ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      mercredi 23 septembre

Manifestation commune en soutien aux inculpés et contre les violences policières


La logique enclenchée ne semble pas s’arrêter : les morts violentes dont la police refuse d’endosser la responsabilité continuent encore et encore.

Des dizaines de manifestant.e.s ont comparu ou vont comparaître devant les tribunaux correctionnels.

A l’exemple de Nina, Martin, Jules et Ivan, à Saint-Étienne : relaxés une première fois le l3 juillet, le parquet a fait appel et Martin comparaissait le 6 septembre, accusé d’avoir à lui seul blessé 7 policiers ! Le procureur exige 18 mois de prison dont 3 fermes et 5 ans d’interdiction d’exercer dans la Fonction publique. Les policiers réclament, eux, des indemnités.

Le 15 septembre à Paris, place de la République, à l’arrivée de la manifestation contre la Loi Travail, c’est Laurent, militant de SUD santé Sociaux 94 qui est touché par un morceau de grenade lancée par les forces de l’ordre. Il perd l’usage de son œil.

Après la mort par étouffement d’Adama Traoré cet été, à Beaumont sur Oise le 21 septembre à Béziers, un homme de 43 ans est interpellé par la BAC et des policiers municipaux. Aspergé de gaz lacrymogène, puis menotté, il montre des signes de détresse. Il est couché au sol, « en position de sécurité » affirment les policiers. Il meurt sur le trottoir.

Le 22 septembre à Paris, des lycéens bloquent l’entrée du lycée Voltaire, avec quelques poubelles. Un policier les tient en joug avec un Lanceur de Balles de Défense. Il dissimule son visage derrière un masque.

Il est dangereux et menaçant.

Le même jour à Toulouse, 4 militants du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction sont jugés pour « entrave à l’exercice normal d’une activité économique ».

Toujours le 22 septembre, un contrôle d’identité d’une femme a Saint-Denis, filmé par un professeur de la Sorbonne, donne lieu à un déchaînement de violences policières : cartilages déchirés, coups de Taser et menace de viol.

Le 28 septembre à Villejuif, une équipe de cinq policiers en civil arrêtent et menottent un militant, qui sort de chez lui. Une arrestation violente et ciblée dont les méthodes policières sont volontairement choquantes.

Samedi ler octobre, c’est la manifestation de soutien aux migrantes a Calais qui est interdite et largement réprimée à coups répétés de gaz lacrymogène, alors que le 5 septembre l’action de blocage de la rocade et de l’autoroute A16 contre la présence des migrantes avait été aidée par la préfecture.

Le cynisme du gouvernement va jusqu’à mettre en concurrence l’évacuation de la jungle de Calais avec celle de la ZAD à Notre Dame des Landes. Comme si le nombre de flics disponibles déterminait les actions politiques.

Nous y voyons tout un symbole. Celui d’une police aux ordres et d’une justice expéditive, toutes deux au service d’un Etat qui ne gouverne que par la peur.

Actualités

C’est à nouveau le temps de la lutte !
Après la période de confinement qui nous a arrêté-es dans nos mobilisations, c’est à nouveau le temps des luttes. La période du COVID et la crise sociale qu’elle provoque n’aura été pour le capitalisme qu’une nouvelle opportunité pour exploiter les salarié-es, détruire leurs acquis sociaux et accroître ses profits.
Le gouvernement a, sans états d’âme, abandonné les « premier.e.s de corvée ».
Non seulement le Ségur de la santé n’a annoncé aucun changement ni infléchissement dans la politique de démantèlement du service public de santé, mais il la conforte en poursuivant la gestion libérale, purement comptable, et en dégradant encore un peu plus les conditions de travail.
Rassemblement unitaire "En soutien à Danièle Obono, contre le racisme décomplexé de Valeurs Actuelles"
Une députée noire portant les chaînes de l’esclavage au cou ! C’est par cette image que Valeurs Actuelles a illustré son roman-fiction de cette semaine, intitulé « Danièle Obono au temps de l’esclavage ». Le « journal » d’extrême-droite, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de racisme, pousse ici sa nostalgie du colonialisme et de la mise en esclavage à son paroxysme, entre iconographie esclavagiste et révision de l’Histoire.
“Leur Plan” ? La fuite en avant...
La crise économique et sociale liée au Coronavirus est bien réelle. Hélas le gouvernement a décidé d’y répondre avec les même vieilles recettes utilisées depuis des décennies tout en essayant de verdir son action. D’autres solutions existent et sont urgentes à mettre en place. Ce “plan” est une raison de plus pour participer aux mobilisations de septembre pour la justice sociale, fiscale et environnementale.
Le 17 septembre : Grève et manifestation
Refusons leur monde, par une large convergence des luttes, construisons le nôtre

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