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Ne laissons pas Paris aux néonazis


Le samedi 11 mai aura lieu à Paris la manifestation du C9M (comité du 9 mai) en hommage à Sébastien Deyzieu militant du groupuscule d’extrême droite Oeuvre française, mort en 1994 après une course-poursuite avec la police. Chaque année, cette manifestation organisée par des militants du GUD (Groupe Union Défense) rassemble plusieurs centaines d’individus qui défilent en portant des drapeaux néofascistes et en scandant des slogans racistes et identitaires. L’année dernière des images de la manifestation ont circulé dans les médias et créé la polémique, montrant des hommes cagoulés, armés de gants coqués, arborant des croix celtiques, symbole de la suprématie de la race blanche, et menaçant de mort les journalistes.

Cette année, pour ses 30 ans, la manifestation du 11 mai s’inscrit dans un agenda important pour l’extrême droite car elle aura lieu un mois avant le premier tour des élections européennes et pourra servir de démonstration de force des néofascistes et identitaires qui investissent de plus en plus les institutions européennes et donnent le ton aux partis d’extrême droite comme le Rassemblement National.

L’année dernière, le préfet de Paris avait publiquement annoncé sa volonté ne de pas interdire la manifestation, malgré les agressions régulièrement dénoncées par les riverains. Dans un contexte où les institutions assument de plus en plus clairement leur tournant autoritaire, alors même qu’une manifestation contre le racisme qui a eu lieu ce dimanche 21 avril a été interdite par la préfecture (décision annulée par la justice car contraire à la liberté de manifester), que des meetings de partis politiques sont interdits, que des militant-e-s sont convoqués par la police et poursuivis par la justice pour leur soutien à la Palestine, qu’un syndicaliste CGT s’est vu condamner à un an de prison avec sursis pour un tract, il y a fort à parier que la manifestation néonazie du C9M soit quant à elle purement et simplement autorisée.

Nous refusons d’attendre après une improbable décision de la préfecture pour s’opposer à une manifestation néonazie dans nos rues. De nombreux collectifs, syndicats, partis et organisations politiques se joignent aujourd’hui en un large front antifasciste pour appeler à un événement inédit. Le samedi 11 mai, rassemblons-nous sur la place du Panthéon à partir de 14h pour tenir un village antifasciste contre la manifestation du C9M et plus largement contre les attaques de l’extrême droite en France et dans le monde, sur tous les fronts, des groupuscule d’extrême droite jusqu’au tournant autoritaire et raciste de l’Etat néolibéral. Au programme : stands, discussions avec de nombreux-ses intervenant-es sur les différents enjeux de la lutte antifasciste et un hommage aux Manouchian, cette fois-ci entre camarades de lutte, sans récupération par les macronistes ou le RN.

Plus de détails à venir dans les prochains jours, restez informés sur les pages des différentes organisations participant au village antifasciste, nous ne sommes pas à l’abri de rebondissements et d’une éventuelle tentative d’interdiction par la préfecture !
Les signataires de l’appel : AFA-Paris Banlieue, AG féministe Paris-Banlieue, Association des Ami.e.s de Maurice Rajsfus, Attac France, CGT-Paris, CNT-RP, la France Insoumise, FSU Paris, FTCR, les inverti-es, Jeune Garde Paris, MIRA, MNL75, NPA, Parti de Gauche, Peuple révolté, Pour une Ecologie Populaire et Sociale ( PEPS), Raccoon Kai Boxing Club, Saccage 2024, SAMBA, Samidoun, Tolbiac-FC, Tsedek !, Union Communiste Libertaire, Union Syndicale Lycéenne, Union Syndicale Solidaires Paris, Urgence notre police assassine, Urgence Palestine
 

Ne laissons pas Paris aux noenazis
Ne laissons pas Paris aux noenazis
Ne laissons pas Paris aux noenazis

Actualités

Faire front ensemble pour gagner !

Opposition à la hausse du SMIC et des salaires, des milliards d’euros de cadeaux au patronat (exonérations de cotisations, suppression des impôts de production…), suppressions de postes dans la Fonction publique, maintien de la réforme des retraites… Le programme du RN c’est le programme de Macron en pire, avec le racisme et les discriminations en plus. Pour Solidaires, il faut l’unité de toutes celles et ceux qui travaillent. Nous ne devons pas nous diviser mais nous unir comme contre la réforme des retraites (que le RN ne supprimera pas ! ).

Pour la démocratie et la justice sociale, faire front contre l’extrême-droite !

L’Union syndicale Solidaires est depuis 25 ans de tous les combats contre les régressions sociales, les régressions des droits des travailleurs·euses notamment par les lois travail, les réformes de l’assurance chômage, de la fonction publique, contre le recul de la protection sociale comme lors de la dernière réforme des retraites. Elle a dénoncé et combattu aussi les lois liberticides comme la loi immigration qui a fait de la préférence nationale, idée de l’extrême droite, son axe fondamental.

Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues !

Les organisations syndicales alertent depuis des années sur la crise sociale et démocratique qui traverse notre pays. Un politique qui tourne le dos au social et qui crée déclassement, abandon de nos industries et de nos services publics, le passage en force contre la mobilisation historique contre la réforme des retraites, l’absence de perspectives de progrès et la banalisation des thèses racistes, constituent le terreau sur lequel l’extrême droite prospère.

L’extrême droite, plus que jamais un danger mortel !

Ce soir, l’extrême droite cumule près de 40% des suffrages. Ces élections européennes rendent manifeste la gravité de la situation. L’extrême droite a toujours été, et demeure plus que jamais l’ennemie mortelle des travailleurs et des travailleuses, des étranger⋅ères, des personnes racisées, des LGBTQI+, et de la démocratie. Le programme de toutes les extrêmes droites, c’est de préserver les privilèges du patronat et des classes sociales favorisées, en désignant des boucs-émissaires à la colère sociale : les étranger⋅es, les femmes, les LGBTQI+...

Le 9 juin, ne donnons pas une voix à l’extrême droite !

Fidèle à ses valeurs d’indépendance vis-à-vis des partis politiques, l’Union syndicale Solidaires ne donne pas de consigne de vote en faveur d’une liste. Mais nous appelons à ne pas donner une seule voix aux partis d’extrême droite à commencer par le RN. Les idées d’extrême droite sont à l’opposé de tout ce que défend le syndicalisme : la solidarité, l’égalité, la justice sociale, la lutte contre les discriminations…

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