ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      vendredi 24 janvier

Enfin une pierre dans le jardin de l’état d’urgence !


Par décision du 9 juin, celui-ci a donc abrogé, à compter du 15 juillet, l’interdiction de séjour faite à « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics » en raison du déséquilibre qu’elle crée au regard de la liberté d’aller et de venir et le droit de mener une vie familiale normale. Rappelons que cette mesure avait notamment permis aux autorités alors en place d’écarter des mobilisations sociales plusieurs centaines de militants pour des motifs officiellement sécuritaires mais en réalité pour délit d’opinion et d’opposition politique, notamment lors des mobilisations à l’occasion de la COP 21 et contre la loi travail. Le rapport d’Amnesty International a également contribué à démontrer que les interdictions de manifester, de fait, étaient contraires aux libertés.

Dès lors Solidaires se réjouit de la disparition de cette mesure et continue de revendiquer la levée complète et définitive de cet état d’exception lequel permet entre autres les assignations à résidences, les perquisitions administratives et met à l’écart l’autorité judiciaire.

Sous couvert de sécurité de la population, il aura surtout démontré depuis sa mise en place au lendemain des attentats de novembre 2015 sa nature profondément liberticide et confirmé qu’il était un outil pour empêcher en réalité toute contestation sociale et stigmatiser la population musulmane pourtant sans rapport avec les actes terroristes.

A l’heure où le gouvernement déclare avoir l’intention de faire proroger une fois encore l’état d’urgence et surtout d’en retranscrire les dispositions dans le droit commun, cette décision vient donc à point nommé et doit inciter le pouvoir en place à reconsidérer sa position quant à un dispositif profondément attentatoire aux règles essentielles de la vie démocratique.

Pour Solidaires, nous affirmons à nouveau que ce type de mesures produit une société de la surveillance, qu’elles entretiennent à dessein la peur et la méfiance de chacun à l’encontre de chacun, au détriment de la solidarité, de la tolérance et des libertés. Nous ne voulons pas, jamais, de cette société-là !

Actualités

Un 24 massif et déterminé pour le retrait
Le Président de la République a donné son feu vert à l’examen en Conseil des ministres du projet de loi sur les retraites le 24 janvier 2020. Ce projet renvoie à de nombreuses ordonnances et décrets qui définiront ultérieurement et sans débat les dispositions structurantes du régime prétendu universel qui impliqueraient des conséquences désastreuses pour toute la population.
Soirée projection/débat "MINIMUM SYNDICAL !" Luttes et résistances contre l’homophobie et la transphobie au travail et dans le syndicat.
En présence de membres de la commission Genres & Sexualités de l’Union syndicale SOLIDAIRES & de la réalisatrice Alexandra Dols. Dans le documentaire « Minimum Syndical » des personnes syndiqué-es à Solidaires - Trans et/ou PD, Gouine, Bi-es, gay, lesbienne, queer, intersexe (tpgqi+) etc nous parlent des discriminations et violences auxquelles iels font face au travail et des obstacles dans le syndicat pour changer les mentalités. Ces personnes parlent aussi de leurs stratégies, de leurs ripostes et des victoires de la commission Genres & Sexualités de l’Union syndicale SOLIDAIRES.
Public / privé : tous concernés ! Plus d’hésitation : en grève jusqu’au retrait du plan Macron-Philippe !
Une nouvelle fois depuis le 5 décembre, des milliers de salariés de très nombreuses entreprises ferons grève et participerons aux manifestations du 16 janvier.
42 JOURS PLUS TARD : Un mouvement majoritaire et inédit !
La mobilisation se poursuit les 14, 15 et 16 janvier pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur.euses, de la jeunesse,... De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire : grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes.
Leurs violences, notre détermination.
La liberté de manifester doit être respectée !

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