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Enfin une pierre dans le jardin de l’état d’urgence !

  

Solidaires se félicite de la censure par le conseil constitutionnel d’une des dispositions les plus liberticides de la loi de 1955 sur l’état d’urgence.

Par décision du 9 juin, celui-ci a donc abrogé, à compter du 15 juillet, l’interdiction de séjour faite à « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics » en raison du déséquilibre qu’elle crée au regard de la liberté d’aller et de venir et le droit de mener une vie familiale normale. Rappelons que cette mesure avait notamment permis aux autorités alors en place d’écarter des mobilisations sociales plusieurs centaines de militants pour des motifs officiellement sécuritaires mais en réalité pour délit d’opinion et d’opposition politique, notamment lors des mobilisations à l’occasion de la COP 21 et contre la loi travail. Le rapport d’Amnesty International a également contribué à démontrer que les interdictions de manifester, de fait, étaient contraires aux libertés.

Dès lors Solidaires se réjouit de la disparition de cette mesure et continue de revendiquer la levée complète et définitive de cet état d’exception lequel permet entre autres les assignations à résidences, les perquisitions administratives et met à l’écart l’autorité judiciaire.

Sous couvert de sécurité de la population, il aura surtout démontré depuis sa mise en place au lendemain des attentats de novembre 2015 sa nature profondément liberticide et confirmé qu’il était un outil pour empêcher en réalité toute contestation sociale et stigmatiser la population musulmane pourtant sans rapport avec les actes terroristes.

A l’heure où le gouvernement déclare avoir l’intention de faire proroger une fois encore l’état d’urgence et surtout d’en retranscrire les dispositions dans le droit commun, cette décision vient donc à point nommé et doit inciter le pouvoir en place à reconsidérer sa position quant à un dispositif profondément attentatoire aux règles essentielles de la vie démocratique.

Pour Solidaires, nous affirmons à nouveau que ce type de mesures produit une société de la surveillance, qu’elles entretiennent à dessein la peur et la méfiance de chacun à l’encontre de chacun, au détriment de la solidarité, de la tolérance et des libertés. Nous ne voulons pas, jamais, de cette société-là !



ÉditoCommuniqués

           

Rendez-vous

23 mai / 17h / 6 rue de la Montagne Sainte-Geneviève
Libération immédiate du syndicaliste enseignant arrêté abusivement lors de la manifestation Fonction Publique !
Un syndicaliste enseignant membre de SUD Éducation 93 et de l’Union Syndicale Solidaires, a été arrêté alors qu’il quittait le cortège de la manifestation de la Fonction Publique le 22 mai à Paris.
23 mai / 18h30 / 31 rue de la Grange aux Belles
Solidaires social club
L’Union syndicale Solidaires et La petite Boîte à Outils présentent "L’amiante, une lutte d’aujourd’hui"
24 mai / 9h30 / à la Bourse du travail
Second Etats généraux de la santé des travailleuses et travailleurs
Le collectif « Ne plus perdre sa vie à la gagner » face à la disparition d’un certain nombre d’outils (dont le CHSCT) souhaite lancer des initiatives autour de la santé et des conditions de travail et enclencher des actions et campagnes collectives.
26 mai / 14h / 31 rue de la Grange aux Belles
L’autogestion en mai et juin 1968 en France
Notre objectif est de faire connaître ces expériences, d’en comprendre la portée, les obstacles auxquels elles se sont heurtées, comment elles ont véritablement fonctionné, dans les entreprises, les établissements scolaires, les quartiers et les campagnes, ainsi que les stratégies de leurs acteurs. Cette initiative s’inscrit dans une réflexion plus vaste sur l’actualité de l’autogestion tant dans les luttes que les dans les discussions programmatiques, que nous entendons poursuivre. Il s’agit donc d’une étape.
26 mai / 14H / Gare de l’Est
Marée populaire
Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité. Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l’égalité femmes hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international.

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