ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 15 août

Baisse des allocations logement de 5€ par mois, pressurer les plus pauvres pour faire des cadeaux aux plus riches !


Le gouvernement vient d’annoncer une baisse de 5€ des allocations logement (APL, ALF, ALS). A nouveau, cette baisse d’une aide essentielle frappe rudement les plus pauvres. Alors que le nombre d’expulsions de logement pour impayés est en hausse depuis plus de 10 ans, le gouvernement choisit de raboter une aide essentielle au paiement du loyer pour bien des ménages (2,6 millions) et des étudiant-es (800 000).

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux :

  • Baisser le montant des allocations logement, c’est faire peser sur les personnes déjà les plus en situation de précarité le coût de la crise du logement. Les allocations logement jouent, certes, un rôle dans l’inflation des loyers, mais c’est faute de volonté politique que ces derniers ne sont pas encadrés. La loi sur l’encadrement des loyers dans les zones tendues, votée par le parlement, n’est pas appliquée, les décrets d’application n’ayant pas été pris par le précédent gouvernement (qui a d’ailleurs été condamné pour cela par le Conseil d’État).
  • Baisser le montant des allocations logement, c’est humilier les centaines de milliers de demandeurs de logements sociaux qui attendent un logement avec un loyer adapté à leurs revenus. La loi sur le droit au logement opposable n’est pas appliquée, les délais d’attente restent trop longs. L’Etat est régulièrement condamné au Tribunal Administratif pour ces faits.
  • Baisser le montant des allocations logement, c’est imposer aux bénéficiaires les plus vulnérables de « choisir » en conséquence entre se priver de manger, renoncer aux consultations médicales, aux soins, ne plus se chauffer… pour celles et ceux qui n’en sont pas déjà réduit à ces conditions ?

La Fédération SUD Santé Sociaux considère que de baisser le montant des allocations logement, revient à cracher au visage de millions de personnes qui survivent en comptant les centimes pour finir le mois, insulte d’autant plus insupportable qu’une baisse de 4,5 mds d’euros de l’ISF est également au programme.

La Fédération SUD Santé Sociaux dénonce la baisse des allocations logement et revendique :

  • Un plan massif de construction de logements sociaux ;
  • La fin des avantages et privilèges, notamment fiscaux, accordés aux investisseurs privés ;
  • Le plafonnement des loyers dans le parc privé ;
  • La réquisition des logements vides ;
  • La suspension de l’ensemble des procédures d’expulsion ;
  • L’application de la loi DALO.

Actualités

Il fait trop chaud au boulot, ON FAIT QUOI ?
Dans les jours qui viennent, il est prévu des températures ambiantes à l’ombre qui vont dépasser les 30 degrés dans la journée : au-delà de 33 °C, le risque d’accident est accru ou lorsque la température nocturne est supérieure à 25 °C.
Soutien aux mineurs non accompagnés
Le 29 juin dernier, il y a un mois maintenant, une centaine de mineurs non accompagnés se sont installés sous des tentes au square Jules Ferry, près de République, afin de rendre visible leur situation de laissés pour compte par les conseils départementaux et l’Etat.
Féministes et en colère, nous ne tolérons ni les agresseurs, ni leurs soutiens
Les mobilisations des féministes contre les nominations, aussi bien au gouvernement qu’à la mairie de Paris, sont le signe d’un dynamisme que le "pouvoir", quel que soit sa couleur politique, n’a pas compris. Et pourtant, le message donné depuis la vague #MeToo est clair : par la libération de la parole des femmes, il n’est plus question de tolérer ni les propos et agissements sexistes, ni les auteurs d’agressions sexistes et sexuelles et leurs complices. Tous ceux qui ont encore du mal à comprendre la notion de "consentement libre" (sans entrave, sans pression...) pour tout rapport sexuel devront répondre de leurs actes, et d’autant plus s’ils sont ministres, ou élus.
Réforme de l’assurance chômage : finalement, elle reste....
Face à la fronde de l’ensemble des syndicats qui en exigent l’abrogation, Macron avait promis des “ajustements” à sa réforme unilatérale de l’assurance chômage de 2019. Depuis, le nouveau premier ministre en a annoncé le report à début 2021. Finalement, le gouvernement prévoit que le premier volet de la réforme, entré en application au 1er novembre 2019, s’appliquera quand même à toutes les personnes ayant perdu leur emploi avant le 1er août 2020 !
Crise, licenciements et précarité… une rentrée de lutte à préparer avec nos revendications !
Quatre pages de l’Union Syndicale Solidaires.

Facebook


Twitter