et de la présence syndicale dans les entreprises, une réforme au rabais de la formation professionnelle, de l’apprentissage ou encore de la pénibilité, un bilan catastrophique de la négociation collective dans les branches, la hausse de la précarité… le ministre a appliqué avec zèle la politique gouvernementale au service du patronat.

Le comble de la provocation est atteint quand il continue à se pavaner en déclarant qu’il « est fier de son bilan » ou encore qu’il était « apprécié » par les organisations patronales et syndicales. Etre fier d’un bilan aussi catastrophique pour les salarié-es et le monde du travail relève de l’imposture… ou sonne comme un aveu de sa soumission au Medef. Dans tous les cas, notre Union syndicale ne le regrettera pas !

Pour Solidaires, ce n’est pas une question de « personnes », ni même de « compétences », mais bien d’orientation et de politique menée. Au lieu de s’attaquer au « coût du travail » pour une compétitivité fantasmée, le gouvernement doit s’attaquer au coût du capital en lançant de grandes réformes favorables aux salarié-es et aux chômeur-ses. Chacun-e doit pouvoir bénéficier du droit effectif à un emploi, à des conditions de travail et de salaires décents, et de droits démocratiques comme les libertés syndicales dans toutes les entreprises et administrations : c’est une question de choix et de volonté politique pour lesquels des millions de salarié-es se battent quotidiennement.

Plus que jamais des mesures radicales s’imposent comme la réduction du temps de travail, la redistribution des richesses et la transition écologique de l’économie - l’échéance de la COP 21 renforçant l’importance de cette question !
Ce changement de politique ne viendra pas tout seul, par une subite prise de conscience du gouvernement.

C’est à nous de l’imposer, par la mobilisation. Et cette mobilisation se construit au quotidien, dans nos services et nos entreprises, à partir des réalités vécues par nous et nos collègues. Ces derniers mois ont été marqués par de nombreuses luttes où les militant-es et organisations de Solidaires ont pris une place importante : AP-HP et l’ensemble du secteur médico-social, commerce, services financiers de La Poste, Otis, dans les transports urbains, etc. montrant que nous refusions de nous résigner.

Alors que certaines organisations syndicales refusent de construire et participer aux mobilisations qui remettent en cause frontalement la politique gouvernementale favorable aux patrons, aux banquiers et aux actionnaires, nous faisons le choix inverse. La journée de mobilisation interprofessionnelle du 8 octobre, appelée par la CGT, Solidaires et la FSU, sera le premier grand rendez-vous social de la rentrée, qui ne se déroulera pas dans les salons des ministères mais bien dans la rue.

Cette journée ne doit pas être une « journée sans lendemain » qui servirait juste à exprimer notre légitime colère mais être pensée et préparée comme une étape dans la reconstruction du rapport de force, indispensable pour imposer une autre politique ! Que ce soit sur ces questions comme sur bien d’autres, telle celle menée actuellement à l’encontre des réfugié-es.


Documents à télécharger > Les ministres passent, nos exigences demeurent


Édito

           

Rendez-vous

Le 16 décembre 2019 à 17h30 à la Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
Le 16 décembre 2019
La retraite version Macron : CONTRE LES DROITS DES FEMMES
Les premières victimes de la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron seront les femmes. La retraite à point, calculée sur l’ensemble de la carrière et non pas sur les meilleures années pénalise fatalement les femmes dont les carrières sont nettement moins linéaires que celles des hommes.
Le 18 décembre 2019
Journée internationale des migrant-es
Ce 18 décembre doit constituer un moment fort permettant d’exprimer la combativité des migrant-es, des sans-papiers et de leurs soutiens, de renforcer les actions en cours, en particulier les grèves.
Le 3 janvier 2020 à 17h30 à la Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »

Facebook


Twitter


Actualités

La retraite à points, dès 2022, 2025, 2027... Le gouvernement nous ment… on continue
Décryptage du contenu de la réforme. La retraire à points inchangée : pour Solidaires c’est toujours non !
Plus que jamais renforçons la mobilisation
Les organisations syndicales constatent que le gouvernement s’obstine sur son projet de régime unique à points et ne veut pas prendre la mesure de la mobilisation exprimée par les salariés en grève.
Réforme des retraites : la grande illusion !
Les annonces d’E Philippe ont confirmé que la mise en place d’un régime par points n’est qu’une grande arnaque. Au-delà des éléments que l’on connaissait déjà par le projet Delevoye, quelques mesurettes ne viendront pas compenser la paupérisation de l’ensemble des retraité-es, les inégalités femmes-hommes, ou la fin des régimes spécifiques…tandis que le « il faudra travailler plus » s’appliquera à tout le monde !
Journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles
Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF se félicitent de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre et par la participation massive aux manifestations organisées partout dans le pays. D’ores et déjà de nombreuses reconductions de la grève sont lancées et d’autres sont prévues dès ce vendredi, dans le privé et dans le public.
Tout ça pour ça…
Aujourd’hui, alors que partout la colère sociale gronde, que la grève s’étend et que les manifestations se préparent, Delevoye a reçu quelques organisations syndicales. Il a dans cette même journée trouvé le temps de se souvenir qu’il avait oublié de signaler ses liens avec le monde de l’assurance et démissionné de l’institut où il continuait à siéger.