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Derrière un discours qui vise à séduire les salarié-es, le Front national reste le parti d’extrême droite qu’il a toujours été. Cette vidéo réalisée par le groupe de travail "Ripostes syndicales face à l’extrême droite" de Solidaires veut montrer que, fidèle à ses fondamentaux, le FN est du côté des patrons et que loin d’être contre le "système", il s’inscrit pleinement dans les recettes capitalistes et libérales qui font tant de ravages depuis des années partout dans le monde.
Bien sûr, la solidarité n'a jamais été inscrite dans aucun code comme un délit. Cependant, des militants associatifs qui ne font que venir en aide à des personnes en situation de très grande précarité, victimes de décisions dangereuses, violentes, voire inhumaines, se retrouvent aujourd’hui face à la justice.
Avec l’instauration de l’état d’urgence, et dans le contexte baptisé « crise migratoire », on assiste à une recrudescence de poursuites visant à empêcher l’expression de la solidarité envers migrants, réfugiés, Roms, sans-papiers... Au-delà, c’est le soutien à l’ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect, l’expression de la contestation des politiques menées qui est assimilée à de la rébellion et au trouble à l’ordre public.
La loi permet en effet de poursuivre les personnes qui viennent en aide aux « sans-papiers » , mais toutes sortes d’autres chefs d’accusation servent désormais à entraver toute action citoyenne qui s’oppose aux politiques mises en œuvre. L’ensemble de ces intimidations, poursuites, condamnations parfois, visent donc bien en fait ce qui constitue de nouvelles formes du « délit de solidarité ».
Dès 2009, les associations de défense des droits de l’Homme et de soutien aux étrangers avaient dénoncé le fait que le délit d’« aide à l’entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière », introduit à l’origine pour lutter contre ceux qui font commerce du trafic et de l’exploitation des étrangers, ait permis au fil du temps de sanctionner les « aidants » d’étrangers sans papiers, même agissant dans un but non lucratif. Si les peines prévues ne sont pas toujours appliquées, une telle réglementation a bien sûr un effet dissuasif sur celles et ceux qui refusent de se soumettre à des politiques hostiles aux étrangers.
La mobilisation associative, à l’époque, a abouti à plusieurs réformes successives, dont celle du 31 décembre 2012 qui a été présentée comme la « suppression » du délit de solidarité. Il n’en est rien ; la nouvelle rédaction des textes se contente de préciser et augmenter les cas d’exemption de poursuites. Outre l’aide apportée à des parents, est autorisée l’aide qui aura seulement visé à « assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger » ou à « préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ». Malgré tout, des personnes ayant manifesté leur solidarité avec des étrangers sans titre de séjour continuent d’être inquiétées - convocations à la police ou à la gendarmerie, gardes à vue, perquisitions, écoutes téléphoniques - voire poursuivies et parfois punies d’amende et emprisonnement.
Dans le même temps, des poursuites ont commencé d’être menées sur la base de textes sans rapport avec l’immigration.
Aujourd’hui, les motifs des poursuites se diversifient toujours plus. Tandis que les poursuites pour aide à l’entrée et au séjour ont repris de plus belle, de nouveaux chefs d’accusation sont utilisés pour condamner les actions solidaires :
Et, de plus en plus, le simple fait d’avoir voulu être témoin d’opérations de police, d’expulsions de bidonvilles, de rafles, peut conduire à une arrestation, sous couvert de rébellion ou de violences à agent.
Ces procédés d’intimidation doivent cesser. Nous affirmons la légitimité du droit de regard des citoyens et des citoyennes sur les pratiques de l’administration, de la justice ou de la police. Nous voulons que soient encouragé·e·s celles et ceux qui se montrent solidaires des personnes en situation de précarité sans se soucier de savoir si elles sont ou non en situation régulière quant au séjour. Nous refusons que les populations visées par des politiques ou des pratiques xénophobes soient privées de soutien. C’est l’avenir du principe même de solidarité qui est en jeu.
Nous vous appelons tous et toutes à vous joindre au combat que nous, organisations syndicales et associatives et comités de soutien informels, avons décidé d’engager ensemble, au sein du collectif que nous avons constitué.
Différents moyens de participer à la mobilisation du collectif
Apporter la signature d’une organisation (association, syndicat, collectif), pour rejoindre le collectif Écrire à contact@delinquantssolidaires.org Participer à la journée d’action le jeudi 9 février 2017 Rassemblements, prises de parole, formation de chaînes humaines pour proclamer que nous sommes tous « délinquants » et solidaire des étrangers… À Paris, un rassemblement sera organisé à 10 heures – le lieu, le type d’action et les intervenants seront précisés ultérieurement.
