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Rentrée 2015 : Ils n’hésitent pas, nous non plus !

  

L’été n’aura rien changé à la situation que nous vivons, dans un contexte économique et social toujours aussi désastreux. Les dernières lois votées sont au service du patronat, elles vont à l’encontre du partage du travail et des richesses. Elles alimentent la désespérance sociale dont se nourrit l’extrême droite et ses fausses solutions. Idem sur la question du traitement des réfugié-es, fuyant la guerre, les dictatures, à laquelle les gouvernements européens opposent la répression au mépris du droit d’asile.

La volonté de démanteler davantage les 35 heures, à l’opposé d’une réduction du temps de travail nécessaire pour partager le travail entre toutes et tous ; et plus globalement de « simplifier » le code du travail en voulant donner la supériorité par rapport à la loi, des accords d’entreprise même inférieurs à cette dernière... tout cela démontre la volonté du gouvernement de casser tous les acquis sociaux collectifs, dans le privé comme dans le public. L’affichage du gouvernement à l’université du MEDEF ne change rien sur le fond, mais demeure une provocation inadmissible.

Les capitalistes nous coûtent cher, et ce sont les plus fragiles qui en paient le prix à travers les politiques d’austérité menées globalement dans l’Union européenne par les gouvernements et le patronat. A côté de ça, l’ex patron d’Alcatel, pour ne citer que lui, va toucher 14 millions d’euros pour son départ !

La persistance d’un chômage de masse pour laquelle Valls et Hollande répondent par la poursuite des aides au patronat sans contreparties mais aussi un contrôle renforcé des chômeurs/ses ! Dans la fonction publique, la politique régressive en matière de salaires (gel depuis 5 ans), d’emplois (suppressions massives dans des secteurs entiers), de conditions de travail liées à l’accumulation de réformes dans la santé, à la territoriale, dans l’éducation nationale (où la question des classes surchargées, des effectifs n’est toujours pas réglée...), obéit à une logique constante de réduction des dépenses publiques.

Construisons le rapport de force

Nos luttes, parce qu’elles sont légitimes et plurielles, touchent à de nombreux sujets du quotidien. Les mobilisations que nous construisons, par des mouvements de grèves pour les salaires ou pour l’emploi, s’inscrivent dans un syndicalisme de transformation sociale, que ce soit dans notre entreprise ou administration. Nos luttes internationales passent par des actions de solidarité concrète au quotidien.

Ces luttes ne cessent d’exister malgré les conditions durcies (atteinte aux libertés syndicales, aux droits démocratiques au travail) par le pouvoir en place et le patronat, qui défendent leurs intérêts en réprimant. Pour les libéraux il est clair qu’il s’agit d’instaurer une criminalisation de toutes les formes de contestations de leurs politiques faites de régressions sociales et de discriminations.

Toutes ces luttes, nécessaires et importantes, doivent se traduire par la construction d’un mouvement large et interprofessionnel. C’est pour cette raison que Solidaires, au côté de la CGT et la FSU, appelle à une journée de mobilisation le 8 octobre 2015. Pour nous, l’objectif devrait en être une grève générale, seule à même d’inverser les politiques actuellement menées.

Renforcer le syndicalisme de transformation sociale et de lutte !

Face aux inégalités, aux injustices, à l’exploitation, aux exclusions, au désastre écologique... nous avons raison de nous révolter ! Dans les mois à venir, renforçons les mobilisations pour l’accueil des réfugié-es, manifestons pour faire entendre l’urgence climatique, soyons solidaires avec les autres peuples d’Europe contre les politiques d’austérité...

De ces révoltes, construisons l’avenir en renforçant le syndicalisme de lutte. Rejoindre les équipes syndicales de l’Union syndicale Solidaires, en créer là où nous ne sommes pas encore, c’est choisir de se doter d’outils concrets pour échanger, décider ensemble et s’organiser.

Nous avons besoin de toutes les forces sociales pour renforcer ce syndicalisme de combat et faire reculer gouvernement et patronat !

Prenons ensemble nos affaires en main !


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Édito

           

Rendez-vous

Le 2 décembre 2021
Manifestation nationale des retraité-es
Le 1er octobre une nouvelle fois ce sont des milliers de retraités qui dans l’unité se sont rassemblés dans 164 rassemblements et manifestations pour exiger l’augmentation de leurs pensions de retraite, le maintien et le développement de la protection sociale et des services publics. Face à un gouvernement et un patronat qui restent sourds à leurs exigences sociales, les retraités restent déterminés à agir.
Le 4 décembre 2021
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Le gouvernement Macron a finalement réussi à mettre en application complète sa contre-réforme de l’assurance chômage avec une forte réduction de l’indemnisation des travailleurs·ses sans emploi
Le 5 décembre 2021
Le 5 décembre, Paris fera taire Zemmour
Depuis des mois, Eric Zemmour déballe ses discours de haine en boucle, partout. Sa parole raciste, islamophobe, antisémite misogyne, ultralibérale, sa réhabilitation des pires figures de notre histoire récente dont Pétain, se répandent, avec la complicité aveugle ou assumée de celles et ceux qui ne cessent de lui tendre le micro ou de lui offrir des tribunes. A côté de lui, euphorisés par la libération de cette parole qui blesse et qui tue, les groupes fascistes se sentent pousser des ailes et multiplient les exactions.

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Actualités

Uni•e•s contre l’extrême droite et ses idées, uni•e•s contre le racisme
Tout le monde a pu le constater : ces dernières semaines, l’extrême-droite est à l’offensive. Des médias jusqu’au sommet de l’Etat, les propos racistes augmentent, d’autant plus avec le début de campagne du RN ou du potentiel candidat Zemmour. Les idées de l’extrême droite se répandent dans toutes la société jusqu’au gouvernement de plus en plus liberticide. Dans la rue, leurs militants et groupuscules proches multiplient les agressions et les tentatives d’intimidation, voire tentent de planifier des actes terroristes.
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Non au Service national universel
Réunion publique à la Bourse du travail, organisée par le Collectif Non au SNU.
Macron, le mépris et la nausée
Ce mardi soir, Emmanuel Macron s’est une fois de plus livré à un autosatisfecit de sa politique. La pandémie ? La situation sociale et écologique ? Tout va bien. C’est avec tout le mépris qui caractérise les dominants qu’il a parlé de la réforme antisociale du chômage qui baisse drastiquement les allocations de centaines de milliers de privé.es d’emploi. Le ton est donné.
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Augmenter le salaire horaire ou salaire de base, ce n’est pas seulement augmenter le salaire net mais le brut et ainsi protéger notre sécurité sociale et pérenniser de bonnes retraites. C’est aussi ce qui permet d’avoir des services publics de qualité et en proximité, notamment des soins de santé, de l’école à l’enseignement supérieur, les transports en commun…