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10 inspecteurs du travail à travers la France parlent à visage ouvert de ce qu’ils font et observent au quotidien, de leurs convictions profondes, de l’évolution de leur métier et de celle du monde du travail. Avec humour et passion, ils font part de leurs difficultés pour défendre l’ordre public social, une notion théorique qu’ils rendent concrète et incarnée.
Hier, mercredi 21 juin, aux alentours de 7h, l’ouverture du centre dit de « premier accueil » s’est une nouvelle fois déroulée dans un climat de violences.
Depuis des mois, porte de la Chapelle, devant ce camp, le comité d’accueil des exilés fuyant l’Afghanistan, la Syrie, le Soudan, l’Érythrée... est composé de CRS ou de gendarmes mobiles. Certains sont armés, d’autres tiennent des gazeuses à la main et tous sont positionnés derrière des barrières de protection.
A l’heure où le Front National enregistre une fois de plus des scores importants aux élections, à l’heure où le discours raciste et xénophobe se propage et à l’approche du procès de ses agresseurs, il est de notre devoir de manifester, encore une fois, notre colère.
Nous manifesterons pour rendre hommage à notre camarade, et affirmer l’actualité de ses combats. Mais ce combat contre l’extrême-droite ne se réduit pas à cette manifestation, il prend corps quotidiennement dans les luttes que nous menons. En portant un projet de transformation sociale, en se battant pour une éducation critique et ouverte à toutes et tous, pour un travail émancipateur, nous faisons reculer l’extrême droite.
En luttant contre les licenciements, les fermetures d’entreprises, et pour les droits des salarié-e-s, nous faisons reculer l’extrême-droite.
En développant la solidarité internationale avec les peuples qui luttent pour leur auto-détermination et contre le colonialisme, nous faisons reculer l’extrême-droite. En combattant encore et toujours le sexisme, le racisme, l’islamophobie, l’antisémitisme, l’homophobie, la transphobie, toutes les discriminations et système d’oppression, nous faisons reculer l’extrême-droite.
En nous organisant pour faire vivre notre arme la plus puissante, la solidarité, nous faisons reculer l’extrême-droite. Nous appelons donc toutes celles et ceux qui partagent les valeurs du progrès et de la justice sociale à nous rejoindre lors de la journée de mobilisation et d’hommage à Clément et ses combats.
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S’il se dit “soulagé” par la défaite de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, le délégué général “fonction publique” du syndicat Solidaires voit dans le programme d’Emmanuel Macron en direction de la fonction publique “une continuation accélérée du programme de François Hollande et même de Nicolas Sarkozy” : “Volonté de dématérialisation totale, individualisation…”
A l’attention de Madame Myriam El Khomri, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et de Madame Clotilde Valter, Secrétaire d’état à la Formation professionnelle et à l’apprentissage
Mesdames,
Nous avons bien reçu votre invitation à « partager un moment convivial, à l’occasion de la fin du quinquennat, le mercredi 10 mai à 19h ».
Nous ne serons pas présent-es à cette rencontre. Vous comprendrez aisément que pour l’Union syndicale Solidaires, la période n’est guère propice aux moments de convivialité, quelques jours à peine après l’élection d’Emmanuel Macron et la présence au second tour de l’extrême droite qui sort dangereusement renforcée de ce quinquennat. Notre temps est déjà consacré à la préparation des indispensables ripostes que nous devrons mettre en place.
Avec les remises en cause du droit du travail notamment par le passage en force de la « loi Travail », les attaques contre la protection sociale et les services publics, la poursuite des politiques européennes d’austérité et de libre échange, ce quinquennat a conduit à l’exaspération sociale et au renforcement de l’extrême droite. Il n’est donc pas question pour nous de venir célébrer un bilan aussi calamiteux pour les droits sociaux et la démocratie.
Pour autant, si vous pensez utile qu’un bilan soit tiré de ce quinquennat, et en ce qui vous concerne directement, du ministère du travail, de nombreux-euses militant-es de l’Union syndicale Solidaires peuvent apporter leur contribution.
Nous pensons, par exemple, à Laurent Théron, mutilé par la police lors des manifestations contre la loi travail ou à Yann Le Merrer, fonctionnaire révoqué pour fait syndical, à nos camarades de Solidaires à Rennes espionné-es par les services de police ou à toutes celles et ceux qui ont encore reçu ces jours derniers des interdictions de manifester.
Plus largement vous pourriez aussi entendre Laura Pfeiffer sanctionnée par la justice pour avoir fait son travail d’inspectrice du travail, les syndicalistes d’Air France ou de Good Year poursuivis et condamnés par la justice ou tou-tes ces salarié-es qui renoncent aujourd’hui à faire reconnaître leurs droits devant les prud’hommes devenus inaccessibles à moins que vous ne préfériez entendre les médecins du travail poursuivi-es par les employeurs...
