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Baisse des allocations logement de 5€ par mois, pressurer les plus pauvres pour faire des cadeaux aux plus riches !

  

Alors que la loi sur le droit au logement opposable n’est pas respectée, alors que l’encadrement des loyers n’est pas mis en œuvre, la première mesure du gouvernement Phillipe en matière de logement consiste en une baisse mensuelle de 5€ des allocations logement.

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse de 5€ des allocations logement (APL, ALF, ALS). A nouveau, cette baisse d’une aide essentielle frappe rudement les plus pauvres. Alors que le nombre d’expulsions de logement pour impayés est en hausse depuis plus de 10 ans, le gouvernement choisit de raboter une aide essentielle au paiement du loyer pour bien des ménages (2,6 millions) et des étudiant-es (800 000).

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux :

  • Baisser le montant des allocations logement, c’est faire peser sur les personnes déjà les plus en situation de précarité le coût de la crise du logement. Les allocations logement jouent, certes, un rôle dans l’inflation des loyers, mais c’est faute de volonté politique que ces derniers ne sont pas encadrés. La loi sur l’encadrement des loyers dans les zones tendues, votée par le parlement, n’est pas appliquée, les décrets d’application n’ayant pas été pris par le précédent gouvernement (qui a d’ailleurs été condamné pour cela par le Conseil d’État).
  • Baisser le montant des allocations logement, c’est humilier les centaines de milliers de demandeurs de logements sociaux qui attendent un logement avec un loyer adapté à leurs revenus. La loi sur le droit au logement opposable n’est pas appliquée, les délais d’attente restent trop longs. L’Etat est régulièrement condamné au Tribunal Administratif pour ces faits.
  • Baisser le montant des allocations logement, c’est imposer aux bénéficiaires les plus vulnérables de « choisir » en conséquence entre se priver de manger, renoncer aux consultations médicales, aux soins, ne plus se chauffer… pour celles et ceux qui n’en sont pas déjà réduit à ces conditions ?

La Fédération SUD Santé Sociaux considère que de baisser le montant des allocations logement, revient à cracher au visage de millions de personnes qui survivent en comptant les centimes pour finir le mois, insulte d’autant plus insupportable qu’une baisse de 4,5 mds d’euros de l’ISF est également au programme.

La Fédération SUD Santé Sociaux dénonce la baisse des allocations logement et revendique :

  • Un plan massif de construction de logements sociaux ;
  • La fin des avantages et privilèges, notamment fiscaux, accordés aux investisseurs privés ;
  • Le plafonnement des loyers dans le parc privé ;
  • La réquisition des logements vides ;
  • La suspension de l’ensemble des procédures d’expulsion ;
  • L’application de la loi DALO.



           

Rendez-vous

19 janvier / 9h30 / 31 rue de la Grange aux Belles
Réunion-Débat "De la démocratie économique vers la démocratie totale"
La récente séquence des Gilets jaunes a mis à nu une aspiration à la démocratie face aux décisions d’un pouvoir dépourvu d’une quelconque assise populaire. Au-delà de la satisfaction de revendications relatives au pouvoir d’achat, une proposition de référendum d’initiative citoyenne semble émerger.
21 janvier / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
24 janvier /
Contre le fascisme, solidarité avec le peuple brésilien
L’élection de Bolsanaro à la présidence du Brésil est lourde de menaces. Le fascisme, la dictature militaire ne sont pas tombées aux oubliettes de l’histoire ! Mais l’extrême violence envers les femmes, les pauvres, les LGBTQI, la population noire, les sans-logis ou les sans-terre est bien antérieure. Tout comme les énormes inégalités et injustices sociales qui règnent dans ce pays.
1er février / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
6 février / 18h / 31 rue de la Grange-aux-Belles
Sorti d’usines
Robert Kosmann présentera son livre et des œuvres réalisées en "perruque". La définition que donne le Larousse du terme « perruque » nous permet d’entrer directement dans le vif du sujet : « Fraude de l’ouvrier qui, détournant quelque matière appartenant à son employeur, la détourne à son profit. » Cette pratique transgressive consiste donc à utiliser matériaux et outils sur le lieu de travail, pendant le temps de travail, dans le but de fabriquer un objet en dehors de la production de l’entreprise.

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