ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 16 janvier

Journée nationale du droit de retrait


Notre action déterminée au service de vos droits crée une dynamique qui fait qu’aujourd’hui Monsieur Christopher Lila, vendeur aux Halles et délégué du personnel ainsi que membre du CHSCT, élu sans étiquette syndicale, a décidé de nous rejoindre.

  • Les rapports d’incidents, c’est fini !

Comme suite à plusieurs mois de travail de notre part, la direction a annoncé officiellement le retrait des rapports d’incidents. En effet, la multiplication de ces derniers avait tendance à se substituer aux procédures disciplinaires qui, elles, permettent au contraire de se défendre de manière contradictoire et en étant assisté.
Plus encore, ces rapports étaient le plus souvent utilisés pour nous mettre la pression de manière insidieuse. C’est donc une excellente nouvelle.

  • La direction nous prend-elle pour des mules ?

Vous avez tous noté l’arrivée massive ces dernières semaines de marchandises comme jamais dans nos magasins. Cet afflux de boxes qui montent jusqu’au plafond monopolise tout notre travail et nous épuise, voire même nous fait courir des risques.

Nous avons demandé l’organisation d’une réunion extraordinaire de délégués du personnel qui s’est tenue le 13 octobre dernier. A la question « pourquoi autant d’arrivages avaient lieu » alors même qu’aucune embauche supplémentaire n’est prévue, la direction répond que les stocks doivent être mis à niveau suite au trou d’air de cet été ; et que l’effectif en place est en nombre suffisant pour absorber ce travail.

A la question de la fatigue physique des équipes et de la multiplication des arrêts de travail, la direction n’a rien à vous répondre.

Dans ces conditions, face au mutisme de notre employeur, nous appelons le personnel des magasins à mettre en œuvre le droit de retrait qui lui est reconnu par le code du travail.

Article L.4131-1
Le travailleur alerte immédiatement l’employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection.
Il peut se retirer d’une telle situation.
L’employeur ne peut demander au travailleur qui a fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent résultant notamment d’une défectuosité du système de protection.

Pas question pour nous de se casser le dos pour les beaux yeux de New Look ! SUD appelle à mettre en œuvre collectivement le droit de retrait dès l’ouverture de votre magasin lundi 24 octobre prochain comme la direction ne nous laisse aucun autre choix. Aucune sanction ni retrait de salaire ne peut nous être opposé suite à la mise en œuvre de ce droit. Et notre syndicat répondra fortement à toute dérive qui pourra être constatée en ce sens.

Actualités

Nos libertés sont en danger ! Le 16 janvier, reprenons la marche
Depuis le 17 novembre 2020, l’opposition à la proposition de loi Sécurité globale ne cesse de se renforcer. Initiée par une coalition inédite de la société civile, elle a été rejointe et amplifiée par des centaines de milliers de manifestant·e·s, dans plus de 150 villes de France, qui ont bravé dans certains cas les violences policières et les arrestations arbitraires pour dénoncer dans la rue cette proposition de loi, et exiger notamment le retrait de ses articles 21, 22, et 24.
Loi sécurité globale : Rien n’est joué ! tous en manifestation, samedi 16 janvier !
Depuis le 17 novembre dans plus de 150 villes de France des rassemblements dénonçant la fuite en avant répressive et liberticide du gouvernement ont eu lieu, à l’appel d’une coordination large d’associations, de familles de victimes des violences policières et d’organisations syndicales. Des centaines de milliers de manifestant-es sont déjà descendus dans la rue avec pour seules réponses volonté de passage en force et répression accrue.
Macron, hors de nos libertés !
Profitant du contexte sécuritaire et sanitaire anxiogène, le gouvernement a lancé cet automne une vaste offensive très cohérente contre les libertés politiques, qu’elles soient publiques ou individuelles. Tout cela dans un contexte déjà lourd de violences policières toujours plus documentées sans compter les répressions anti syndicales menées par le patronat qui, avec la complicité très active du gouvernement, tentent d’imposer par la force le silence aux oppositions exprimées démocratiquement tant au sein du monde du travail que dans l’espace public.
Prime de 900 euros pour les précaires : le compte n’y est pas !
Cette aide aux plus précaires annoncée en novembre a été finalement validée par un décret le 30 décembre. Elle concerne les salarié-es précaires ayant travaillé plus de 138 jours en 2019. Agir pour les plus précaires nécessite visiblement un certain temps, beaucoup plus quoi qu’il en soit que pour sauver les grandes entreprises ou « adapter » le droit du travail aux contraintes de la pandémie (augmentation du temps de travail, prise de congés…)
Marchons partout pour les libertés et contre l’arbitraire ce samedi 16 janvier
La proposition de loi dite « Sécurité globale » a été votée par l’Assemblée nationale et poursuit son cheminement parlementaire au Sénat. L’annonce par le gouvernement de la réécriture du texte par une commission indépendante a fait long feu puisqu’elle était tout simplement contraire au principe de séparation des pouvoirs.

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