Bien sûr, si cela ne correspondait pas à votre attente, de nombreux-euses autres militant-es peuvent vous faire part de leur bilan de ces 5 dernières années, qu’il s’agisse de camarades victimes de « plans sociaux » validés par vos services, de camarades victimes de la répression anti-syndicale et parfois licencié-es de leur entreprise pour cela, de victimes de maladies professionnelles, de camarades obligé-es de travailler le dimanche ou la nuit pour le plus grand profit des actionnaires…
Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l’État Français, aux mains de ceux que l’on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c’est l’impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L’acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c’est la même histoire.
La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s’est accentuée sous le régime de l’état d’urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n’est plus la police qui s’adapte à la loi, c’est la loi qui s’adapte à la police… Et nous sommes loin d’être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d’État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires…À cela s’ajoute la guerre sociale qu’ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu’ici protégées.
Les attentats terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l’arsenal sécuritaire alors qu’ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l’étranger. L’État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu’il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l’occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C’est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C’est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l’ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s’organiser contre l’État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.
Nous sommes tous concernés !
La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.
Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier ci-dessous) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris.Contre la hogra, contre l’humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.
Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.
Rejoignez la campagne : zerofossile.org/louvre
Dimanche 5 mars au matin, près de 40 membres du collectif Libérons le Louvre ont effectué une performance dans le musée du Louvre, pour dénoncer le partenariat entre Total et le Louvre. La compagnie pétrolière est en effet l’un des mécènes du musée.
Vêtus de noir, ils se sont réunis au pied de la Victoire de Samothrace. Puis ils ont enlevés leurs châles, vestes et gilets noirs qu’ils ont lentement déposés sur les marches de l’escalier qui descend depuis la base de la statue, « formant ainsi une marée noire symbolique coulant vers les galeries du musée sponsorisées par Total ».
Les inégalités augmentent, le chômage, la précarité et la pauvreté touchent de plus en plus de personnes, en particulier les femmes et les jeunes. L’explosion de la richesse de quelques-uns se fait au détriment de toutes et tous. Islamophobie, antisémitisme, négrophobie, rromophobie… les diverses formes du racisme gangrènent notre société ; les droits des femmes sont attaqués ; les droits des salarié.es, la protection sociale, les services publics déjà affaiblis, sont menacés dans leurs fondements ; le vivre ensemble se délite ; l’état d’urgence devient un état permanent ; et les enjeux écologiques sont remisés au second plan. Au contraire, notre société a besoin de plus de justice et d’égalité, d’une profonde transition écologique avec une réelle égalité des droits pour toutes et tous.
La justice fiscale et la fin de l’impunité d’une minorité permettraient de favoriser des services publics de qualité accessibles sur tout le territoire, des investissements pour nos quartiers et les zones rurales délaissées, un logement digne pour chacun.e, la création de centaine de milliers d’emplois de qualité liés notamment à la transition écologique, la garantie d’une protection sociale de haut niveau.
Dès maintenant, nous construisons un espace commun pour permettre le débat citoyen et l’appropriation par toutes et tous des vrais enjeux auxquels la majorité de la population est confrontée. Nous voulons expertiser et déconstruire, dans les prochains mois, les contre-vérités qui polluent déjà le débat politique.
Le mouvement contre la loi travail, des mobilisations syndicales à « Nuit debout », ont démontré que les résistances persistent dans ce pays, malgré la répression et les violences policières. Les luttes et les grèves n’ont pas disparu. De multiples initiatives d’accueil et de solidarité auprès des réfugié.es existent dans notre pays, à l’encontre des discours de haine et de rejet développés par certain.es. Les énergies sont disponibles dans notre société pour porter l’espoir de progrès sociaux et d’une société juste et égalitaire. Pour faire vivre ces résistances et nos alternatives, notre espace favorisera les convergences et l’action, dans le respect des modes et des choix d’intervention de chacune de nos organisations.
Premiers signataires : AC, Amélior (les biffins), APEIS, ATTAC, CEDETIM, CNT SO, Comité Vérité Justice Ali Ziri, Compagnie Jolie Môme, Confédération Paysanne, Convergence Services Publics, Coordination Sans Papiers 75, COPAF, CRLDHT, DAL, Droits Devant !!, FASTI, Fondation Copernic, FSU, Les Effrontées, FTCR, Les jours heureux, MRAP, MNCP, Pas sans nous, Planning Familial, ReAct, Sortir du Colonialisme, Syndicat de la Magistrature, Syndicollectif, Union syndicale Solidaires, Solidaires Finances Publiques, SUD Education, SUD Ptt, SUD Santé-Sociaux, UTAC, UTOPIA, VISA…
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