ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      samedi 28 mai

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité Femmes Hommes, dévalorise une profession largement féminisée


Considérer que l’expérience d’éducation de ses propres enfants permettrait d’exercer des métiers de la petite enfance est une insulte faite à l’ensemble des professionnel-les du secteur. Cette déclaration n’est pas très différente de celle de Xavier Darcos qui, ministre de l’Éducation Nationale, déclarait que la mission des professeurs des écoles en maternelle était "de faire faire la sieste et de changer les couches des enfants".

Élever ses enfants ne donne pas les compétences pour accompagner ceux des autres

Être un-e professionnel-le de la petite enfance c’est avant tout avoir suivi une formation qui permet : de détecter en amont les problématiques, de faire de la prévention, d’alerter les partenaires compétents, au besoin de permettre d’acquérir les habiletés sociales et/ou de compenser des troubles temporaires. Bref, c’est une profession à part entière.

Élever ses enfants ne donne pas les compétences pour accompagner ceux des autres. Faire le repas de la famille ne donne pas le diplôme de cuisinier-e. Recoudre un bouton ne fait pas de vous un-e couturier-e…

La proposition de Marlène Schiappa dévalorise le travail des Éducateurs et Éducatrices de Jeunes Enfants, les détentrices et détenteurs de CAP petite enfance… en le présentant comme des « besognes domestiques ». Cette proposition est une insulte au professionnalisme et aux compétences des personnels de la petite enfance.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux, ces professions, largement féminisées, ont besoin d’être valorisées et leurs spécificités reconnues.

Cette valorisation passe par une reconnaissance sociale en corollaire d’une reconnaissance salariale. Ceci permettrait de réduire les inégalités de salaires entre femmes et hommes et de combattre le mépris séculaire entretenu contre les métiers considérés comme « maternants » par les politiques archéo-machistes.

Faire progresser l’égalité, agir en faveur de la reconnaissance sociale et salariale de professions majoritairement exercée par des femmes, ouvrir des formations qualifiantes et rémunérées à ces métiers, voilà qui relèverait réellement du champ ministériel de Marlène Schiappa.

Actualités

Nouveau gouvernement : c’est sa politique régressive néolibérale que nous continuerons à combattre !

La nomination d’un nouveau gouvernement donne lieu à de nombreux commentaires, le choix des ministres supposant incarner l’orientation politique. D’expérience, les têtes ne changent souvent pas grand-chose sur le fond de la politique qui restera ultralibérale et autoritaire.

La Commune de Paris, 151 ans !

Plus que d’autres révolutions, la Commune de Paris a durablement marqué la conscience collective en France et dans le monde. Après une montée historique au mur des Fédérés 2021 (15000 personnes dans les rues entre République et le cimetière du Père Lachaise), nous rendons de nouveau hommage, 151 ans plus tard, à ceux qui se sont élancés à l’assaut du ciel.

Appel unitaire pour le 17 mai 2022, journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT)

Ce 17 mai, journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, est importante dans la lutte pour l’égalité et contre les discriminations. Après deux années de pandémie, les vies militantes associative et syndicale notamment pour les personnes LGBTQI+, reprennent enfin leur cours. Il est temps aussi de remettre leurs revendications en avant !

Un syndicalisme de lutte et de tranformation sociale, c’est quoi ?

Beaucoup confondent indépendance du syndicalisme par rapport aux partis politiques et apolitisme. En vérité, le fait que Solidaires se réclame d’un syndicalisme de transformation sociale montre bien que ses militant-e-s s’impliquent concrètement dans l’organisation de la cité, et cela procède à l’évidence d’un acte profondément politique et citoyen, cependant très éloigné des pratiques politiciennes dont le but et de conquérir le pouvoir.

1er mai : journée internationale des droits des travailleur·euses. Pour la Paix, les libertés et contre toutes régressions sociales !

En cette journée internationale des droits des travailleur.euses les unions régionales Ile-de- France CGT FO FSU Solidaires UNSA, avec les organisations UNEF, Voix lycéenne et MNL, tiennent à réaffirmer leur opposition résolue à toute forme de guerre dont elles constatent que ce sont toujours les travailleur.euses qui en payent le prix fort.

Facebook




Twitter