ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail  |    jeudi 22 janvier

Grande marche pour Adama Traoré


Adama Traoré est tué par les agents de la gendarmerie de la ville de Beaumont. Lors de son interpellation, Adama est maintenu au sol, sans résister, sous le poid de trois gendarmes qui le menottent. Il se plaint à de nombreuses reprise de ne plus pouvoir respirer et perd connaissance dans le véhicule. Une fois à la gendarmerie, il sera laissé gisant au sol. Les pompiers n’auront pas pu le réanimer. De nombreuses zones d’ombres planent toujours sur les circonstances de sa mort. Mais c’est, sans aucun doute possible, les techniques d’interpellations, la clé d’étranglement, ayant déjà entraîné la mort, ici utilisées contre lui, qui l’auront tué.

Dès le début, le traitement judiciaire de la mort d’Adama Traoré aura connu des dysfonctionnements, utiles pour disculper les gendarmes et écarter toute responsabilité de l’institution. Le procureur Yves Jannier, n’a eu de cesse de mentir, obstruant toute contestation en occultant délibérément les éléments les plus importants permettant de comprendre la mort d’Adama. Ses efforts l’ont dernièrement conduit à la mutation mais nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette décision. Le dépaysement de l’instruction à Paris doit nous mobiliser davantage. Nous exigeons la mise en examen des gendarmes et la vérité sur cette journée tragique. Nous pourrons alors faire notre deuil.

La mort d’Adama s’ajoute à la longue liste des victimes des meurtres et des mutilations perpétrées par les forces de l’ordre. Cet été, de nombreuses manifestation en hommage à Adama ont eu lieu à travers la France. A l’occasion du dépaysement, et pour réclamer la mise en examen des gendarmes et une instruction des plus transparentes, nous appelons à une nouvelle manifestation à Paris. Nous espérons alors impulser une large mobilisation pour que cesse enfin l’impunité policière.

Puisque sans justice, il n’y aura pas la paix !

Actualités

Nouveau congé de naissance : on fait le point

L’adoption du PLFSS 2026 entérine la création d’un nouveau congé de naissance. D’une durée d’un à deux mois par parent, il s’ajoute au congé maternité et congé d’accueil de l’enfant du second parent. Il doit entrer en vigueur au 1er janvier 2026 mais dans la réalité il ne le sera pas avant le 1er juillet 2026. L’Union syndicale Solidaires revendique la rémunération complète du congé de naissance, comme des congés maternité, paternité, d’adoption et d’accueil de l’enfant.

Non à l’impérialisme ! Solidarité avec la population du Venezuela !

Le président Vénézuélien Nicolas Maduro, et sa femme Cilia Flores, ont été enlevés et placés en prison à New-York. Selon les premières estimations, 78 personnes seraient mortes au cours de l’opération, parmi lesquelles au moins une civile. Cette agression impérialiste et coloniale ordonnée par Donald Trump viole ouvertement la Charte des nations unies et la constitution des USA.

Vérité et justice pour Fidan, Sakine, Leyla, Emine, Mir et Abdurrahman

Depuis plus de 10 ans, sous la devise « Vérité et Justice », au côté de nos camarades kurdes nous menons le combat pour que soit levé le « secret-défense » sur les documents qui permettraient à la justice de faire toute la lumière sur ces crimes et de juger les véritables commanditaires.

Le 22 janvier l’Assemblée nationale doit rejeter l’attaque du 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé

Certains groupes parlementaires et les organisations patronales ont lancé de nouvelles offensives pour obliger les salarié·es à travailler le 1er mai, seule journée fériée obligatoirement chômée, rémunérée et symbolique pour les travailleurs·euses à l’international.

Une loi de financement de la sécurité sociale adoptée, un budget recalé, nos luttes continuent !

La loi de financement de la sécurité sociale a été adoptée le 16 décembre dernier à l’issue d’un vote final serré à l’Assemblée Nationale. Du projet initial de Bayrou, certaines “horreurs” sont passées à la trappe. Grâce aux résistances, aux grèves et aux mobilisations, des régressions importantes ont été évitées comme le gel des prestations sociales et des pensions et le doublement des franchises médicales.

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