ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 16 janvier

O’TACOS : l’exploitation et la violence, ça suffit !


Nous sommes tous et toutes, caissiers et cuisiniers de la franchise O’Tacos « La Maison de Pigalle » situé à Paris 18ème, en grève illimitée à compter de ce jour car nous ne pouvons plus continuer à travailler dans les conditions suivantes :

  • chacun-e d’entre nous, lorsqu’il est embauché, doit faire une période d’essai non rémunérée de plusieurs semaines au motif, selon notre employeur, que c’est une formation,
  • nos salaires ne sont quasiment pas versés depuis plusieurs mois alors que le gérant est en train d’acquérir un troisième restaurant O’Tacos et, quand ils le sont, c’est le plus souvent en espèces afin que ce dernier ne paie pas les cotisations sociales sur la totalité des heures effectuées,
  • il nous a également annoncé qu’aucun salaire ne serait versé ce mois-ci car il prétend qu’il y aurait eu un vol dans la caisse,
  • il n’existe pas de congés payés,
  • les caissiers n’ont plus de bulletin de salaire depuis juillet 2017, les cuisiniers doivent eux effectuer 48 h à 50 h par semaine sans que les heures supplémentaires ne leurs soient rémunérées et les salariées mineures doivent travailler jusqu’à 5 h du matin.

A ces agissements déplorables s’ajoute la violence de notre employeur qui n’hésite pas à nous frapper et à nous insulter quand il est mécontent des résultats ou que nous demandons à être payé ainsi que des comportements sexistes.

L’inspection du travail a pu constater ces manquements lors d’une visite de contrôle et a convoqué le patron mais nous restons dans l’attente du paiement de nos salaires et du retour à des conditions de travail décentes.

Actualités

Nos libertés sont en danger ! Le 16 janvier, reprenons la marche
Depuis le 17 novembre 2020, l’opposition à la proposition de loi Sécurité globale ne cesse de se renforcer. Initiée par une coalition inédite de la société civile, elle a été rejointe et amplifiée par des centaines de milliers de manifestant·e·s, dans plus de 150 villes de France, qui ont bravé dans certains cas les violences policières et les arrestations arbitraires pour dénoncer dans la rue cette proposition de loi, et exiger notamment le retrait de ses articles 21, 22, et 24.
Loi sécurité globale : Rien n’est joué ! tous en manifestation, samedi 16 janvier !
Depuis le 17 novembre dans plus de 150 villes de France des rassemblements dénonçant la fuite en avant répressive et liberticide du gouvernement ont eu lieu, à l’appel d’une coordination large d’associations, de familles de victimes des violences policières et d’organisations syndicales. Des centaines de milliers de manifestant-es sont déjà descendus dans la rue avec pour seules réponses volonté de passage en force et répression accrue.
Macron, hors de nos libertés !
Profitant du contexte sécuritaire et sanitaire anxiogène, le gouvernement a lancé cet automne une vaste offensive très cohérente contre les libertés politiques, qu’elles soient publiques ou individuelles. Tout cela dans un contexte déjà lourd de violences policières toujours plus documentées sans compter les répressions anti syndicales menées par le patronat qui, avec la complicité très active du gouvernement, tentent d’imposer par la force le silence aux oppositions exprimées démocratiquement tant au sein du monde du travail que dans l’espace public.
Prime de 900 euros pour les précaires : le compte n’y est pas !
Cette aide aux plus précaires annoncée en novembre a été finalement validée par un décret le 30 décembre. Elle concerne les salarié-es précaires ayant travaillé plus de 138 jours en 2019. Agir pour les plus précaires nécessite visiblement un certain temps, beaucoup plus quoi qu’il en soit que pour sauver les grandes entreprises ou « adapter » le droit du travail aux contraintes de la pandémie (augmentation du temps de travail, prise de congés…)
Marchons partout pour les libertés et contre l’arbitraire ce samedi 16 janvier
La proposition de loi dite « Sécurité globale » a été votée par l’Assemblée nationale et poursuit son cheminement parlementaire au Sénat. L’annonce par le gouvernement de la réécriture du texte par une commission indépendante a fait long feu puisqu’elle était tout simplement contraire au principe de séparation des pouvoirs.

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