ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      vendredi 05 juin

Mobiliser pour imposer d’autres choix !


Lorsque les travailleurs et les travailleuses (salarié-es en poste, privé-es d’emploi, en formation, retraité-es) se mobilisent, font grève et descendent dans la rue, ce monde capitaliste est contesté et la « question sociale » est au centre des débats.

A l’inverse, lorsque nos luttes refluent, ceux et celles qui nous gouvernent ou aspirent à le faire relancent un climat politique délétère – de surenchère sécuritaire, xénophobe et raciste – et les politiques libérales redeviennent l’horizon perpétuel et indiscuté de nos sociétés – avec, là aussi, une surenchère dans les projets de régression sociale. Alors il faut continuer.

Bien entendu, tous les moyens sont bons pour poursuivre le combat. Mais ne tombons pas dans le panneau des gesticulations qui masquent mal le choix
du renoncement. Seul le rapport de force permettra de changer la donne.

Alors il faut lutter, ne pas se coucher, ne pas laisser la place mais l’occuper, de jour, de nuit, à l’automne comme au printemps. Cela veut dire que la mobilisation tou-te-s ensemble doit se poursuivre et trouver les formes de son expansion, par la grève, les manifestations, le développement des espaces et des cadres d’auto-organisation.

Parce qu’il faut imposer l’abrogation de cette loi, malgré sa promulgation, comme nous l’avions fait pour le CPE. Et parce qu’en reprenant nos mobilisations, à travers nos actions, nos revendications, notre volonté de transformation sociale radicale, nous pouvons redonner sens à l’action collective et force à ceux et celles qui n’ont rien, pour ouvrir la voie à un véritable projet alternatif de société solidaire.

Actualités

Tout comme la santé, nos libertés ne sont pas négociables !
Alors que la population a consenti de façon responsable à une restriction de ses libertés, en particulier à travers le confinement, le gouvernement a poursuivi une politique répressive et liberticide se traduisant par des pratiques autoritaires et des violences policières, sans aucun lien avec la situation sanitaire mais entendant profiter de l’effet de sidération qu’elle a produit pour accélérer sa politique.
30 mai : par milliers les Sans-Papiers imposent le droit de manifester !
Des milliers de sans-papiers ont bravé l’interdiction de la Préfecture de police de Paris et ont réussi à manifester entre 14h30 et 17h de Madeleine et Opéra vers la Place de la République, pendant qu’un cortège d’un millier de personnes parti de Montreuil a été empêché de les rejoindre.
Campagne collective -Pour l’égalité des droits : des papiers pour toutes et tous !
Depuis le début de la crise sanitaire, de nombreux collectifs et organisations se sont mobilisés pour la régularisation pérenne et inconditionnelle de toutes les personnes sans-papiers. Aujourd’hui, ils s’associent pour lancer une campagne commune, et annoncent une journée nationale de mobilisation le 13 juin prochain.
Journée de mobilisation pour les sans-papiers
Sur la base de l’appel « Foyers, Centres de Rétention, Sans-Papiers : des mesures immédiates contre la bombe sanitaire ! »* soutenu à ce jour par 180 collectifs et organisations sur tout le territoire, la Marche des Solidarités appelle à une journée de mobilisation nationale le samedi 30 mai.
Déconfinement phase 2 : presque tous les droits sauf celui de manifester !
Nous exigeons le rétablissement immédiat du droit de manifester et mettrons tout en œuvre pour qu’en tous lieux puissent s’exercer nos droits sociaux et nos libertés publiques pour une véritable démocratie sociale.

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