ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      dimanche 25 février

En cette rentrée, réveillons-nous !


Cet été, nos responsables politiques nous ont préparé de jolis sujets de rentrée : adoption de la loi Travail, projet de loi Egalité et Citoyenneté, climat délétère sur les libertés favorisé par l’état d’urgence. La poursuite de la mobilisation exemplaire de ce printemps, nous permettra d’éviter le naufrage identitaire que nous promettent la majorité des candidat.e.s en campagne pour la présidentielle.

La Loi travail ne passe toujours pas, ensemble en grève et dans la rue le 15 septembre !

Même si elle a été adoptée le 6 juillet 2016 via l’utilisation abusive de l’article du 49.3, tout est encore possible ! Pour mémoire il y a 10 ans le CPE a été abrogé suite à son adoption grâce à la pression de la rue !

Nous exigeons l’abrogation de la Loi Travail ! C’est l’affaire de toute et tous, dans cette période où chacun.e voit ses conditions de travail et celles des autres se détériorer.

Les droits à la contestation, eux aussi se détériorent.

Depuis le début du mouvement, la pression et la répression sont fortes. Le 14 juin, à Paris, fut un moment symbolique du déni du droit de manifester. Les rassemblements se sont raréfiés cet été et pourtant la répression a continué :

  • Sanctions contre des syndicalistes (mise à pied de représentants syndicaux de la Poste)
  • Condamnation à la prison ferme suite à des actes commis lors de mouvements sociaux (Goodyear, Air France, manifestants de la Loi Travail)
  • Continuité de l’usage de bombes lacrymogènes lors de rassemblements (festival d’Aurillac) et des différents lanceurs de défenses (flashball…)

Cette (ré)pression ne nous fait pas peur. Pour la relaxe soyons nombreux dans la rue !

Attention à la nouvelle loi en cours : loi Egalité et Citoyenneté.

La mesure phare de cette loi est l’universalisation du Service Civique. Celui-ci devait permettre à des jeunes de 18 à 25 ans de “s’engager” pour l’intérêt général moyennant une indemnité de moins de 600€ par mois n’ouvrant pas de droits salariaux. La loi prévoit sa généralisation et son ouverture à l’ensemble des services publics. Il remplacera des emplois dans les écoles, commissariats, bailleurs sociaux… (déjà le cas dans les associations). Cette mesure permet de jouer avec les chiffres du chômage en faisant sortir des milliers de jeunes des statistiques et de poursuivre les politiques d’austérité en utilisant une main d’œuvre bon marché.

Cela ne suffisait pas ! Les parlementaires espèrent le rendre obligatoire par un amendement qui prévoit :

  • 3 mois de classe républicaine à l’âge de 18 ans ;
  • Avant les 26 ans, 6 mois de mission de Service Civique
  •  

Une aubaine pour les employeurs : des jeunes obligé.e.s et corvéables pour remplacer des postes salariés trop chers !!

Actualités

Solidaires s’oppose à toute remise en cause du droit de grève

Ne nous laissons pas duper par ce chiffon rouge agité périodiquement. Le vrai problème ce sont bien les salaires qui stagnent voire régressent et la nécessité de se battre pour obtenir de vraies augmentations et un meilleur partage des richesses. L’Union syndicale Solidaires apporte tout son soutien aux cheminot·es en grève ainsi qu’à toutes celles et ceux qui se battent pour vivre dignement de leur salaire.

Appel intersyndical 90 ans février 1934

Nos organisations syndicales ont décidé de se saisir de cet anniversaire pour organiser une journée de débats et d’action le samedi 10 février 2024 mettant en lumière les leçons de février 1934 qui sont toujours d’une brûlante actualité, portant fortement le combat contre les idées d’extrême droite et affirmant nos revendications sociales et démocratiques.

Ensemble, désmicardisons-nous !

Des dividendes qui explosent (près de 100 milliards d’euros versés par les entreprises du CAC 40 en 2023), une inflation importante et persistante (encore + 5% en 2023, soit + 11% en deux ans), une hausse des tarifs du gaz et de l’énergie qui continue, et des salaires qui stagnent : il y a urgence à augmenter les salaires et à permettre à toutes et tous de vivre dignement de son travail.

Un discours antisocial, ultralibéral et autoritaire

Le discours de politique générale à l’Assemblée Nationale de G. Attal renforce une politique libérale, dure et autoritaire qui ne cède aucune place à une quelconque remise en cause des effets délétères de 7 années de politique Macron. Si le 1er ministre « voit une société qui se perd quand elle doute d’elle-même et de ses capacités », il omet d’en nommer les causes.

Abrogation de la loi immigration !

Continuons le combat contre cette loi raciste et xénophobe. Touchée… mais pas coulée par le Conseil constitutionnel, la loi immigration reste toujours la plus régressive en matière d’immigration depuis 40 ans. Gérald Darmanin s’est d’ailleurs félicité que le projet de loi initial du gouvernement ait été intégralement conservé ou presque.

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