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Agir ensemble contre la répression


Infos et calendrier des « RÉPRESSIONS »

Sont répertoriés sous cette rubrique les poursuites contres des militant-es, manifestant-es (suite au conflit Loi travail, ou suite à d’autres luttes ou actions syndicales), ainsi que les expressions et actions de soutien.
Les informations ci-dessous proviennent des remontées d’informations des syndicats de Solidaires Paris ou de nos « partenaires ».
Parfois, des militant-es poursuivi-es ne souhaitent pas que les poursuites à leur encontre soient publiques.
Nous respectons leurs choix.
Par ailleurs, il est certain que des informations sont manquantes donc à compléter...
 

Actualités et actions recentes

  • 7 février : procès d’un manifestant interpellé devant l’Assemblée Nationale le 5 juillet.
  • 6 février : appel du procès intenté par Emmaüs contre des personnes qui s’étaient rendues à un appel de migrant.e.s en lutte dans leur centre d’hébergement.
  • 13 décembre : procès d’Adil (Postier du 92) au TGI Paris.
  • 8 décembre : procès de Loïc de la Compagnie Jolie Môme.
  • 25 novembre : deux dockers du Havre comparaîtront pour violences lors du défilé du 14 juin.
  • 25 novembre : procès d’un militant suite à un mouvement spontané de migrants le 12 août.
  • 14 novembre : appel des condamnés du centre de rétention de Vincennes en 2008
  • 9 novembre : comparution en correctionnelle d’Aubépine et Houssam, dépositaires du rassemblement de République en solidarité avec les migrants.
  • 24 octobre : procès de l’Attiéké à Saint-Denis.
  • 16 octobre : Cabaret d’Urgence organisé par la Compagnie Jolie Môme dédié aux réprimé.e.s de l’occupation du Medef et à tou.te.s les réprimé.e.s des mouvements sociaux.
  • 15 octobre la coordination anti-répression appelle à une manifestation de la Place de la République à l’Avenue de Flandres.
  • 6 octobre : procès de Fred relaxé une première fois, le parquet a fait appel.
  • 6 octobre : soutien à Alain, militant de SUD Rail, qui passe en conseil de discipline pour faits syndicaux.
  • 6 octobre : à Tolbiac, meeting « violences policières, racisme, islamophobie : faisons front ! »
  • 1er octobre : interdiction de manifester à Calais.
  • 22 sept : devant le lycée Voltaire, mise en joug de mineurs avec un Lanceur de Balles de Défense lors du blocage du lycée.
  • 31 août : arrestation de deux dockers du Havre avec garde à vue à Paris suite à la manif du 14 juin.
  • 6 aout : procès de deux militants commémorant Hirohsima contre l’arme nucléaire ayant collé des autocollants sur des vitrines du local LR
  • 31 juillet : rafles violentes de migrants à Paris, plusieurs réfugiés placés en Centre de Rétention Administrative et pour d’autres remise d’Obligation de Quitter le Territoire Français.
  • 3 juillet : procès d’un salarié de Renault Guyancourt licencié pour avoir diffusé le film "Merci patron".
  • 12 juin : Meaux, poursuite de deux militants associatifs pour avoir mis à l’abri deux réfugiés.
  • 9 juin : Loïc de la Compagnie de Jolie Môme poursuivi pour occupation du siège du Medef.
  • 31 mai : un syndicaliste d’une filiale de RENAULT est licencié pour grève.
  • 18 mai : 6 inculpés dans la manifestation contre celle des policiers d’Alliance.
  • 29 avril : Bobigny, procès suite au blocage du port de Gennevilliers le 28 contre la loi El Khomri.
  • 5 avril : Levallois-Perret, 22 conseils de disciplines, auditions au commissariat, poursuites pour des dizaines de lycéens du lycée Léonard de Vinci pour leur lutte contre la loi travail.
  • 1er avril : lycée Voltaire, poursuite d’un lycéen pour dégradation volontaire.

 

Sans omettre les victimes de violences policières

  • 15 septembre : Laurent Théron de Sud Assistance Publique Hôpitaux de Paris a perdu l’usage de son œil lors de la manifestation contre la loi travail
  • 19 juillet : décès d’Adama Traoré, mort des suites de son arrestation par placage ventral.

