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Solidaires, libres et déterminé-es !

  

Nous sommes en deuil, encore une fois et plus durement encore. Ce sont des jeunes, des collègues, des ami-es, des camarades aussi qui sont victimes de cette boucherie.
Comment l’appeler autrement, attentats contre un stade, un concert, des bars, des restaurants. Nous découvrons que la barbarie vient ici, comme à Tunis, à Damas, Kobané, Ankara ou Beyrouth, et que ceux qui la portent ont décidé de s’en prendre comme là-bas aux populations civiles.

Alors nous sommes en deuil mais aussi en colère.

Colère contre les meurtriers qui choisissent la terreur et des cibles qui nous sont chères, qu’on les connaisse ou non. Colère contre ceux qui utilisent la religion à des fins guerrières et prônent le choc des cultures et la guerre des civilisations. Colère contre ceux qui ont retourné les révolutions arabes pour des objectifs sanglants.

Mais colère aussi contre ceux qui laissent la situation se dégrader d’année en année et plus précisément encore depuis un an, depuis les attentats de Charlie et de l’hypermarché casher.

À quoi a servi l’unité nationale vantée en janvier dernier ?

Notre gouvernement a continué sa politique étrangère désastreuse. La France est un des pays les plus présents dans les conflits en Afrique et au Proche Orient, elle est en guerre sans que ses choix n’aient fait l’objet de la moindre discussion démocratique. D’ailleurs ses dernières interventions en Syrie se sont faites sans aucun mandat de l’ONU. De plus elle continue dans sa tradition guerrière à être un des principaux marchands d’armes de la planète, notamment à l’Arabie saoudite, l’Egypte ou le Qatar. Et dans le monde arabe, avec d’autres elle poursuit dans la renonciation à imposer une solution juste entre Palestinien-nes et Israélien-nes, dans un conflit qui empoisonne le monde depuis plus de 50 ans.

Sur le front interne, face à l’antisémitisme toujours virulent, à l’augmentation des actes racistes dont les musulman-es sont particulièrement la cible de la part de ceux et celles qui n’attendaient qu’un prétexte pour en découdre, les politiques des gouvernements successifs ont vidé de leur sens les principes d’égalité et de solidarité. Ces gouvernements et plus particulièrement celui-ci ont aussi multiplié les mesures liberticides.

Quant aux politiques sociales et économiques, les mesures libérales entament la cohésion sociale et aggravent les inégalités. Plutôt que donner de l’air à ceux et celles qui en ont le plus besoin, promouvoir l’égalité réelle et la justice sociale, on vient faire la leçon aux grévistes d’Air France en colère, aux hospitaliers pour les faire travailler plus, on n’a que la compétitivité à la bouche et le patronat donne le la. Ces politiques nourrissent la désespérance sociale dévoyée par l’extrême droite dans un rejet xénophobe et raciste et par d’autres dans une logique de guerre sans fin.

Le mouvement syndical doit être un instrument de la démocratie et de la lutte, du combat contre tous les fascismes qu’ils soient politiques ou religieux, et de toutes les barbaries totalitaires. Il ne doit pas céder à la logique de terreur. C’est dans ce sens que l’Union syndicale Solidaires avait participé à l’écriture du texte intersyndical « vivre ensemble, travailler ensemble », écrit après le 11 janvier 2015 avec la CGT-CFDT-CFTC-CFE-CGE, UNSA, FS, choix que nous affirmons avec encore plus de force dans la période. Solidaires dans l’épreuve face aux actes terroristes, nous devons l’être au cœur de notre activité sur le terrain social, même si les moyens de cette solidarité sont aujourd’hui loin d’être partagés. Nous réaffirmons que pour le syndicalisme, qui est un contre pouvoir, la défense des libertés publiques est une question essentielle.

Le sens de ce combat pour nous s’appelle, égalité, justice sociale et écologique, paix. Il nécessite une transformation sociale portée par le plus grand nombre. Nous sommes en deuil, en colère mais aussi déterminé-es dans notre volonté d’agir sur le terrain des entreprises et des services qui est le nôtre et avec tous ceux et celles qui pensent que cela ne changera que si nous prenons nos affaires en main pour imposer ces objectifs.


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Édito

           

Rendez-vous

24 janvier /
Contre le fascisme, solidarité avec le peuple brésilien
L’élection de Bolsanaro à la présidence du Brésil est lourde de menaces. Le fascisme, la dictature militaire ne sont pas tombées aux oubliettes de l’histoire ! Mais l’extrême violence envers les femmes, les pauvres, les LGBTQI, la population noire, les sans-logis ou les sans-terre est bien antérieure. Tout comme les énormes inégalités et injustices sociales qui règnent dans ce pays.
29 janvier / 18h30 / 31 rue de la Grange-aux-Belles
Soirée débat festive pour la sortie du livre "Découvrir Solidaires, l’union syndicale"
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Union syndicale Solidaires sans jamais oser le demander !
1er février / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
6 février / 18h / 31 rue de la Grange-aux-Belles
Sorti d’usines
Robert Kosmann présentera son livre et des œuvres réalisées en "perruque". La définition que donne le Larousse du terme « perruque » nous permet d’entrer directement dans le vif du sujet : « Fraude de l’ouvrier qui, détournant quelque matière appartenant à son employeur, la détourne à son profit. » Cette pratique transgressive consiste donc à utiliser matériaux et outils sur le lieu de travail, pendant le temps de travail, dans le but de fabriquer un objet en dehors de la production de l’entreprise.

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Actualités

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La récente séquence des Gilets jaunes a mis à nu une aspiration à la démocratie face aux décisions d’un pouvoir dépourvu d’une quelconque assise populaire. Au-delà de la satisfaction de revendications relatives au pouvoir d’achat, une proposition de référendum d’initiative citoyenne semble émerger.
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En France comme ailleurs, la tendance est à la baisse des salaires. Depuis une trentaine d’années, on assiste même à la montée en puissance de formes de travail gratuit ou payé en-dessous du salaire minimum. Stages, services civiques et autres emplois-jeunes sont brandis comme des solutions au chômage de masse. En pratique, ils viennent s’ajouter à des formes bien plus anciennes de travail gratuit, en particulier celui assumé par les femmes dans la sphère domestique.
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« Travail : changer tout », c’est le parti-pris du numéro 9 des Utopiques. Le dossier consacré à cette nécessité se déploie autour de contributions et points de vue différents. Ceux syndicaux et ancrés dans la réalité du travail d’aujourd’hui : des conséquences, sur la vie même des salarié.es, de sa dégradation, des conditions de son exercice, des nouvelles méthodes d’organisation. Il ne saurait être question d’aborder la question du travail sans aborder celle, essentielle, de l’invisibilisation des femmes et le rôle que doit jouer le syndicalisme sur cet enjeu.
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