ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      jeudi 29 septembre

Stoppons la casse !


Et rien n’indique à ce stade sur quelle majorité pourra s’appuyer le nouveau président pour dérouler son programme. Autre fait important et significatif de cette crise profonde, le second tour aura vu, malgré la présence du FN, une abstention importante et en hausse, couplée à un nombre très important de votes blancs ou nuls.

Deux autres points sont à souligner : le score très important de l’extrême droite, derrière Le Pen, avec le mouvement Debout la France que, pour notre part, nous avions déjà classé de ce côté de l’échiquier politique. Ce score est important tant en pourcentage qu’en nombre de voix. L’ancrage géographique de ce vote suit en partie les zones d’industrialisation pour la plupart en grande difficultés et souligne, si c’était nécessaire, l’importance d’une réponse syndicale. Le second est que, contrairement au précédent scrutin, les forces politiques portant des idées de progrès social, écologiques et anti-austéritaires ont pris l’ascendant à gauche, prenant appui, notamment, sur les aspirations et la dynamique des mobilisations contre la loi travail. À la stricte condition que le mouvement social conserve son autonomie cela pourrait modifier le contexte des mobilisations à venir.

Ce morcellement du paysage politique, on le retrouve aussi dans le paysage syndical et dans le mouvement social en général et il a eu des conséquences dans la séquence pour construire un appel unitaire le plus large possible autour du premier mai. Il est pourtant indispensable de préparer dès aujourd’hui la riposte sociale, quelle que soit la situation politique car le programme du nouveau président est déjà connu et s’inscrit dans l’accélération des politiques de dérégulation des protections des travailleuses et travailleurs. Le programme des premiers mois est limpide sur ces objectifs : Nouvelles attaques contre le code du travail avec la généralisation de l’inversion de la hiérarchie des normes, avec des accords d’entreprise possible sur les salaires, les conditions de travail... et la possibilité pour l’employeur d’organiser un référendum auprès des salarié-es... Le plafonnement des indemnités prud’homales aux salarié-es en cas de licenciement abusif ! La généralisation de la Délégation Unique du Personnel avec la fusion des instances représentatives du personnel (DP, CE, CHSCT). La mise en coupe réglée de l’assurance chômage et un contrôle accru des privé-es d’emploi avec suppression des indemnités à la clé.

Les projets de détricotage du code de travail ne datent pas d’hier et étaient prévus même avant l’adoption de la loi travail. Macron l’a répété à l’envie, il veut aller vite et plus loin que la loi travail !

Au-delà de ces projets, Macron annonce clairement sa volonté de remise en cause du système des retraites, ce qui viendrait après l’assurance chômage, remettre en cause la protection sociale telle qu’elle est issue du pacte social de l’après-guerre. Il souhaite aussi à cette occasion remettre en cause fondamentalement la place des syndicats.

En 2016, des millions de personnes étaient dans la rue pendant 6 mois pour lutter contre le projet de loi travail. Ce projet était la suite des lois Macron et Rebsamen, le nouveau président s’inscrit dans la suite des mesures régressives et de l’attaque aux protections des travailleuses et travailleurs. Pire, après les 49-3, il fait le choix de passer par la procédure des ordonnances en allant encore plus loin dans l’absence de réel dialogue social.

Le mouvement social a une responsabilité majeure, face à cette marche forcée qui n’a aucune légitimité, construire une riposte importante et imposer un projet de transformation sociale et de progrès !

Actualités

De nouvelles coupes dans les dépenses de la sécu et la menace de la réforme des retraites continue !

Le gouvernement a présenté son projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023. Ce projet initial ne comprend pas d’ article sur la réforme des retraites, mais la première ministre a fait savoir le 27 septembre qu’elle déciderait d’ici la fin de la semaine si un amendement au projet serait déposé. Rien n’écarte donc pour l’instant un passage en force sur la réforme des retraites .

Communiqué de presse de 6 organisations de retraité·e·s :
Appel des retraité·e·s à la mobilisation du 29 septembre

Les mesures gouvernementales sur le pouvoir d’achat ne suffisent pas à mettre fin à la paupérisation de la population. La loi votée cet été pose seulement quelques rustines à travers des primes qui n’ouvrent aucun droit et qui à travers les exonérations de cotisations, ampute le salaire socialisé, fragilisant la protection sociale et le système de retraite.

Nouvelle réforme de l’assurance chômage :
les chômeurs/ses coupables ?

Avant d’enclencher une nouvelle réforme des retraites, le nouveau ministre du Travail Olivier Dussopt entend tout comme ses prédécesseurs porter lui aussi fortement atteinte aux droits et allocations déjà bien faibles des chômeurs/ses.

Retour sur la fête de l’Huma : liens vers les vidéos des débats du stand de Solidaires

La priorité de la rentrée sociale n’est pas la baisse des droits au chômage !

En cette rentrée sociale, le pouvoir d’achat et l’augmentation des salaires, des pensions, des retraites, minimas sociaux et bourses d’études demeurent un sujet majeur pour nombre de travailleuses, travailleurs et jeunes. Comme nous le déclarions le 12 juillet, la préservation du pouvoir d’achat nécessite toujours un meilleur partage de la richesse.

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