ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      jeudi 29 juillet

« C’est l’état d’urgence, tout est permis : Le Medef gouverne, l’État réprime »


Trois procès en cours sont emblématiques de la période que nous vivons :

Les 19 et 20 octobre, se tiendra à Amiens le procès en appel des 8 de Goodyear, condamnés en 1 ère instance à 24 mois de prison dont 9 mois fermes et 5 ans de mise à l’épreuve, alors même que la direction de Goodyear et les 2 cadres (soi-disant séquestrés) ont retiré leur plainte.

Le procès de Laura Pfeiffer inspectrice du travail condamnée en appel le 14 septembre dernier, à 3500 euros d’amendes (ainsi qu’un salarié lanceur d’alerte), pour avoir fait son métier et dénoncé auprès des organisations syndicales les pressions de la société Tefal.

L’affaire des 16 salariés d’Air France, si médiatisée pour quelques lambeaux de chemise a vu le licenciement de syndicalistes de la CGT contre l’avis de l’inspection du travail, et les peines pénales vont bientôt tomber pour les autres…

A ceux-là se rajoutent les procès « dans l’ombre » où les syndicalistes, militant-es, où ceux ou celles qui ont fait le choix de résister à l’injustice, et qui se multiplient. Des centaines de personnes mobilisées lors de la loi travail, de Solidaires, ou d’autres syndicats, de simples manifestant-es des lycéen-es ont aussi été condamnées à des peines, avec parfois des dommages et intérêts sans commune mesure avec les actes reprochés (à Strasbourg, 8 manifestants condamnées à plus de 80.000 euros de dommages et intérêts pour quelques pneus brûlés). Et ils ou elles sont encore nombreux à attendre leur procès, comme Loïc aujourd’hui. La répression s’abat aussi désormais contre celles et ceux qui mènent des actions de solidarité avec les migrant-es.

La mobilisation contre la Loi travail aura marqué un tournant dans notre pays, celui d’une régression pour les libertés fondamentales et notamment celle de manifester, avec un « maintien de l’ordre » sans précédent, des fouilles, des nassages, un contact permanent des « forces de l’ordre » avec les manifestants, des gazages, et l’utilisation de véritables armes, grenades de désencerclement, flash ball...Laurent Théron, camarade de Solidaires, de Sud APHP en a perdu l’usage de son œil le 15 septembre dernier, comme également précédemment un étudiant à Rennes, sans parler des innombrables manifestant-es blessées.

Et aujourd’hui il faut bien faire les constats suivants :

Nous avons une justice qui condamne (parfois sans aucune preuve tangible), qui n’hésite pas à traiter les militant-es de « casseurs et de voyous », relayant ainsi un Etat qui impose un ordre « d’état d’urgence » où fouler les libertés devient la norme.
La répression anti syndicale, plus forte que jamais, remet en cause le syndicalisme de luttes, le syndicalisme indépendant, celui qui donne une place centrale à l’expression des salariés et à la construction de rapport de force, la liberté d’adhérer au syndicat de son choix, le droit de grève, le droit de manifester...

Or au fond, c’est bien la résistance à la violence sociale actuelle que l’État choisi de réprimer :

Les GoodYear se sont battus pendant 7 ans et ont refusé le licenciement des 1173 salariés de l’usine d’Amiens Nord. Les salariés d’Air France se battent contre un plan de licenciement massif, Laura Pfeiffer se bat pour l’intérêt des salariés de Tefal et contre les agissements honteux de cette société, Loïc s’est battu pour que ce ne soit pas le Medef qui impose ses diktats avec la complicité du gouvernement…comme se sont battus les milliers de personnes qui refusent la Loi travail, ou l’injustice des politiques au service d’un capitalisme de plus en plus sauvage.

Face à la violence sociale qui fait tant de victimes « silencieuses », face à toutes les formes de répression contre les libertés de manifester, liberté syndicale, ou simplement de résister, nous devons continuer à faire front unis, et Solidaires sera présent dans toutes ces luttes, et au côtés de Loïc,

On ne lâchera rien !

Actualités

Pétition contre la loi sanitaire et les régressions sociales à venir
Comment justifier qu’un pass sanitaire permette : de discriminer à l’embauche, de suspendre le salaire ou de licencier des salarié·e·s, en CDD ou précaires, parce qu’ils·elles ne sont pas vacciné·e·s ? de refuser des patient·e·s dans les hôpitaux pour la même raison ? d’instaurer un contrôle et une surveillance généralisés sur la population et de diviser la population entre vacciné·e·s et non vacciné·e·s ?
Mobilisons nous contre le pass sanitaire et pour nos droits
La loi sur le pass sanitaire a été adoptée dimanche 25 juillet. Elle valide une approche par sanction plutôt que par incitation de la vaccination. Pour Solidaires, la vaccination est l’instrument principal de lutte contre la pandémie, y compris au niveau mondial. Mais Solidaires refuse ce pass sanitaire qui conditionne notre vie sociale et professionnelle au vaccin, qui renforce dans des conditions non clairement définies, le contrôle sur la population, le contrôle policier et la mise en place d’une surveillance numérique généralisée.
Oui à la vaccination, non au passeport sanitaire et aux licenciements !
Face à cette pandémie mondiale, l’Union syndicale Solidaires réclame depuis des mois la levée des brevets et l’accès au vaccin pour tous les pays afin que l’ensemble de la population mondiale puisse y avoir accès. La vaccination, un des outils de lutte contre la pandémie, ne peut occulter l’incurie gouvernementale en matière de moyens humains et matériels pour les hôpitaux. Elle ne doit pas non plus être un prétexte à l’explosion d’un discours anti-scientifique voire complotiste, ni à stigmatiser les personnes qui craignent encore de se faire vacciner.
Refusons le projet de loi sanitaire et les régressions sociales
Le pass sanitaire marquera la vie de millions de Français·es, puisqu’en très peu de temps, et encore plus dès lors que le test PCR ne sera plus gratuit, toute vie sociale et professionnelle sera contrainte par le fait d’être vacciné.
La vérité pour Adama : 5ème marche (et festival) Adama !
Nous soutenons et appelons à participer, le samedi 17 juillet à Beaumont sur Oise, au rassemblement en hommage à Adama Traoré, pour demander justice et vérité. Cinq ans auparavant, il est mort entre les mains des gendarmes de Persan. Cinq ans de déni, cinq ans de combat, cinq ans d’acharnement contre sa famille, puisqu’après plus de 4 ans de détention provisoire, son frère vient d’être acquitté.

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