ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      lundi 13 juillet

On recommence bientôt !


Parmi les mesures que veut prendre rapidement le nouveau pouvoir en place, figure une nouvelle loi “travail” XXL allant encore plus loin dans la dérégulation des protections des salariés que celle que nous avons combattue l’an dernier :

  • Inversion des normes généralisée à tous les domaines (salaires, conditions de travail...) en imposant des accords d’entreprise en deçà des minimas des conventions collectives avec la possibilité pour l’employeur d’organiser ses propres référendums pour imposer aux salariés tel ou tel recul social au nom de la survie de l’entreprise.
  • Plafonner les indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif. Cette mesure est tout simplement une autorisation implicite donnée aux patrons de licencier sans motif.
  • Regrouper les instances de représentation du personnel (DP, CE, CHSCT) en imposant les DUP (Délégation Unique du Personnel) ne peuvent que contribuer à affaiblir l’activité syndicale dans les entreprises.

Adoptée à coup d’ordonnances, cette première loi serait la première d’une série qui ne vise qu’à rassurer le pouvoir économique et affaiblir les protections encore existantes dans notre système de protection sociale.

La réforme de l’assurance chômage avec le contrôle accru des sans- emplois et la réforme des retraites (suppression de la retraite par répartition pour aller vers un système par points avec au passage la suppression des régimes spéciaux et de la fonction publique) vont dans ce sens.

Ce pouvoir nouvellement en place, pas plus que le précédent, n’a aucune légitimité pour imposer ces réformes aux salariés de notre pays.
Malgré ses divisions, le mouvement syndical a, dans son ensemble, cette responsabilité de mettre le monde du travail massivement en mouvement...

Entre les gesticulations des uns et les visites courtoises dans les cabinets ministériels des autres, on est encore bien loin de cette dynamique de mobilisation qui reste à construire.


On recommence bientôt !

Actualités

Journée nationale unitaire de mobilisation à l’occasion de la fin de la trêve des expulsions
La crise sanitaire a révélé à nouveau et aggravé les effets dramatiques au plan social et humain de la crise du logement, conséquence de politiques du logement désastreuses : sans- abris confinés dans la rue, gymnases et chambres d’hôtels surpeuplées, mal- logés dans les taudis, habitants des quartiers populaires en surpeuplement et résidents de foyers abandonnés, locataires HLM et privés, ou accédants, qui par centaines de milliers sont, ou seront, en impayé car leurs revenus ont diminué et le logement est cher, trop cher !
Rencontre avec M.Castex à Matignon
L’Union syndicale Solidaires a été invitée comme l’ensemble des organisations syndicales à rencontrer Jean Castex et Elisabeth Borne ce vendredi 10 juillet à 18h30. Nous irons porter nos positions et interroger le Premier Ministre sur la politique que son gouvernement entend mener.
Le 14 juillet, les invisibles prennent la bastille !
Ils et elles ont été en première ligne pour permettre à la société de fonctionner pendant le confinement. Soignant-es et personnels hospitaliers, personnels de nettoyage, agent-es de sécurité, éboueurs-euses, caissiers-ères, livreurs-euses, agent-es municipaux-ales et territoriaux-ales.... toutes et tous ont démontré à quel point ils et elles sont indispensables au fonctionnement de la société et particulièrement les femmes très présentes dans la plupart de ces métiers.
Il y a urgence sociale !
La pandémie a durablement affecté de nombreux secteurs d’emploi par exemple dans le domaine de la production industrielle, le tourisme, la restauration, le spectacle, le commerce... Les services publics ont démontré leur rôle de première importance que ce soit dans la santé, l’éducation, les administrations, au plus près des usagers, sans reconnaissance, ni en terme d’emplois à créer, ni en augmentation de salaire pour les personnels.
Marche Adama Traoré IV le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise
Adama Traoré, le 19 juillet 2016, meurt à la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), après son interpellation à Beaumont-sur-Oise. Il meurt étouffé à la suite d’un plaquage ventral par trois gendarmes. Ces derniers mots sont : « Je n’arrive pas à respirer ».

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