Être tenu⋅e au courant de l’activité du collectif Demander à être abonné⋅e à la liste de diffusion
Contribuer à la mobilisation, diffuser de l’info, des textes et photos d’actions de protestation #DélinquantsSolidaires en ciblant les messages (par ex. @Place_Beauvau ou @justice_gouv…) « Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors je suis un⋅e délinquant⋅e »
S’informer des cas de poursuites passés et en cours Voir le dossier sur le site du Gisti
Faire connaître au collectif des cas relevant, directement ou indirectement, du délit de solidarité Écrire à contact-delit-de-solidarite@gisti.org Attention : Il faut que l’intéressé⋅e soit d’accord pour que son cas soit mis en ligne, même anonymisé (de fait l’anonymat n’empêche pas de savoir de qui il s’agit…) ou bien que l’affaire ait déjà été médiatisée. Les faits essentiels doivent être présentés (circonstances, garde à vue, comparution, décisions…) et avérés. Joindre si possible tout document officiel.
https://www.facebook.com/events/1184684848316991/
Documents à télécharger :
Les pouvoirs publics n’ont "rien fait" pour que les élections professionnelles dans les toutes petites entreprises (TPE) "se passent bien", a estimé mardi l’Union syndicale Solidaires, alors que le scrutin a été marqué par une très faible participation.
Report des dates du scrutin, erreurs d’adresses qui ont empêché "près de 10% des électeurs de voter", manque de communication sur les enjeux de l’élection, refus des maires d’afficher des panneaux électoraux... : "les pouvoirs publics n’ont rien fait pour que ça marche. Ils ont fait le job a minima", a regretté Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, lors d’une conférence de presse.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui le pourront à manifester ce jour-ci à Paris... et partout ailleurs.
Fillon et le patronat qui préparent la guerre sociale et l’écrasement des salarié-e-s et des syndicats pour l’été 2017. Édifiant !
N’attendons pas qu’il soit trop tard, organisons nous, attaquons !
Une soixantaine d’actrices et d’acteurs du travail social se sont invité-es à la soirée de lancement de la nouvelle organisation patronale Nexem. Les militant-es mobilisé-es entendent défendre le social contre la vague libérale. Face à un parterre de patrons, nous leur avons rappelé qu’ils/elles devront nous trouver sur leur chemin en cas d’offensive contre les conventions collectives ou nos acquis sociaux. Nous appelons les profesionnel-les du travail social à multiplier les actions, les AG, les gréves et à intensifier les luttes !!!
A l’attaque !!!
#NexemNotWelcome #TouchePasAMaConvention #StopSocialBusiness #Egats
Ce camp humanitaire sera en vérité une plateforme de tri des migrants, « Ce camp est un palliatif à la rue, et surtout pas un hébergement de moyen terme », nous dit Mme Versini, adjointe à la Maire de Paris en charge des Solidarités. Les courts séjours ne pouvant excéder 10 jours « juste le temps pour chacun de se reposer et d’être orienté vers un dispositif correspondant à sa situation ». Les capacités d’accueil de ce premier camp sont de 400 hommes isolés, un second devrait ouvrir pour les femmes et les publics vulnérables.
L'association Emmaüs Solidarité gérera ce camp. Si l'embauche de 100 professionnels est annoncée, la chasse aux bénévoles est également ouverte... Le travail social est un métier, les bonnes volontés et bons sentiments ne font pas nécessairement le bon accompagnement. Quant aux professionnels recrutés, quelle sera leur mission exacte ? Seront-ils chargés de trier le bon réfugié du mauvais migrant économique ? Et si, du fait de l'embolisation du système de l'hébergement d'urgence (que nous dénonçons depuis des années) aucune solution n'est disponible après les 10 jours de séjour autorisés, les travailleurs sociaux devront-ils faire des ruptures « illégales » d'hébergement en « raccompagnant » les migrants à la rue ?
La 'solution divinatoire' de la Mairie de Paris selon les mots de Dominique Versini n'est pas adaptée à la réalité de la situation des exilés en Ile de France : 400 places alors que plus de 3000 personnes dorment régulièrement sur les campements aux abords de Stalingrad et Jaurès... 5 à 10 jours pour orienter vers les dispositifs adaptés alors que les demandeurs d'asile ne peuvent déposer leur demande avant de nombreuses semaines (faits pour lesquels le préfet de Paris a été condamné 136 fois ces derniers mois !).
Nous réclamons l'application des lois existantes : accueil de toutes les personnes à la rue et continuité de la prise en charge. Nous revendiquons des moyens et des conditions de travail en conséquence pour les travailleurs sociaux afin de mettre en œuvre des conditions d’accueil dignes pour toutes et tous !
A Sud Santé Sociaux et avec notre Union Syndicale Solidaires revendiquons :
Du 01/08/2016 au 31/10/2016 à Jaurès/Stalingrad/La Chapelle
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