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1945-2025 : Même ennemi, même résistance !


Chaque année, le Comité du 9 mai, collectif qui regroupe tout ce que l’extrême droite compte de plus violent, suprématiste et fasciste, organise une manifestation à Paris. Cette année encore, ils ont annoncé leur volonté de défiler, invitant des néofascistes de toute l’Europe. Nous n’attendons pas de savoir si cette manifestation sera autorisée ou interdite car nous savons qu’il n’y a rien à espérer d’une préfecture qui a interdit la manifestation féministe du 7 mars (manifestation finalement autorisée par le tribunal administratif), d’un ministre de l’Intérieur qui cherche à imposer la participation du collectif d’extrême droite Némésis dans nos manifestations, rien à attendre d’une police qui chasse et violente les militants un peu plus fort à chaque évènement. Nous savons que la résistance antifasciste doit être populaire et s’organiser par la base, entre nous et dans la rue.

La résistance antifasciste est plus que jamais indispensable, alors que le fascisme se propage partout dans le monde. Aux États-Unis, Trump, à peine intronisé a lancé une offensive transphobe d’une ampleur considérable. En Argentine, après des manifestations massives qui ont rassemblé retraité·es et supporters de foot dans une alliance populaire et combative, Milei envisage d’interdire les associations de supporters cherchant ainsi à écraser toute forme de solidarité politique. En Hongrie, Orban a annoncé sa volonté d’interdire la Marche des fiertés. En Italie, Meloni externalise l’enfermement des personnes migrantes, envoyant les exilés dans des camps en Albanie Une forme de sous-traitance inhumaine, alliance cynique du racisme et du capitalisme. Partout où l’extrême droite prend le pouvoir, elle attaque nos droits et nos vies.

En France, le fascisme s’enracine, tant dans la rue qu’au sommet de l’État. Les violences d’extrême droite se multiplient. des attaques directes contre les militants antifascistes, comme l’agression au couteau de membres de Young Struggle par des néonazis revendiqués, scandant ensuite « Paris est nazie ! Lyon aussi ! » dans les rues de la capitale. C’est aussi la montée du masculinisme, qui s’exprime brutalement au quotidien : une tentative d’attentat masculiniste déjouée de justesse à Annecy le 16 février et déjà 30 féminicides depuis le début de l’année. C’est encore la chasse aux plus vulnérables, le harcèlement de jeunes mineur·es réfugié·es à la Gaîté Lyrique par l’extrême droite, suivi de leur expulsion brutale par la police, les traquant jusque dans la rue avec un acharnement glaçant.

Le fascisme est désormais au gouvernement, qui a encore récemment montré son islamophobie et son sexisme par une énième attaque contre les femmes musulmanes, auxquelles il veut interdire la participation aux compétitions sportives si elles portent le hijab. Les récentes déclarations bellicistes de Macron ne laissent aucun doute sur sa volonté d’instaurer un climat de peur et de violence, un terreau favorable à l’imposition des pires mesures autoritaires. La loi « narcotrafic », actuellement en discussion à l’Assemblée, en est un exemple flagrant. Après avoir médiatisé et ciblé le trafic, la droite propose exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire : au lieu de démarginaliser la consommation et de lutter contre la pauvreté, elle cherche à imposer une loi liberticide instaurant une surveillance de masse. Une loi qui ne freinera en rien le trafic, mais qui servira d’outil répressif contre toutes les oppositions politiques. Ce sera une étape de plus dans l’arsenal répressif visant à écraser toute contestation. On pense à la dissolution du collectif Palestine Vaincra en février, aux Soulèvements de la Terre menacés de dissolution et dont les militant·es sont régulièrement arrêté·es, à Gino, militant antifasciste emprisonné et menacé d’extradition vers la Hongrie.

Le gouvernement Macron, main dans la main avec l’extrême droite, durcit sa politique raciste avec la loi immigration, attaquant les droits des exilé·es et précarisant les plus vulnérables. Dans le même temps, la répression syndicale s’intensifie, grévistes sanctionné·es, syndicalistes poursuivi·es en justice, menaces et violences policières contre celles et ceux qui se battent pour nos droits. Partout où l’extrême droite et ses complices avancent, ce sont nos libertés, nos solidarités et nos vies qui sont attaquées.

Mais face aux menaces, aux attaques, au harcèlement : nous ne nous laisserons pas intimider !

Ne laissons pas Paris aux néonazis ! Nous ne laisserons pas le fascisme s’installer dans le silence et l’indifférence. Nous serons la résistance ! Cette année marque les 50 ans depuis la victoire sur le nazisme, et nous nous inscrivons dans l’héritage des résistants d’alors. Nous célébrons leur lutte et organisons la nôtre. Nous continuerons, ensemble et solidaires, de lutter contre ce système capitaliste, patriarcal, raciste et fasciste. Nous serons présents dans toutes les manifestations, dans tous les squats, dans tous les lieux autonomes, dans les assemblées, les cantines, les terrains de foot et les salles de boxe, dans les collages et sur les banderoles.

Et le samedi 10 mai, nous serons place du Panthéon, pour la 2ème édition du village antifasciste, pour débattre, écouter, se rencontrer. Dans la joie et dans la lutte, ensemble et solidaires, tant qu’il le faudra.

VILLAGE ANTIFASCISTE
Tables rondes, meetings, stands, concerts, cantine & buvette

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Les exigences de justice fiscale, sociale et environnementale restent fortes. Nous maintenons les débats budgétaires sous haute surveillance et nous mobiliserons dans les entreprises pour que les négociations sur les salaires soient à la hauteur des bénéfices engrangés.

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Clap de fin pour la maternité de Lilas, un symbole féministe s’éteint.

C’est une page de l’histoire des droits des femmes qui se tourne : la Maternité des Lilas, institution emblématique de la Seine-Saint-Denis et pionnière du modèle d’accouchement humaniste, ferme définitivement ses portes ce 31 octobre 2025. La fermeture de la Maternité des Lilas est la 41e depuis que Macron est au pouvoir et la conséquence directe de politiques de santé publique obsédées par la rentabilité néo-libérale.

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