ÉditoActualitésÉvenementsCommuniquésManifestationsRéflexionsRetour sur...SyndicalismeTravail      mardi 06 décembre

Pour la relaxe des Goodyear, toutes et tous a Amiens les 19 et 20 octobre 2016 !


Pourquoi une condamnation aussi lourde ? Pour avoir osé se battre et refuser le licenciement des 1173 salariés de l’usine d’Amiens Nord. Pourtant, c’est grâce aux syndicats que les salariés ont pu, pendant 7 ans, tenir tête à un groupe qui voulait leur peau, coûte que coûte.

Comme dans l’affaire Tefal, comme pour les 16 salariés d’Air France, les procureurs y sont allés de leur foudre, se sont lâchés n’hésitant pas à traiter les militant-es de « casseurs », de « voyous ». Dans le même temps, c’est la liberté même de manifester qui est attaquée et le « maintien de l’ordre » a pris en France un tour dangereux pour les libertés publiques ces derniers mois dans les manifestations contre la loi travail, les actions de solidarité avec les migrant-es ou d’autres actions militantes.

Ces procès en appel marqueront sans aucun doute les suivants, ceux de tout-es les militant-es eux aussi victimes de répressions syndicales... Les attaques contre les libertés syndicales se multiplient, elles sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus violentes, et sans doute à la mesure de la violence sociale qui se généralise à l’encontre de l’ensemble des salarié-es, et de ceux et celles qui veulent y faire barrage. Beaucoup de militant-es sont poursuivis comme des criminels pour avoir dénoncé, combattu, refusé de baisser la tête. La répression syndicale, plus forte que jamais, remet en cause le syndicalisme de luttes, le syndicalisme indépendant qui donne une place centrale à l’expression des salariés et à la construction de rapport de force, la liberté d’adhérer au syndicat de son choix, le droit de grève, le droit de manifester...

Le gouvernement et la justice de classe, le patronat ne supportent plus ceux qui défendent leur emploi, ceux qui résistent au libéralisme et qui luttent pour un monde meilleur. Ce grand patronat ne tolère pas les capacités d’organiser des luttes, des syndicats. Tous veulent enfermer l’activité syndicale dans des salons, dans un cadre institutionnel de discussion et d’accompagnement des réformes. Ils ne tolèrent ni les désaccords ni la colère.

Nous devons rester ensemble, unis et debout pour refuser l’inacceptable, défendre les libertés syndicales pied à pied, ne rien lâcher, exiger le respect des libertés syndicales, l’arrêt des poursuites judiciaires pour les camarades incriminés injustement, une loi d’amnistie pour celles et ceux déjà condamnés.

L’Union syndicale Solidaires appelle à se rendre en nombre à Amiens les 19 et 20 octobre 2016 pour dire non à la répression, pour exiger la relaxe des 8 de Goodyear et leur manifester notre solidarité. C’est notre nombre qui fera notre force, toutes et tous uni-es et solidaires !

Actualités

Non les 65 ans (ni 64 ou même 63) ne passeront pas !

Tandis que le 3eme cycle de concertation portant sur le financement commence, la première ministre a jugé bon d’annoncer dans une interview les grandes lignes du contenu du futur projet de loi sur les retraites. Le gouvernement sort donc du bois. Rien de très surprenant, ni dans la méthode (des annonces à la presse, sans attendre la fin du cycle de concertation), ni sur le fond.

Réforme de l’assurance chômage : la clause du grand-père pour les chômeurs-ses ?

Le gouvernement a présenté le 21 novembre son projet de décret d’application de la loi portant réforme de l’assurance chômage et son concept de « contracyclicité » qui est au cœur de sa réforme. Pour dire les choses simplement, plus le marché du travail se porte bien, moins le ou la chômeur-se touche d’allocations, plus le marché est dégradé, meilleure sera son indemnisation.

20 novembre : Journée du souvenir trans, solidaires appelle à rejoindre les différents événements du TDOR !

Le 20 novembre, la communauté trans commémore ses adelphes assassiné·es à l’occasion de la journée du souvenir trans, déclinaison française du Trans Day of Remembrance (TDoR). Cette journée est apparue en 1999 suite au meurtre d’une femme trans du nom de Rita Hester.

Lettre ouverte aux parlementaires au sujet de la proposition de loi « visant à protéger les logements contre l’occupation illicite »

En prenant prétexte de quelques cas d’occupations soit-disant illégales exposés par les médias, il est envisagé de renforcer voire même de criminaliser les occupations de logement vides par des squatteurs ainsi que les défauts d’acquittement de loyers par des locataires en difficulté.

Réforme retraite : Les mesurettes ne compenseront pas les reculs !

Non pas qu’on puisse penser un seul instant que ce gouvernement va écouter les revendications des organisations syndicales combatives, y compris la nôtre, mais c’est quand même largement un déni de démocratie. Aucune réponse quant à la demande de participer au deuxième round sur “l’équité et la justice” qui va commencer.

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