ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 23 janvier

Soirée de soutien aux syndicalistes licencié-es en Turquie


Plus de 135 000 salarié.es ont été licenciés en Turquie depuis les purges lancées par Erdogan à l’automne 2016. Des enseignant.es, des infirmie.ères, des universitaires, des ouvrie.ères, des agents administratifs, se sont retrouvés du jour au lendemain sur le carreau par simple décret, sans acte d’accusation. Ce licenciement est synonyme pour chacun et chacune d’arrêt de mort : plus de revenus, pas de droits au chômage, plus de droits à la sécurité sociale, et une impossibilité de retrouver un emploi stable, ce à quoi s’ajoute l’interdiction de sortir du pays du fait de l’annulation des passeports. Cette vague de licenciements politiques sans précédent frappe de plein fouet les syndicalistes qui tentent de résister à l’autoritarisme néolibéral de l’AKP, à savoir essentiellement nos camarades de syndicats membres des confédérations syndicales KESK (public) et DISK (privé), seules confédérations syndicales à assumer une opposition frontale au régime Erdogan. Près de 5000 de leurs membres ont ainsi été licenciés, près d’une centaine croupissent dans les prisons turques.

Encore une fois les zones kurdes sont en première ligne : les syndicats de lutte y sont plus présents qu’ailleurs et ils en paient le prix fort ! Ainsi, dans la foulée de la mise sous tutelle par l’État turc des villes tenues par le parti BDP (parti kurde), des milliers de travailleurs de ces mairies ont été mis à la porte sans motif, rayant au passage d’un trait de plume les conventions collectives négociées avec les anciennes équipes municipales.
Pour faire face à cette répression, nos camarades sur place s’organisent. Ces deux syndicats ont décidé de prendre en charge en partie les salaires de leurs syndiqués licenciés. Les cotisations de tous leurs membres ont été fortement augmentées car c’est plus de 700000 euros chaque mois que doivent verser ces syndicats pour assurer une source de revenu à leurs militant.es licencié.es ! Voilà pourquoi plus que jamais, les syndicalistes de Turquie et du Kurdistan ont besoin de notre aide. Pour lutter contre l’extrême-droite à travers les frontières, à nous aussi de les soutenir.

En organisant cette soirée de soutien aux syndicalistes licenciés en Turquie et au Kurdistan, l’Union syndicale Solidaires vise deux objectifs :

Récolter des fonds pour soutenir concrètement nos camarades des syndicats KESK et DISK licenciés.

Faire connaître la situation spécifique des syndicalistes du Kurdistan autour de cette question : "Comment lutter syndicalement sous état d’urgence ?"

Dans le cadre de la collecte de l’intersyndicale, Solidaires vous invite à une grande soirée de soutien aux syndicalistes licencié.e.s en Turquie le Samedi 10 Juin à partir de 19h30 à Clos Sauvage (12 rue du clos Bernard à Aubervilliers)

Discussion autour de « Lutter et résister sous état d’urgence : répression et lutte syndicale au Kurdistan », en présence de plusieurs syndicalistes exilé.e.s des secteurs de l’éducation, de la santé et des collectivités territoriales.

Actualités

Le gouvernement (et le Sénat) sacrifient les jeunes en n’étendant pas le RSA aux 18-25 ans
Parmi les 5,3 millions de pauvres en 2017, plus de la moitié sont des jeunes de moins de 30 ans. Entre 18 et 29 ans, le taux de pauvreté est maximal à cause du chômage, des bas salaires et de la précarité de l’emploi. Aujourd’hui, cette tranche d’âge paye l’addition de la crise économique.
Non au Service national universel !
Sarah El Haïry, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et des Sports, chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, vient de réaffirmer que le Service national universel (SNU) serait obligatoire en 2026, pour 800 000 jeunes de 16 ans.
Contre le chômage et les licenciements : Indispensables 32 heures !
Depuis des années, patronat, lobbies libéraux et gouvernement ne cessent de saturer l’espace public français : il serait en effet indispensable d’augmenter le temps de travail. Pourtant les comparaisons internationales, notamment celles issues d’Eurostat, indiquent que la durée hebdomadaire du travail en France est supérieure d’une heure à celle de la moyenne de la zone euro et de deux à celle de 2019 en Allemagne !
Mobilisons-nous le 16 janvier contre la loi Sécurité globale et les autres textes liberticides
Nous appelons à de nouvelles Marches des libertés. Celle-ci mêlera les voix des journalistes, documentaristes, réalisateur·trices, victimes et familles de victimes de violences policières, associations de droits humains et artistes solidaires du combat contre les lois liberticides.
200.000 personnes reprennent la marche des libertés
Les Marches des Libertés ont rassemblé, ce samedi 16 janvier partout en France, des centaines de milliers de personnes, toutes générations confondues, pour défendre nos libertés. 15000 personnes ont défilé à Paris, de la place Félix-Eboué à la Bastille.

Facebook


Twitter