MENU
Édito Actualités Évenements Communiqués Manifestations Réflexions Retour sur... Syndicalisme Travail   dimanche 22 avril

Soirée de soutien aux syndicalistes licencié-es en Turquie

  

Depuis l’été 2015, la Turquie est plongée dans une nouvelle phase du régime autoritaire.

Plus de 135 000 salarié.es ont été licenciés en Turquie depuis les purges lancées par Erdogan à l’automne 2016. Des enseignant.es, des infirmie.ères, des universitaires, des ouvrie.ères, des agents administratifs, se sont retrouvés du jour au lendemain sur le carreau par simple décret, sans acte d’accusation. Ce licenciement est synonyme pour chacun et chacune d’arrêt de mort : plus de revenus, pas de droits au chômage, plus de droits à la sécurité sociale, et une impossibilité de retrouver un emploi stable, ce à quoi s’ajoute l’interdiction de sortir du pays du fait de l’annulation des passeports. Cette vague de licenciements politiques sans précédent frappe de plein fouet les syndicalistes qui tentent de résister à l’autoritarisme néolibéral de l’AKP, à savoir essentiellement nos camarades de syndicats membres des confédérations syndicales KESK (public) et DISK (privé), seules confédérations syndicales à assumer une opposition frontale au régime Erdogan. Près de 5000 de leurs membres ont ainsi été licenciés, près d’une centaine croupissent dans les prisons turques.

Encore une fois les zones kurdes sont en première ligne : les syndicats de lutte y sont plus présents qu’ailleurs et ils en paient le prix fort ! Ainsi, dans la foulée de la mise sous tutelle par l’État turc des villes tenues par le parti BDP (parti kurde), des milliers de travailleurs de ces mairies ont été mis à la porte sans motif, rayant au passage d’un trait de plume les conventions collectives négociées avec les anciennes équipes municipales.
Pour faire face à cette répression, nos camarades sur place s’organisent. Ces deux syndicats ont décidé de prendre en charge en partie les salaires de leurs syndiqués licenciés. Les cotisations de tous leurs membres ont été fortement augmentées car c’est plus de 700000 euros chaque mois que doivent verser ces syndicats pour assurer une source de revenu à leurs militant.es licencié.es ! Voilà pourquoi plus que jamais, les syndicalistes de Turquie et du Kurdistan ont besoin de notre aide. Pour lutter contre l’extrême-droite à travers les frontières, à nous aussi de les soutenir.

En organisant cette soirée de soutien aux syndicalistes licenciés en Turquie et au Kurdistan, l’Union syndicale Solidaires vise deux objectifs :

Récolter des fonds pour soutenir concrètement nos camarades des syndicats KESK et DISK licenciés.

Faire connaître la situation spécifique des syndicalistes du Kurdistan autour de cette question : "Comment lutter syndicalement sous état d’urgence ?"

Dans le cadre de la collecte de l’intersyndicale, Solidaires vous invite à une grande soirée de soutien aux syndicalistes licencié.e.s en Turquie le Samedi 10 Juin à partir de 19h30 à Clos Sauvage (12 rue du clos Bernard à Aubervilliers)

Discussion autour de « Lutter et résister sous état d’urgence : répression et lutte syndicale au Kurdistan », en présence de plusieurs syndicalistes exilé.e.s des secteurs de l’éducation, de la santé et des collectivités territoriales.


Rendez-vous

25 avril / 14h / 4 rue Traversière
Assurance chômage : un projet de loi contre les chômeurs et les chômeuses
La réforme de l’assurance chômage élégamment appelée « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est présentée au conseil des ministres ce 25 avril.
1er mai / 14h30 / place de la Bastille
Journée internationale de manifestations, de revendications et de solidarité entre les travailleur-euse-s !
Dans le contexte actuel de mobilisations face à l’ampleur des attaques de Macron et de son gouvernement, cette journée du 1er mai prendra une importance toute particulière et constituera une étape importante de la convergence des luttes.
2 mai / 18h30 / 31 rue de la Grange aux belles
Réunion publique sur le syndicalisme au Mexique et les communautés zapatistes
Syndicalisme de lutte, autonomie des communautés zapatistes au Chiapas. Interven on du collectif Paris-Ayotzinapa
4 mai / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
22 mai /
Processus d’actions et nouvelle grève le 22 mai prochain pour donner un avenir à la Fonction publique
Réunies le 10 avril 2018, les organisations syndicales réaffirment qu’elles ne partagent ni l’orientation, ni la méthode, ni le calendrier proposés par le gouvernement dans son document d’orientation intitulé « Refonder le contrat social avec les agents publics »

Facebook


Twitter

  

Actualités

Prise en charge des personnes âgées dépendantes : Les professionnels toujours mobilisés !
L’intersyndicale soutenue par l’AD-PA constate que le Président de la République, Emmanuel Macron a été contraint de s’exprimer sur le sujet confirmant ainsi le succès des grèves et des mobilisations des 30 janvier et 15 mars. Pour autant sa proposition d’une 2ème journée de solidarité est une provocation inacceptable : Elle doit être abandonnée !
Après le 19 avril, poursuivons les grèves, construisons un front commun
La journée du 19 avril appelée pour la défense des services publics, de l’emploi et des salaires a rassemblé des dizaines de milliers de manifestant-es, appelé nationalement par seulement deux organisations. Elle a constitué un moment de rencontre important dans la rue mais aussi dans des assemblées générales ouvertes ou communes dans les services.
Le 19 avril en grève, en manifestation, amplifions et coordonnons les mobilisations sociales
Les mobilisations actuelles se renforcent et s’étendent dans le rail, dans les universités, les hôpitaux, aux finances publiques, dans une partie croissante des services publics mais aussi dans le secteur privé en particulier sur la question des salaires et plus globalement sur le pouvoir d’achat avec la mobilisation des retraité.es.
Nous voulons des augmentations de salaires !
Les inégalités n’ont pas cessé de croître. On nous dit que la croissance revient, mais à ce stade rien pour les salarié-es, bien au contraire.
Visite de Justin Trudeau à Paris : le collectif Stop TAFTA/CETA alerte sur les dangers du CETA !
A l’occasion de la journée mondiale de solidarité avec les luttes paysannes et de l’allocution du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, devant l’Assemblée Nationale ce 17 avril 2018, le collectif Stop TAFTA/CETA organise une action symbolique à 13h Place Edouard Herriot.