 

 
"Pas de prisonniers politiques en France" […] Comment pourrait-il en être autrement dans le pays de la liberté ? Pourtant les interpellations, les perquisitions, les arrestations, se multiplient depuis quelques mois ; le pays de la liberté a la police la plus voyante du monde ; il n’est pas de jour où l’on ne lise dans la presse que les jeunes gens – toujours des jeunes – ont été condamnés pour des violences dont le sens nous demeure obscur. Il faut donc que la France soit submergée par une vague de délinquance : le gouvernement forge des lois pour nous défendre contre la nouvelle génération ; les tribunaux rendent des sentences de plus en plus sévères […]

Qui sont ces gens ? Des furieux ? Des ivrognes ? Et pourquoi s’obstinent-ils à battre des agents et à casser des carreaux ? Cela n’est point dit. Ni non plus pourquoi.

[Les] inculpés au cours de ces derniers mois […] sont en vérité des militants révolutionnaires arrêtés pour des motifs politiques. Le gouvernement, en effet, a un but précis : désorganiser les groupes gauchistes en emprisonnant le plus grand nombre possible de leurs militants […] En d’autres termes, il s’agit d’éviter à tout prix que se produise ce cauchemar des gouvernements autoritaires : un progrès politique.

[…] On nous demandait de dire toute la vérité. […]

Pour nous, toute la vérité, c’est la vérité tout entière. Et d’abord la faillite d’un ordre social qui impose une vie abjecte et parfois une mort atroce aux travailleurs recrutés à l’étranger, rejette les travailleurs vieillis et les condamne à une ignobles misère, contraint des millions de salariés à vendre leur force de travail pour le salaire minimum, oblige les ouvriers à maintenir des cadences arbitraires et souvent insupportables sous peine d’être licenciés, fait de l’usine un bagne, emprisonne les militants qui manifestent […].

Toute la vérité : cette oppression permanente suscite, par choc en retour, la violence populaire.

[…] Ce que le pouvoir veut cacher, c’est que les militants qu’il condamne ne sont pas des trublions isolés et que, choisissant délibérément l’illégalité – ce qui est tout simplement refuser la légalité bourgeoise -, ils expriment par leurs actes la violence du peuple.

Toute la vérité : le pouvoir, en s’attaquant à ces jeunes gens, vise à les couper des masses. […]

Quand il prétend défendre la liberté des citoyens – quelle liberté ? de quels citoyens ? – contre les folies de quelques énergumènes […] c’est, en vérité, à l’ensemble des travailleurs que sa répression s’étend. […] la bourgeoisie est en danger, elle se défend ; mais ceux qui veulent toute la vérité doivent exiger qu’elle éclate au tribunal même et que le procès intenté aux militants devienne le procès du régime. […] il faut que ce soit en accusateurs et non en défendeurs, pour dénoncer, en politiques, la politique répressive du pouvoir.
 


Article de Jean-Paul Sartre paru dans Le Monde du 27 mai 1970.

Actualités

Nouveau gouvernement : c’est sa politique régressive néolibérale que nous continuerons à combattre !

La nomination d’un nouveau gouvernement donne lieu à de nombreux commentaires, le choix des ministres supposant incarner l’orientation politique. D’expérience, les têtes ne changent souvent pas grand-chose sur le fond de la politique qui restera ultralibérale et autoritaire.

La Commune de Paris, 151 ans !

Plus que d’autres révolutions, la Commune de Paris a durablement marqué la conscience collective en France et dans le monde. Après une montée historique au mur des Fédérés 2021 (15000 personnes dans les rues entre République et le cimetière du Père Lachaise), nous rendons de nouveau hommage, 151 ans plus tard, à ceux qui se sont élancés à l’assaut du ciel.

Appel unitaire pour le 17 mai 2022, journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT)

Ce 17 mai, journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, est importante dans la lutte pour l’égalité et contre les discriminations. Après deux années de pandémie, les vies militantes associative et syndicale notamment pour les personnes LGBTQI+, reprennent enfin leur cours. Il est temps aussi de remettre leurs revendications en avant !

Un syndicalisme de lutte et de tranformation sociale, c’est quoi ?

Beaucoup confondent indépendance du syndicalisme par rapport aux partis politiques et apolitisme. En vérité, le fait que Solidaires se réclame d’un syndicalisme de transformation sociale montre bien que ses militant-e-s s’impliquent concrètement dans l’organisation de la cité, et cela procède à l’évidence d’un acte profondément politique et citoyen, cependant très éloigné des pratiques politiciennes dont le but et de conquérir le pouvoir.

1er mai : journée internationale des droits des travailleur·euses. Pour la Paix, les libertés et contre toutes régressions sociales !

En cette journée internationale des droits des travailleur.euses les unions régionales Ile-de- France CGT FO FSU Solidaires UNSA, avec les organisations UNEF, Voix lycéenne et MNL, tiennent à réaffirmer leur opposition résolue à toute forme de guerre dont elles constatent que ce sont toujours les travailleur.euses qui en payent le prix fort.

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