ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      mardi 07 juillet

Pas de retour à l’anormal !

  

Ne leur laissons pas nous imposer un retour qui s’annonce cauchemardesque. La période qui vient de finir n’est en rien banale. Et le retour à la « normale » n’est qu’une illusion.

La responsabilité de la gestion de cette crise devrait être reposée rapidement, loin du satisfecit de Macron et de son gouvernement : pourquoi n’avons-nous pas eu les masques, les tests qui auraient pu limiter ou retarder le confinement, limiter la contagion, mieux protéger ceux et celles qui ont continué à travailler pour nous soigner, faire fonctionner la société, limiter le nombre de décès… ? Pourquoi les hôpitaux publics ont ils été débordés, les places en réanimations insuffisantes, les personnels soignant·es exposé·es sans protection, et épuisé-es vu leur nombre insuffisant ?

Au-delà de la responsabilité politique individuelle et directe des membres de ce gouvernement qui devrait être pénale, c’est bien la politique néolibérale au service du système capitaliste pratiqué depuis des années qui est en cause, ce qui n’efface pas pour autant les responsabilités directes.Lors de ce confinement, on a mesuré les dégâts de la marchandisation de la santé, on a encore une fois compté sur les services publics alors que leur casse est sciemment organisée.
On a vu de manière visible le travail de tous les invisibles et précaires, le plus souvent des femmes, qui ont des salaires de misère et des conditions de travail dégradées et qui pourtant ont assuré la survie de millions de personnes. Il y a aussi ceux et celles qui ont vu leur activité et leurs revenus stoppés nets, et les femmes, les enfants, victimes de violences conjugales et domestiques durant le confinement.

Le désir de vouloir effacer de nos mémoires cette période de confinement, de revenir à la « normale » est compréhensible. Mais les dégâts humains de cette crise sont importants et le resteront après le déconfinement avec un chômage massif et les drames humains qui en résulteront.
Pourtant rien n’est « normal » ou fondamentalement différent dans le monde d’après que veut nous imposer ceux et celles qui restent les principaux acteur.trices et promotteur·trices du capitalisme : discours sur le « travailler plus », discours sur les sacrifices à faire au niveau du droit du travail ou du droit de manifester, et une répression policière encore accentuée.

A la sortie du confinement, il n’est pas anodin que les premières manifestations importantes l’aient été pour demander la régularisation des sans-papiers, contre les violences policières et le racisme. Les quartiers populaires ont dégusté à tous les niveaux dans cette période qui a fait ressortir tous les traits saillants de l’injustice structurelle de notre société : stigmatisation, discrimination, racisme institutionnel... « Black lives matter ! » est devenu le slogan des manifestations partout dans le monde. Déboulonnons les idoles de l’ancien monde, enfin.

Le capitalisme et ses dégâts ne peut s’imposer à terme que par la force, que ce soit par la violence sociale ou la domination des populations les plus précaires.
Dans ce système, la santé et la vie des personnes passent après les profits.
L’hôpital, dépouillé de ses moyens depuis des années, en est le pire exemple dans la période.

Les manifestations pour l’hôpital public le 16 juin, qui l’ont rappelé, ont été un véritable succès et ne sont qu’un premier round ! La transformation sociale, écologique, féministe est plus que jamais fondamentale et d’actualité.

A nous, par nos luttes et notre détermination, de changer la donne ; fondamentalement, l’enjeu est vital !


Edito du journal "Expressions Solidaires" paru le 22 juin 2020.


Édito

           

Rendez-vous

Le 11 juillet 2020
Journée nationale unitaire de mobilisation à l’occasion de la fin de la trêve des expulsions
La crise sanitaire a révélé à nouveau et aggravé les effets dramatiques au plan social et humain de la crise du logement, conséquence de politiques du logement désastreuses : sans- abris confinés dans la rue, gymnases et chambres d’hôtels surpeuplées, mal- logés dans les taudis, habitants des quartiers populaires en surpeuplement et résidents de foyers abandonnés, locataires HLM et privés, ou accédants, qui par centaines de milliers sont, ou seront, en impayé car leurs revenus ont diminué et le logement est cher, trop cher !
Le 14 juillet 2020
Journée nationale d’action contre les politiques ultralibérales du gouvernement
Le 14 juillet prochain, jour symbolique, doit marquer l’exigence de tout changer en mettant à l’honneur “les premières et premiers de corvée” Solidaires appelle à se rassembler et agir partout sur le territoire contre les politiques ultralibérales du gouvernement.

Facebook


Twitter


Actualités

L’État décide de frapper au porte-monnaie les départements qui résistent au fichage des enfants
Tout juste sorti de cette période de confinement, et alors que la crise sanitaire a fortement impacté la situation des mineur⋅es isolé⋅es, le gouvernement reprend l’offensive réglementaire à l’encontre de leurs droits.
14 Juillet : Toutes et tous à la Bastille !
Malgré les milliards d’euros d’aides de toutes sortes aux entreprises, sans aucune contrepartie, les annonces de plans sociaux se succèdent dans tous les secteurs d’activités comme : la Halle, Célio, Nokia, Airbus, Air France, Sanofi, Renault, Engie, ... et dans la sous-traitance.
Le Conseil d’État interdit une nouvelle fois au gouvernement de fouler aux pieds la liberté de manifester
Saisi par le SAF, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, le SM, l’UNEF, le DAL et Attac, le Conseil d’État vient de suspendre pour la deuxième fois les dispositions du décret du 31 mai 2020 qui, selon une nouvelle rédaction du gouvernement, soumettait la liberté de manifestation à un régime d’autorisation.
Manifeste pour une République française antiraciste et décolonialisée
Et en Europe, ces mobilisations ont aussi permis de mieux comprendre en quoi les violences policières actuelles, ciblant particulièrement les citoyen.ne.s issu.e.s des anciennes colonies, mais aussi des populations des territoires, départements et collectivités dites d’outre-mer, étaient tout autant nourries des traditions racistes d’une longue histoire coloniale.
Déterminé.es à agir
Le comité national de Solidaires constate que le gouvernement cherche à revenir au plus vite au « monde d’avant » pour amplifier sa politique de casse sociale et de mépris des travailleuses et des travailleurs, notamment celles et ceux qui ont été exposé.es au virus pendant la crise.