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On recommence bientôt !

  

Tout ça pour ça ! Plus de dix mois de cirque médiatique orchestré par nos professionnels de la politique (et celles et ceux qui aspirent à l’être) pour nous resservir les mêmes sujets que ceux contenus dans la loi travail de 2016.

Parmi les mesures que veut prendre rapidement le nouveau pouvoir en place, figure une nouvelle loi “travail” XXL allant encore plus loin dans la dérégulation des protections des salariés que celle que nous avons combattue l’an dernier :

  • Inversion des normes généralisée à tous les domaines (salaires, conditions de travail...) en imposant des accords d’entreprise en deçà des minimas des conventions collectives avec la possibilité pour l’employeur d’organiser ses propres référendums pour imposer aux salariés tel ou tel recul social au nom de la survie de l’entreprise.
  • Plafonner les indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif. Cette mesure est tout simplement une autorisation implicite donnée aux patrons de licencier sans motif.
  • Regrouper les instances de représentation du personnel (DP, CE, CHSCT) en imposant les DUP (Délégation Unique du Personnel) ne peuvent que contribuer à affaiblir l’activité syndicale dans les entreprises.

Adoptée à coup d’ordonnances, cette première loi serait la première d’une série qui ne vise qu’à rassurer le pouvoir économique et affaiblir les protections encore existantes dans notre système de protection sociale.

La réforme de l’assurance chômage avec le contrôle accru des sans- emplois et la réforme des retraites (suppression de la retraite par répartition pour aller vers un système par points avec au passage la suppression des régimes spéciaux et de la fonction publique) vont dans ce sens.

Ce pouvoir nouvellement en place, pas plus que le précédent, n’a aucune légitimité pour imposer ces réformes aux salariés de notre pays.
Malgré ses divisions, le mouvement syndical a, dans son ensemble, cette responsabilité de mettre le monde du travail massivement en mouvement...

Entre les gesticulations des uns et les visites courtoises dans les cabinets ministériels des autres, on est encore bien loin de cette dynamique de mobilisation qui reste à construire.


On recommence bientôt !



           

Rendez-vous

23 mai / 17h / 6 rue de la Montagne Sainte-Geneviève
Libération immédiate du syndicaliste enseignant arrêté abusivement lors de la manifestation Fonction Publique !
Un syndicaliste enseignant membre de SUD Éducation 93 et de l’Union Syndicale Solidaires, a été arrêté alors qu’il quittait le cortège de la manifestation de la Fonction Publique le 22 mai à Paris.
23 mai / 18h30 / 31 rue de la Grange aux Belles
Solidaires social club
L’Union syndicale Solidaires et La petite Boîte à Outils présentent "L’amiante, une lutte d’aujourd’hui"
24 mai / 9h30 / à la Bourse du travail
Second Etats généraux de la santé des travailleuses et travailleurs
Le collectif « Ne plus perdre sa vie à la gagner » face à la disparition d’un certain nombre d’outils (dont le CHSCT) souhaite lancer des initiatives autour de la santé et des conditions de travail et enclencher des actions et campagnes collectives.
26 mai / 14h / 31 rue de la Grange aux Belles
L’autogestion en mai et juin 1968 en France
Notre objectif est de faire connaître ces expériences, d’en comprendre la portée, les obstacles auxquels elles se sont heurtées, comment elles ont véritablement fonctionné, dans les entreprises, les établissements scolaires, les quartiers et les campagnes, ainsi que les stratégies de leurs acteurs. Cette initiative s’inscrit dans une réflexion plus vaste sur l’actualité de l’autogestion tant dans les luttes que les dans les discussions programmatiques, que nous entendons poursuivre. Il s’agit donc d’une étape.
26 mai / 14H / Gare de l’Est
Marée populaire
Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité. Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l’égalité femmes hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international.

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Actualités

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