MENU
      ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      lundi 17 décembre

« C’est l’état d’urgence, tout est permis : Le Medef gouverne, l’État réprime »

  

Intervention de {{Solidaires}} lors du "{{Cabaret d’urgence}}" organisé le 16 octobre au Théâtre de l’Épée de Bois, à la Cartoucherie, sur le thème « C’est l’état d’urgence, tout est permis : Le Medef gouverne, l’État réprime ».

Trois procès en cours sont emblématiques de la période que nous vivons :

Les 19 et 20 octobre, se tiendra à Amiens le procès en appel des 8 de Goodyear, condamnés en 1 ère instance à 24 mois de prison dont 9 mois fermes et 5 ans de mise à l’épreuve, alors même que la direction de Goodyear et les 2 cadres (soi-disant séquestrés) ont retiré leur plainte.

Le procès de Laura Pfeiffer inspectrice du travail condamnée en appel le 14 septembre dernier, à 3500 euros d’amendes (ainsi qu’un salarié lanceur d’alerte), pour avoir fait son métier et dénoncé auprès des organisations syndicales les pressions de la société Tefal.

L’affaire des 16 salariés d’Air France, si médiatisée pour quelques lambeaux de chemise a vu le licenciement de syndicalistes de la CGT contre l’avis de l’inspection du travail, et les peines pénales vont bientôt tomber pour les autres…

A ceux-là se rajoutent les procès « dans l’ombre » où les syndicalistes, militant-es, où ceux ou celles qui ont fait le choix de résister à l’injustice, et qui se multiplient. Des centaines de personnes mobilisées lors de la loi travail, de Solidaires, ou d’autres syndicats, de simples manifestant-es des lycéen-es ont aussi été condamnées à des peines, avec parfois des dommages et intérêts sans commune mesure avec les actes reprochés (à Strasbourg, 8 manifestants condamnées à plus de 80.000 euros de dommages et intérêts pour quelques pneus brûlés). Et ils ou elles sont encore nombreux à attendre leur procès, comme Loïc aujourd’hui. La répression s’abat aussi désormais contre celles et ceux qui mènent des actions de solidarité avec les migrant-es.

La mobilisation contre la Loi travail aura marqué un tournant dans notre pays, celui d’une régression pour les libertés fondamentales et notamment celle de manifester, avec un « maintien de l’ordre » sans précédent, des fouilles, des nassages, un contact permanent des « forces de l’ordre » avec les manifestants, des gazages, et l’utilisation de véritables armes, grenades de désencerclement, flash ball...Laurent Théron, camarade de Solidaires, de Sud APHP en a perdu l’usage de son œil le 15 septembre dernier, comme également précédemment un étudiant à Rennes, sans parler des innombrables manifestant-es blessées.

Et aujourd’hui il faut bien faire les constats suivants :

Nous avons une justice qui condamne (parfois sans aucune preuve tangible), qui n’hésite pas à traiter les militant-es de « casseurs et de voyous », relayant ainsi un Etat qui impose un ordre « d’état d’urgence » où fouler les libertés devient la norme.
La répression anti syndicale, plus forte que jamais, remet en cause le syndicalisme de luttes, le syndicalisme indépendant, celui qui donne une place centrale à l’expression des salariés et à la construction de rapport de force, la liberté d’adhérer au syndicat de son choix, le droit de grève, le droit de manifester...

Or au fond, c’est bien la résistance à la violence sociale actuelle que l’État choisi de réprimer :

Les GoodYear se sont battus pendant 7 ans et ont refusé le licenciement des 1173 salariés de l’usine d’Amiens Nord. Les salariés d’Air France se battent contre un plan de licenciement massif, Laura Pfeiffer se bat pour l’intérêt des salariés de Tefal et contre les agissements honteux de cette société, Loïc s’est battu pour que ce ne soit pas le Medef qui impose ses diktats avec la complicité du gouvernement…comme se sont battus les milliers de personnes qui refusent la Loi travail, ou l’injustice des politiques au service d’un capitalisme de plus en plus sauvage.

Face à la violence sociale qui fait tant de victimes « silencieuses », face à toutes les formes de répression contre les libertés de manifester, liberté syndicale, ou simplement de résister, nous devons continuer à faire front unis, et Solidaires sera présent dans toutes ces luttes, et au côtés de Loïc,

On ne lâchera rien !


Rendez-vous

17 décembre / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »
18 décembre /
Journée Internationale des Migrant-es
Nous, Collectifs de Sans-papiers et MigrantEs, Syndicats, Associations et Marche des Solidarités appelons à des manifestations et rassemblements dans tout le pays le 18 décembre à l’occasion de la Journée Internationale des MigrantEs.
4 janvier / 17h30 / Bourse du Travail de Paris
Permanence « Conditions de travail et santé »
Avec le collectif « Pour ne plus perdre sa vie à la gagner »

Facebook


Twitter


Actualités

On veut pouvoir vivre
Les annonces de Macron ne répondent ni à l’urgence sociale ni à l’injustice fiscale ou aux mobilisations des jeunes. Pire encore : une partie de ce qui est dit par le gouvernement sera payé sur nos impôts pendant que les riches s’en sortent tranquillement.
Journée nationale de mobilisation contre le projet de loi Justice
Contre la casse du service public défendons ensemble « une justice pour toutes et tous » Continuons la mobilisation partout en France !
Macron reçoit les "partenaires sociaux" : Solidaires n’ira pas !
A 19h30 dimanche soir, l’Union syndicale Solidaires a reçu une invitation du Président de la République nous conviant « à une réunion avec les forces politiques, territoriales, économiques et sociales en présence du Premier Ministre et des membres du Gouvernement », annoncée à grands renforts de publicité, demain matin, lundi 10 décembre.
Noël aura-t-il lieu cette année ?
L’acte 4 de la mobilisation des gilets jaunes a vu une participation aussi forte que celle de la semaine dernière. Tout cela malgré les jours précédents où tout aura été fait pour discréditer et décourager cette participation.
Marches pour le climat
Malgré les dizaines de tribunes, d’appels publiées, le changement de trajectoire nécessaire à une lutte efficace n’a pas encore eu lieu. Nous sommes aujourd’hui au stade où un autre monde est nécessaire.