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Les utopiques n° 5 - juin 2017


Si des collectifs syndicaux ont besoin d’exemplaires en nombre (pour une fête locale, un rassemblement unitaire, une formation syndicale, un salon du livre, ...), c’est toujours possible. De même, comme nous l’avons déjà fait, des membres du comité éditorial peuvent se rendre disponibles pour être présent-es.

Pour ce qui est du sommaire, le mieux est de reprendre l’édito :

Cette cinquième livraison des Utopiques est pour l’essentiel organisée autour d’un épais dossier sur les répressions, l’état d’urgence… et les désobéissances qui ne peuvent qu’intéresser au plus haut point celles et ceux qui aspirent à bouleverser l’ordre des dominants.

À quelques semaines près ce numéro aurait pu paraître en même temps que la sixième prolongation de l’état d’urgence décidée fin mai par le Président Macron. Ce régime d’exception, né de la Guerre d’Algérie, a été décrété au soir du 13 novembre 2015. Depuis, nous n’en sommes pas sorti.es.

Le 30 mai 2017, Amnesty international publiait un rapport à l’intitulé sans équivoques : « “Un droit, pas une menace”. Restrictions disproportionnées à la liberté de réunion pacifique sous couvert de l’état d’urgence en France ». Basé sur des observations et des entretiens avec des syndicalistes, des manifestant.es, des journalistes mais aussi des institutionnels, le rapport démontre clairement que l’état d’urgence a été détourné de son but proclamé, la lutte contre le terrorisme, pour servir à réprimer les luttes sociales et entraver le droit de manifester.

Les chiffres sont édifiants : 155 manifestations interdites, 639 interdictions individuelles de manifester… dont 574 durant la lutte contre la loi travail et son monde ! Durant les grèves et manifestations du printemps dernier à Paris on dénombre plus de 1000 blessé.es, certain.es gravement comme notre camarade Laurent Theron de SUD Santé qui a perdu l’usage d’un œil le 15 septembre 2016 suite à l’explosion d’une grenade lancée par un CRS.

Pourtant, lorsqu’il a été instauré, l’état d’urgence a rencontré des résistances et un mouvement de protestation sur lequel nous revenons dans ce numéro. Jean-Jacques Gandini du Syndicat des avocats de France s’interroge lui sur cette seconde nature de l’État qu’il représente. N’oublions pas qu’il sert aussi au contrôle des populations sous d’autres latitudes : en Éthiopie par exemple. Nous verrons aussi que tout cela n’est pas arrivé par hasard dans la France de 2015 : des inculpés dans « l’affaire de Tarnac » nous livrent leur analyse de la doctrine antiterroriste.

Mais répression et dérives autoritaires ne vont pas sans contestations : nous en déroulons le fil avec les désobéissances, au long cours, des cheminot.es, les 20 années de résistance aux OGM ou encore l’expérience des Comités de soldats dans les années 70, de son articulation à l’antimilitarisme et au syndicalisme. Les désobéissances à l’usine autour de la pratique de la Perruque, ou celles dans le secteur du nettoyage nous rappellent que l’insubordination s’exprime aussi au quotidien. Les désobéissances sont d’ailleurs multiples et nous avons d’ors et déjà prévu d’en aborder bien d’autres dans nos prochains numéros.

Ce numéro des Utopiques sera aussi l’occasion de poursuivre le chantier engagé dans le précédent autour de l’unité syndicale : dans le secteur des Impôts, parmi les chômeurs et chômeuses ou chez les retraité.es ; au sein même de la CGT, divisée en 1921 puis réunifiée en 1936 ; à Notre-Dame-Des-Landes, avec la création d’un collectif syndical… nous continuons de penser qu’interroger nos démarches unitaires est nécessaire.

S’en suit un article lui aussi d’actualité puisqu’il revient sur l’intolérable révisionnisme sur le colonialisme sévissant aujourd’hui. Révisionnisme qui n’est pas sans conséquences sur le développement du racisme et qu’il est plus qu’urgent de combattre.

Enfin, nous concluons cette livraison en traitant de la représentativité syndicale, un sujet loin d’être anecdotique quand il rime avec développement et structuration des collectifs militants.


Les utopiques n° 5 - juin 2017

Actualités

Dans l’action le 23 avril et le 1er mai
Alors que la situation sanitaire est explosive, que des contaminations s’accélèrent, particulièrement avec les variants du virus et qui touchent de plus en plus de personnes, une surmortalité est constatée proportionnelle aux inégalités sociales ou territoriales Depuis plus d’un an, aucune annonce gouvernementale ne témoigne d’une prise de conscience des raisons objectives de ce troisième confinement nationale qui ne dit pas son nom.Pas un mot sur ce qui a conduit les hôpitaux publics et les services de santé en général à être au bord de l’implosion.
Déclaration de l’Union syndicale Solidaires réunie en comité national les 7 et 8 avril 2021
Le comité national de Solidaires réaffirme que des mesures d’urgences pour répondre aux crises sanitaires et sociales sont indispensables. Solidaires rejoint l’appel au 23 avril de lutte contre la réforme de l’assurance chômage. Le premier mai doit être une journée de forte mobilisation.
Journée Mondiale de lutte pour le droit à la Santé le 7 Avril 2021
La pandémie qui a déjà fait près de 3 millions de morts a été amplifiée par la destruction des services publics, le manque de lits d’hospitalisation et de personnels, la marchandisation du secteur sanitaire et social et l’abandon au caritatif du « non rentable » et d’une partie des déterminants de santé.
Leur mépris / Notre colère et notre détermination
Mercredi 31 mars, Emmanuel Macron a annoncé une forme de nouveau confinement. Dans un faux numéro de mea culpa relevant plus d’un autosatisfecit, il a demandé encore plus d’efforts aux soignant.es et aux services publics. Bien sûr, la gestion du COVID 19 est complexe. Mais rien n’a été fait depuis un an pour anticiper réellement cette situation.
Abrogation immédiate du décret chômage ! En colère le 2 avril !
Le 31 mars est donc paru le nouveau décret portant réforme de l’assurance chômage. Sans surprise il confirme l’ensemble des régressions que le gouvernement veut faire avaler aux chômeurs et aux précaires. Face au cynisme du gouvernement, le 2 avril, cessons le travail et participons massivement aux manifestations de la colère contre ce gouvernement indigne ! Abrogation du décret !

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