ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 01 octobre

3 mois d’été pour détruire le code du travail, et les 6 mois qui suivent pour tout le reste ?


Le texte d’intention a été envoyé aux organisations syndicales alors que dans le même temps les fuites se succèdent dans les médias. Au delà des formules creuses et du dialogue social vu sous le seul angle du nombre d’heures de réunions, il s’agit d’approfondir les réformes entamées par El Khomri et avant elle Rebsamen et leurs prédécesseurs. Le gouvernement veut aller toujours plus loin dans une politique qui a pourtant largement fait la preuve de son échec, visant uniquement à renforcer la compétitivité et les marges des entreprises au détriment des droits des salalarié-es, le tout au nom d’une hypothétique relance de la croissance qui ne répond ni à la crise sociale ni à la crise écologique.

Au nom d’une pseudo démocratie, la négociation d’entreprise est privilégiée sur l’existence d’un cadre national protecteur, le contrat de travail lui-même pourrait être concerné par ce renversement. Le projet vise à nouveau les institutions représentatives du personnel pour remettre en cause le rôle actuel des syndicats qui représentent pourtant l’outil de la défense des intérêts individuels et collectifs des salarié-es, et à travers la disparition du CHSCT, il entend s’attaquer à la santé et aux conditions de travail.

Confirmation aussi d’un programme mené au pas de charge : une fois le code du travail bouclé, l’assurance chômage et les retraites viendront derrière. La fonction publique n’est pas en reste, les diminutions d’effectifs et la remise en cause du statut continueront, la logique de casse du service public reste la norme. Le cadre protecteur qui s’est construit à l’issue de la seconde guerre mondiale en créant la sécurité sociale est clairement dans le collimateur de ce gouvernement et là aussi la volonté de rogner sur la place des organisations syndicales. Un Etat soumis
aux seuls intérêts patronaux serait demain le régulateur en chef.

Ce programme est global : il est la traduction française de politiques mises en place dans d’autres pays, en Europe en particulier, et qui crée de la misère, du salariat pauvre, de la stigmatisation des chômeurs et chômeuses, de la division et de la désespérance sociale, mais ni de vrais emplois, ni de vrais salaires.

Pour l’Union syndicale Solidaires, la mobilisation contre la loi travail a montré le refus massif de telles orientations et les ressources qui existent pour défendre les droits élémentaires face aux exigences décomplexées du patronat. Ce sont ces ressources et d’autres plus larges encore que nous voulons contribuer à mobiliser dès maintenant. C’est dans les entreprises, les administrations, les lieux publics, auprès des salarié-es, des jeunes, des précaires, des chômeurs-euses, des retraité-es que nous allons dénoncer ces mesures, faire valoir nos revendications et construire la mobilisation.

C’est aussi le sens de l’adresse envoyée aux organisations syndicales et de notre participation aux initiatives des mouvements sociaux qui agissent sur ces questions aujourd’hui comme celles portées par le collectif "nos droits contre leurs privilèges".

Mobiliser et s’unir pour nos droits, au printemps, en été, en automne s’il le faut...

Actualités

Il est urgent d’agir !
Augmentations des salaires, minima sociaux et des pensions !

La question salariale, les minima sociaux, les pensions et les retraites insuffisants touchent tout le monde en Île-de-France et force est, de constater que le compte n’y est pas : les salaires sont toujours trop bas. Les unions régionales CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à une forte journée de grève et de mobilisation afin de faire entendre la voix des salarié-es, des fonctionnaires, des retraité-es et des étudiant-es.

Le droit à l’avortement doit être reconnu comme droit fondamental partout et tout le temps

Partout dans le monde les droits des femmes, conquis grâce aux luttes féministes, sont régulièrement attaqués ces dernières années.Menées par des gouvernements d’extrême droite, patriarcaux, misogynes et lgbtqi+phobes, racistes, néolibéraux, ces attaques commencent souvent par la remise en cause du droit à l’avortement ou des droits des personnes LGBTQIA+.

De nouvelles coupes dans les dépenses de la sécu et la menace de la réforme des retraites continue !

Le gouvernement a présenté son projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023. Ce projet initial ne comprend pas d’ article sur la réforme des retraites, mais la première ministre a fait savoir le 27 septembre qu’elle déciderait d’ici la fin de la semaine si un amendement au projet serait déposé. Rien n’écarte donc pour l’instant un passage en force sur la réforme des retraites .

Communiqué de presse de 6 organisations de retraité·e·s :
Appel des retraité·e·s à la mobilisation du 29 septembre

Les mesures gouvernementales sur le pouvoir d’achat ne suffisent pas à mettre fin à la paupérisation de la population. La loi votée cet été pose seulement quelques rustines à travers des primes qui n’ouvrent aucun droit et qui à travers les exonérations de cotisations, ampute le salaire socialisé, fragilisant la protection sociale et le système de retraite.

Nouvelle réforme de l’assurance chômage :
les chômeurs/ses coupables ?

Avant d’enclencher une nouvelle réforme des retraites, le nouveau ministre du Travail Olivier Dussopt entend tout comme ses prédécesseurs porter lui aussi fortement atteinte aux droits et allocations déjà bien faibles des chômeurs/ses.

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