ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      vendredi 30 octobre

Élections TPE/TPA : Un scrutin tronqué, une organisation scandaleuse !


La faible participation (environ 7,5 %) n’est malheureusement pas une surprise, au vu des choix du ministère du travail qui a décidé de reporter le scrutin à 11 jours des dates prévues et a choisi des dates ubuesques pour le vote, mais aussi du refus, par les pouvoirs publics, de mettre en place les moyens d’une véritable campagne permettant aux organisations syndicales de présenter leurs propositions et les enjeux. Avec la suppression des élections prud’hommes et ce simulacre de démocratie, le pouvoir semble tout faire pour empêcher l’expression directe des salarié-es.

Les problèmes liés à la liste électorale, et notamment les erreurs d’adresses, ont empêché près de 10% des électeur-s de voter car n’ayant pas reçu l’information et le matériel de vote.

Ce scrutin, comme le précédent, n’ouvrait pas directement de droits pour les salarié-es ni l’accès à une représentation proche des bassins d’emploi et du quotidien de ces salariè-es.

Ce sont, quelques soient leurs orientations, les organisations syndicales les plus présentes sur le terrain et au contact direct des salarié-es qui font les frais à l’issue de ce scrutin, la CGT chute de 4 points, comme la CFDT, FO de deux points et Solidaires de 1 point. Seule l’UNSA progresse de manière étonnante. Le résultat dès lors ressemble à une loterie. Solidaires a pourtant privilégié une campagne militante de terrain quand d’autres auront sous-traité des appels et contacts.

Alors que le syndicalisme dans les Très petites entreprises est durement combattu et donc très insuffisamment implanté, au-delà de ce scrutin, pour Solidaires, c’est bien la question de l’organisation et de la défense des droits des salarié-es des TPE/TPA qui se pose.

L’Union syndicale Solidaires appelle l’ensemble du mouvement syndical à intervenir unitairement pour imposer au patronat des droits nouveaux pour les salarié-es des entreprises de moins de 11 salarié-es.

Actualités

Face au Covid et à ce pouvoir
Le covid se répand à nouveau d’une façon exponentielle. La crise sanitaire est grave. La première des priorités doit être la lutte pour limiter la contagion. Il faut faire en sorte que le maximum de vies soient épargnées et faciliter le travail du personnel de santé. La pauvreté explose depuis le début de l’année en France. Nous savons que ce sont les plus précaires, les plus démuni∙es, les “sans” qui vont encore subir le plus la situation.
Lutte contre la précarité : un plan toujours aussi pauvre !
Alors que la crise nécessite de renforcer les amortisseurs sociaux, d’abroger définitivement la réforme de l’assurance chômage, le gouvernement s’empêtre dans une pauvreté d’analyse pour ne pas répondre aux besoins sociaux mais aux injonctions de la finance et du grand patronat qui n’ont pourtant eux subi aucun dommage, bien au contraire.
Des mesures sanitaires, sociales et écologiques plutôt que la restriction des libertés
L’urgence sanitaire et la nécessité de freiner autant que possible les contagions est un enjeu majeur. Les hôpitaux publics, les soignant.es sont déjà sous une grande pression. Nous dénonçons les défaillances graves du gouvernement, qui nous ont menés à une telle situation. L’instauration d’un couvre-feu depuis le 17 octobre dans certaines villes de France, et étendu ensuite, pose grandement la question quant à la capacité du gouvernement à gérer la crise sanitaire.
Le pouvoir organise la chasse aux sorcières
Depuis l’ignoble assassinat de Samuel Paty, condamné par l’ensemble du mouvement social, les débats sur la liberté d’expression et sur la laïcité ont très vite évolué vers des attaques de la part d’une partie de la classe politique, des éditorialistes, mais aussi de ministres. Cela s’accompagne d’un déferlement haineux dans les médias et sur les réseaux sociaux contre l’ensemble des musulman∙es et celles et ceux qui luttent contre le racisme spécifique qu’elles et ils subissent.
Crise sanitaire. Contre le tout répressif : sortons la santé de la marchandisation, des moyens maintenant !
Le couvre-feu est un choix politique conséquence de politiques de santé délétères : le gouvernement avait 8 mois pour prendre des mesures pour que la catastrophe sanitaire que nous vivons ne se reproduise plus jamais. Il pouvait investir massivement dans la santé cet été en ouvrant des lits et en embauchant du personnel dans les hôpitaux, les EHPAD et toutes ces structures de la santé et du médico-social

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