ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail  |    mercredi 04 février

Élections TPE/TPA : Un scrutin tronqué, une organisation scandaleuse !


La faible participation (environ 7,5 %) n’est malheureusement pas une surprise, au vu des choix du ministère du travail qui a décidé de reporter le scrutin à 11 jours des dates prévues et a choisi des dates ubuesques pour le vote, mais aussi du refus, par les pouvoirs publics, de mettre en place les moyens d’une véritable campagne permettant aux organisations syndicales de présenter leurs propositions et les enjeux. Avec la suppression des élections prud’hommes et ce simulacre de démocratie, le pouvoir semble tout faire pour empêcher l’expression directe des salarié-es.

Les problèmes liés à la liste électorale, et notamment les erreurs d’adresses, ont empêché près de 10% des électeur-s de voter car n’ayant pas reçu l’information et le matériel de vote.

Ce scrutin, comme le précédent, n’ouvrait pas directement de droits pour les salarié-es ni l’accès à une représentation proche des bassins d’emploi et du quotidien de ces salariè-es.

Ce sont, quelques soient leurs orientations, les organisations syndicales les plus présentes sur le terrain et au contact direct des salarié-es qui font les frais à l’issue de ce scrutin, la CGT chute de 4 points, comme la CFDT, FO de deux points et Solidaires de 1 point. Seule l’UNSA progresse de manière étonnante. Le résultat dès lors ressemble à une loterie. Solidaires a pourtant privilégié une campagne militante de terrain quand d’autres auront sous-traité des appels et contacts.

Alors que le syndicalisme dans les Très petites entreprises est durement combattu et donc très insuffisamment implanté, au-delà de ce scrutin, pour Solidaires, c’est bien la question de l’organisation et de la défense des droits des salarié-es des TPE/TPA qui se pose.

L’Union syndicale Solidaires appelle l’ensemble du mouvement syndical à intervenir unitairement pour imposer au patronat des droits nouveaux pour les salarié-es des entreprises de moins de 11 salarié-es.

Actualités

Loi CHOC : le logement social est en danger mais nous serons là pour le défendre !

Le 20 janvier, le Sénat a voté la proposition de loi (PPL) présentée par la sénatrice de droite Estrosi avec le soutien du ministre du logement Vincent Jeanbrun. Cette loi est une attaque frontale contre le logement social et les droits des locataires.

Congés payés en arrêt maladie : réclamez les !

Depuis avril 2024, les salarié·es du secteur privé peuvent acquérir des congés payés durant leurs périodes d’arrêt maladie. Ils et elles peuvent remonter jusqu’en décembre 2009 pour réclamer des rappels de congés payés. Les salarié·es génèrent donc 2 jours de congés payés par mois d’arrêt maladie. Sur des salarié·es ayant eu de nombreux arrêts de travail, ou des arrêts de longue durée cela peut représenter des sommes de plusieurs milliers d’euros.

Algorithme discriminatoire de notation de la CNAF : 10 nouvelles organisations se joignent à l’affaire devant le Conseil d’État

Il y a un peu plus d’un an, 15 organisations de la société civile ont contesté l’algorithme d’évaluation des risques utilisé par la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), la branche familiale du système français de protection sociale. Le recours a été porté devant le Conseil d’État au nom du droit de la protection des données personnelles et du principe de non-discrimination.

Mort d’El Hacen Diarra : L’Union Syndicale Solidaires exige vérité et justice

Solidaires condamne avec la plus grande fermeté la violence de l’interpellation qui a conduit à la mort d’El Hacen Diarra, décédé au commissariat du 20ᵉ arrondissement de Paris dans la nuit du 14 au 15 janvier. Une nouvelle fois, un homme racisé est mort entre les mains des forces de l’ordre.

Nouveau congé de naissance : on fait le point

L’adoption du PLFSS 2026 entérine la création d’un nouveau congé de naissance. D’une durée d’un à deux mois par parent, il s’ajoute au congé maternité et congé d’accueil de l’enfant du second parent. Il doit entrer en vigueur au 1er janvier 2026 mais dans la réalité il ne le sera pas avant le 1er juillet 2026. L’Union syndicale Solidaires revendique la rémunération complète du congé de naissance, comme des congés maternité, paternité, d’adoption et d’accueil de l’enfant.

Facebook




Twitter