MENU
      ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      mardi 18 juin

« C’est l’état d’urgence, tout est permis : Le Medef gouverne, l’État réprime »

  

Intervention de {{Solidaires}} lors du "{{Cabaret d’urgence}}" organisé le 16 octobre au Théâtre de l’Épée de Bois, à la Cartoucherie, sur le thème « C’est l’état d’urgence, tout est permis : Le Medef gouverne, l’État réprime ».

Trois procès en cours sont emblématiques de la période que nous vivons :

Les 19 et 20 octobre, se tiendra à Amiens le procès en appel des 8 de Goodyear, condamnés en 1 ère instance à 24 mois de prison dont 9 mois fermes et 5 ans de mise à l’épreuve, alors même que la direction de Goodyear et les 2 cadres (soi-disant séquestrés) ont retiré leur plainte.

Le procès de Laura Pfeiffer inspectrice du travail condamnée en appel le 14 septembre dernier, à 3500 euros d’amendes (ainsi qu’un salarié lanceur d’alerte), pour avoir fait son métier et dénoncé auprès des organisations syndicales les pressions de la société Tefal.

L’affaire des 16 salariés d’Air France, si médiatisée pour quelques lambeaux de chemise a vu le licenciement de syndicalistes de la CGT contre l’avis de l’inspection du travail, et les peines pénales vont bientôt tomber pour les autres…

A ceux-là se rajoutent les procès « dans l’ombre » où les syndicalistes, militant-es, où ceux ou celles qui ont fait le choix de résister à l’injustice, et qui se multiplient. Des centaines de personnes mobilisées lors de la loi travail, de Solidaires, ou d’autres syndicats, de simples manifestant-es des lycéen-es ont aussi été condamnées à des peines, avec parfois des dommages et intérêts sans commune mesure avec les actes reprochés (à Strasbourg, 8 manifestants condamnées à plus de 80.000 euros de dommages et intérêts pour quelques pneus brûlés). Et ils ou elles sont encore nombreux à attendre leur procès, comme Loïc aujourd’hui. La répression s’abat aussi désormais contre celles et ceux qui mènent des actions de solidarité avec les migrant-es.

La mobilisation contre la Loi travail aura marqué un tournant dans notre pays, celui d’une régression pour les libertés fondamentales et notamment celle de manifester, avec un « maintien de l’ordre » sans précédent, des fouilles, des nassages, un contact permanent des « forces de l’ordre » avec les manifestants, des gazages, et l’utilisation de véritables armes, grenades de désencerclement, flash ball...Laurent Théron, camarade de Solidaires, de Sud APHP en a perdu l’usage de son œil le 15 septembre dernier, comme également précédemment un étudiant à Rennes, sans parler des innombrables manifestant-es blessées.

Et aujourd’hui il faut bien faire les constats suivants :

Nous avons une justice qui condamne (parfois sans aucune preuve tangible), qui n’hésite pas à traiter les militant-es de « casseurs et de voyous », relayant ainsi un Etat qui impose un ordre « d’état d’urgence » où fouler les libertés devient la norme.
La répression anti syndicale, plus forte que jamais, remet en cause le syndicalisme de luttes, le syndicalisme indépendant, celui qui donne une place centrale à l’expression des salariés et à la construction de rapport de force, la liberté d’adhérer au syndicat de son choix, le droit de grève, le droit de manifester...

Or au fond, c’est bien la résistance à la violence sociale actuelle que l’État choisi de réprimer :

Les GoodYear se sont battus pendant 7 ans et ont refusé le licenciement des 1173 salariés de l’usine d’Amiens Nord. Les salariés d’Air France se battent contre un plan de licenciement massif, Laura Pfeiffer se bat pour l’intérêt des salariés de Tefal et contre les agissements honteux de cette société, Loïc s’est battu pour que ce ne soit pas le Medef qui impose ses diktats avec la complicité du gouvernement…comme se sont battus les milliers de personnes qui refusent la Loi travail, ou l’injustice des politiques au service d’un capitalisme de plus en plus sauvage.

Face à la violence sociale qui fait tant de victimes « silencieuses », face à toutes les formes de répression contre les libertés de manifester, liberté syndicale, ou simplement de résister, nous devons continuer à faire front unis, et Solidaires sera présent dans toutes ces luttes, et au côtés de Loïc,

On ne lâchera rien !


Rendez-vous

19 juin /
Rassemblement de soutien à un camarade SUD-Rail menacé de licenciement pour fait de syndicalisme
appel à un rassemblement de soutien le 19 juin prochain à La Défense
27 juin /
Rassemblement à l’appel de l’intersyndicale nationale Fonction publique
Les organisations syndicales de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public, à une Fonction publique et au Statut général au service de toutes et tous, porteurs de l’intérêt général. Elles appellent, ensemble, le gouvernement à entendre leurs demandes en matières salariales et concernant le projet de loi fonction publique.
5 juillet / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
20 juillet /
Marche ADAMA III
Cela fera trois ans de lutte après la mort d’Adama Traoré, tué par trois gendarmes à Beaumont-sur-Oise. Trois ans de lutte contre le déni de justice, contre la répression étatique, pour la libération des quatre frères Traoré emprisonnés.

Facebook


Twitter


Actualités

Gaël en garde-à-vue : exigeons sa libération immédiate
Ils sont venus chercher Gaël chez lui un dimanche à 6h et ils ont prolongé sa garde à vue au delà de 24h, ils ont aussi tenté de prendre Nordine, ils ont aussi mis en garde à vue toute la journée de dimanche un journaliste qui accompagnait les grévistes : l’Etat et La Poste franchissent toutes les limites, on ne peut pas laisser faire !
STOP aux privatisations. Obtenons un référendum sur Aéroport de Paris
Solidaires appelle à participer et faire participer à ce référendum d’initiative partagée. Et si au lieu de les privatiser, on utilisait ces entreprises pour d’autres politiques publiques, pour servir à la justice sociale et la justice écologique ? Pour des augmentations de salaires, des baisses de prix du gaz ou une autre politique de l’aérien très pollueur et peu taxé ?
Congés bonifiés. Toutes et tous ensemble le 14 juin devant Bercy !
Depuis un rassemblement et une manifestation organisés en défense du congé bonifié, c’est silence radio dans toutes les hautes sphères gouvernementales et ministérielles. Personne ne semble capable de recevoir les organisations syndicales afin d’expliquer les raisons de supprimer le congé bonifié.
« Acte Deux » du gouvernement… sans surprise
Le discours de politique générale d’Édouard Philippe devant l’Assemblée nationale a été sans surprise : il garde le cap sur la politique menée depuis l’élection présidentielle, promesses de campagnes et annonces déjà faites qui détricotent ce qui reste de notre modèle social.
Occupation de l’agence Chronopost d’Alfortville
Depuis ce 11 juin au matin, des travailleurs sans papiers travaillant ou ayant travaillé à Chronopost occupent l’agence d’Alfortville.